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CINECURE
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Cinécure est un site appartenant à Charles Declercq et est consacré à ses critiques cinéma, interviews. Si celui-ci produit des émissions consacrées au cinéma sur la radio RCF Bruxelles, celle-ci n’est aucune responsable du site ou de ses contenus et aucun lin contractuel ne les relie. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

George Miller
Three Thousand Years Of Longing (Trois mille ans à t’attendre)
Date de sortie : 14/09/2022
Article mis en ligne le 14 septembre 2022

par Charles De Clercq

Synopsis : Lorsqu’une érudite britannique invoque un djinn à Istanbul à l’aide d’une antique fiole magique, elle obtient trois vœux en échange de sa liberté. Des années d’apathie et d’isolement l’amènent à douter de ses souhaits, jusqu’à ce que le djinn, au travers de ses histoires, réveille en elle un profond désir, celui d’être aimée.

Avec : Tilda Swinton, Idris Elba, Pia Thunderbolt

Une fois n’est pas coutume, je vais écrire cette courte critique à la première personne ! J’attendais beaucoup de ce film, parce qu’il est réalisé par celui qui nous avait offert Mad Max, mais plus encore, par le thème proposé, l’exaucement de vœux par un génie. En effet, ce sujet m’intéresse beaucoup à tel point qu’il était présent dans un travail de fin d’année que j’avais réalisé lorsque j’étais séminariste : Inexaucement de la prière par Dieu. Exaucement de la prière par « Satan » ! Plus exactement, je pensais que la seule caractéristique d’une prière était d’être inexaucée. Je me situais ainsi sur un des versants d’une sensibilité religieuse contemporaine qui posait que Dieu ne pouvait pas intervenir dans le cours de l’histoire humaine. Je ne vais pas développer ici la thématique religieuse, mais me référer à quelques thèmes que j’avais développés, notamment la référence à un proverbe arabe qui disait que « Dieu exauce la prière de ceux qu’il veut punir » et aussi la référence aux fameux trois vœux censés être exaucés par des génies ou des djinns. En effet, bien souvent, au-delà de la fantaisie apparait souvent dans ces histoires, le fait que ces vœux se retournent souvent contre ceux qui les ont formulés. Pour information, le rapport à Satan se référait au Faust de Goethe où l’on découvre que si Méphistophélès exauce bien les vœux de Faust (comme un génie le ferait), celui-ci est de plus en plus malheureux malgré le fait que ses demandes soient exaucées.

Dans une certaine mesure, ces thèmes sont abordés dans le film, lors des premiers échanges entre Alithea et le djinn. En effet, celui-ci fait part à celle dont il est censé réaliser les désirs que certains vœux ne peuvent être formulés car ils pourraient avoir des effets paradoxaux ou autre (ainsi on ne peut demander comme vœu d’en avoir plus de trois). Le film vire alors dans une sorte de variation sur les "mille et une nuit’ où le djinn (se) raconte sa longue histoire à Alithea. Occasion pour George Miller d’en mettre plein la vue avec force effets spéciaux et personnages hauts en couleur et en histoires... pour arriver à une improbable histoire d’amour, si longtemps attendue (trois millénaires donc !) et contrariées par les ondes hertziennes générées par la modernité. Pourquoi pas, mais je dois avouer que le génie n’est pas sorti de sa lampe pour moi. Je me retrouve bien dans ce qu’écrit (beaucoup mieux que moi) le collectif Des Nouvelles du Front cinématographique sur le site Le Rayon Vert (la revue du cinéma). Bien sûr, comme toujours, n’hésitez pas à consulter des critiques qui seraient plus positives !



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