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Cinécure est historiquement lié aux émissions radio consacrées au cinéma par Charles De Clercq sur RCF. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

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Warner Home Video
True Detective, saison III
disponible en coffret, Blu-ray™ et en DVD depuis le 4 septembre.
Article mis en ligne le 7 septembre 2019
dernière modification le 10 septembre 2019

par Charles De Clercq

Présentation par Warner : La troisième saison de True Detective, la série à succès de HBO®, nous emmène dans la région inhospitalière des Ozarks, dans l’Arkansas. A travers chaque épisode, construit sur une triple temporalité, nous suivons de deux détectives enquêtant sur une disparition mystérieuse et particulièrement macabre. Cette nouvelle saison de haute volée a été récemment nommée pour 9 Emmy Awards.

L’acteur doublement oscarisé Mahershala Ali (’Green Book’, ’Moonlight’, ’House of Cards’) excelle dans le rôle de Waynes Hays, inspecteur de police et vétéran de la Guerre du Vietnam, qui enquête avec son co-équipier sur la disparition de deux enfants. Aux côtés d’Ali, Carmen Ejogo (’Les Animaux Fantastiques : Les Crimes de Grindelwald’ , ’Selma’), Stephen Dorff (’Somewhere’) et Ray Fisher (’Justice League’) complètent ce casting cinq étoiles dans cette série de Nic Pizzolatto.

La troisième saison de True Detective est disponible en coffret, Blu-ray™ et en DVD à partir du 4 septembre.

Synopsis : Mahershala Ali, lauréat d’un Oscar® et d’un Golden Globe®, incarne un détective à la retraite, hanté depuis 35 ans par une affaire impliquant la disparition de deux enfants à West Finger, dans l’Arkansas.

BONUS

  • Designing The Decades
  • A Conversation with Nic Pizzolatto and T Bone Burnett
  • Finale Extended Cut
  • Bonus Footage

Le test de Cinécure

Comme annoncé sur les antennes de RCF en Belgique depuis mercredi, la troisième saison de True Detective est disponible. La première avait apporté un souffle nouveau sur l’univers des séries en 2015, à tel point qu’un an plus tard la deuxième a déçu. A tort ou à raison ? Probablement à raison tant le niveau de la première était au top. Occasion peut-être après la seconde (qui devient donc la deuxième), de prendre le temps de réfléchir. Le concept était intéressant : mettre ensemble deux enquêteurs que tout semble opposer (sans verser dans une caricature de budy movie) en revisitant, relisant une enquête passée, classée, mais qu’un événement oblige à rouvrir.

Etait-il possible de faire de même pour cette série, la revister, revenir au passé, de le relire et de proposer quelque chose de neuf ? Au vu de cette troisième saison : oui, sans conteste ! Et cela tient à la fois au scénario, à l’intrigue, à la réalisation, la musique, les images. On est proche de la perfection. Ce serait faire injure que de dévoiler le déroulement de la série qui devient rapidement addictive.

Première surprise, la série se déroule sur trois périodes, en 1980, au moment de la disparition d’enfants ; en 1990, lors d’un rebondissement qui oblige à rouvrir une enquête et, enfin, en 2015, à l’occasion d’un documentaire, où Wayne Hays — alors policier retraité — se remémore celle-ci. Mais ces trois épisodes ne sont pas successifs au cours de la saison : ils s’intègrent et s’entremêlent tout au long de chaque épisode. Sans trop spoiler, l’on peut dire qu’outre l’enquête, il s’agit d’abord de faire mémoire (et l’on comprendra ici qu’il s’agit d’un mot clé employé à plusieurs niveaux sémantiques !). A tel point que la série est addictive, totalement, et que si certains la visionnent en trois soirées, d’autres y consacreront un WE, voir un samedi, un dimanche ou une nuit. C’est addictif parce que c’est bien construit : pas de chausse-trape, de piège, de retournement de situation plus ou moins farfelu, de lapin que l’on sort d’un chapeau. Les créateurs respectent leur œuvre et plus encore le spectateur.

Plus étonnant encore, ce sont les mêmes acteurs qui jouent leur rôle dix ans et trente-cinq ans après la disparition. L’on suppose que les différentes scènes temporelles ont été coordonnées pour gérer les décors, les couleurs (celles-ci sont différentes d’une période à l’autre) mais surtout le travail de maquillage et de prothèse des acteurs qui devait prendre des heures (un bonus montre rapidement quelques étapes en timelapse). Un travail de qualité impressionnante, car le rendu à l’écran est criant de véracité !

Outre les qualités indéniables de la série en tant que telle, où les relations entre les protagonistes, leur évolution, leurs fragilités sont plus importantes que l’enquête et les énigmes qu’elle pose, il faut ici relever la qualité technique du Bluray : tant sur le plan des images que du son. C’est bluffant. Testées sur une installation de Home cinéma de haut niveau, en upscaling 4K, les images étaient parfaites, il faut oser le mot. Et le son à l’avenant. Sans entrer trop dans les détails techniques, quand l’on passe un Bluray sur grand écran les défauts se voient très vite : moirages, scintillements, fourmillements... Rien de tout cela ici. On pourrait penser que c’est un Bluray 4K. Impressionnant ! Le son est à l’avenant et en particulier la musique en adéquation avec la série : une musique qui transmet ce que ressentent les protagonistes et non pas ce que l’on veut que le spectateur ressente ! On ne joue ni avec son cœur, ni ses oreilles, ni ses yeux ! Il semblait bon de le signaler. Images et bande-son aident à entrer dans le temps de chaque période : 1980, 1990, 2015 ! Et cela dès le générique qui est sublime ! Un générique que l’on n’a pas envie de zapper. Enfin, le BR a été testé également sur un téléviseur 4K et c’est tout aussi parfait. N’empêche, l’on pourrait conseiller aux vendeurs d’installations Home Cinéma de prendre ce coffret Bluray comme disque de test.

Dernière chose : les bonus. Ils sont peu nombreux et c’est peut-être cela qui a laissé de la place à la série sans devoir trop la compresser. Toutefois, il faut conseiller au spectateur de ne pas regarder « Designing The Decades » (sur le premier disque) avant d’avoir terminé la série. C’est que sans véritablement spoiler on en dit beaucoup trop. De même que pour le dialogue entre Nic Pizzolatto et T Bone Burnett au sujet de la musique du film. Les scènes coupées n’apportent rien de plus et on comprend qu’elles aient été coupées. Enfin, l’on n’a pas eu le temps de visionner le bonus d’un épisode en version longue sur le troisième disque.

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