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Les critiques de Julien Brnl
The Darkest Minds : Rébellion
Réalisateur(s) : Jennifer Yuh Nelson
Article mis en ligne le 11 août 2018
dernière modification le 12 août 2018

par Julien Brnl
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Dans la même veine que la saga « Hunger Games » et « Divergent », « Darkest Minds : Rébellion » peine à imposer son univers au regard de ce qui a déjà été vu. Malgré une certaine efficacité, ce récit calibré arrive ainsi bien trop tard. S’il fallait donc lui octroyer une couleur, ce serait le vert... 10/20

➡ Vu au cinéma Acinapolis Jambes - Sortie du film le 08 août 2018

Signe(s) particulier(s) :

  • premier film en prises de vues réelles pour la réalisatrice Jennifer Yuh Nelson, elle à qui l’on doit « Kung Fu Panda 2 » et sa suite (coréalisée avec Alessandro Carloni) ;
  • adaptation du roman à succès d’Alexandre Bracken, et plus précisément du premier tome de la trilogie, intitulé « Les Insoumis ».

Résumé : Dans un futur proche, les adolescents ont été décimés par un virus inconnu. Les survivants, dotés de pouvoirs psychiques incontrôlables, sont classés par couleur en fonction du danger qu’ils représentent pour la société, et parqués dans des camps. Ruby, l’une des plus puissantes d’entre eux, parvient à s’en échapper pour rejoindre un groupe de jeunes en fuite à la recherche d’un refuge. Rapidement, cette nouvelle « famille » réalise que fuir ne suffira pas dans un monde où les adultes au pouvoir les ont trahis. Ils vont mener une rébellion, unissant leurs pouvoirs pour reprendre le contrôle de leur avenir.

La critique

Maintenant que de nombreuses sagas à succès pour adolescents adaptées de bouquins sont terminées, il faut bien trouver un successeur pour relancer la machine à monnaie... Et c’est sur la trilogie dystopique d’Alexandre Bracken « The Darkest Minds » publiée en 2013 que les dés ont été jetés. Située dans un futur proche, cette histoire raconte celle d’adolescents décimés par un virus inconnu. Les survivants, parqués dans des camps, sont dotés de pouvoirs psychiques, et classés par couleurs en fonction du danger qu’ils représentent. D’ailleurs, leurs yeux s’illuminent par la couleur (vert, bleu, jaune, orange et rouge, par ordre de puissance) qui caractérise leur niveau de pouvoir, lorsqu’ils s’en servent. Ruby, après être parvenue durant quelques années à se faire passer pour une Verte (donc inoffensive), alors qu’elle est Orange, réussi à s’enfuir de son camp alors qu’on s’apprêtait à l’éliminer (tout comme n’importe quel rouge, autrement dit ceux qui représentent une menace pour les adultes). Tout d’abord livrée à elle-même, elle rejoindra très vite un groupe d’autres adolescents, à la recherche d’un sanctuaire où leurs semblables vivent en harmonie, à l’abris des adultes... Mais pour combien de temps ?

Dans son genre, « Darkest Minds : Rébellion » ne sort pas bien loin des sentiers battus. Au travers de son périple, Ruby apprendra à trouver sa place, à faire face à des dangers qu’elle n’aurait pu imaginer, ou encore à prendre confiance en elle, et surtout en autrui, tandis qu’on n’avait eu de cesse, jusque-là, de la réprimer pour ce qu’elle est. Avec trois amis rencontrés en chemin (Liam, Chubs, et Zu, deux Bleu et une Jaune), elle fera face à une grande menace pour sa liberté, et cela peu en importe le prix, elle qui possède un pouvoir d’effacement de mémoire extrêmement convoité...

Entre quête initiatique, premier amour, et sacrifice de sa personne, ce premier opus d’une trilogie dont on ne verra sans doute jamais la suite sur grand écran (étant donné son échec monstrueux au box-office américain) est efficace dans son genre, à défaut d’original. Il plaira sans grands efforts aux jeunes ciblés par ses propos, tandis qu’il faut lui reconnaître quelques bons effets numériques malgré un budget restreint, et surtout de jeunes acteurs plutôt prometteurs.



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