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Cinécure est historiquement lié aux émissions radio consacrées au cinéma par Charles De Clercq sur RCF. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

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Les critiques de Julien Brnl
Paddington Movie 2
Réalisateur : Paul King
Article mis en ligne le 18 décembre 2017
dernière modification le 5 août 2018

par Julien Brnl

➡ Vu au cinéma Caméo des Grignoux - Sortie du film le 06 décembre 2017

Signe(s) particulier(s) :

  • « Paddington » est né sous la plume de Michael Bond, disparu en juin dernier à l’âge de 91 ans, soit cinq mois après la parution de son ultime ouvrage « Paddington’s Finest Hour » ;
  • pour les besoins de son personnage égocentrique (qui décore sa maison de ses propres portraits), l’équipe du film a demandé à l’acteur Hugh Grant d’amener ses propres auto-portraits, alors réalisés par des fans.

Résumé : Paddington coule des jours heureux chez les Brown, sa famille d’adoption, dans un quartier paisible de Londres, où il est apprécié de tous. Alors qu’il recherche un cadeau exceptionnel pour les cent ans de sa tante adorée, il repère un magnifique livre animé, très ancien, chez un antiquaire. Pas de temps à perdre : il enchaîne les petits boulots pour pouvoir l’acheter ! Mais lorsque le précieux ouvrage est volé, Paddington est accusé à tort et incarcéré. Convaincus de son innocence, les Brown se lancent dans une enquête pour retrouver le coupable…

La critique

Vous reprendrez bien un peu de marmelade ? Trois ans après la première escapade, sur grand écran, de l’ours britannique amateur (inconditionnel) de marmelade (bien sûr), le voilà qu’il revient au cinéma pour le plus grand bonheur des familles, dans une aventure qui va encore plus loin que l’original en termes d’ambition visuelle animée, tout en nous permettant de passer encore un peu plus de temps en compagnie de cet irrésistible personnage. Pari gagné !

Quand on sait ô combien Paddington est un ours intègre et attendrissant, le voir ici se mettre au boulot, et être victime d’une injustice totale, fait palpiter en nous notre part de compassion et d’amusement envers les péripéties (non méritées) vécues par ce petit être si attachant, d’autant plus que ces prétextes lui serviront, évidemment, à évoluer, même dans des endroits, à priori, en incompatibilité avec sa personnalité.
Or, alors que rien ne résiste à la tornade de bienveillance que dégage cet ours (ni même les locataires d’une prison), on ne peut que saluer le travail des deux scénaristes (Paul King et Simon Farnaby), qui ont réussi à infuser « l’effet Paddington » à tous ceux qui approchent l’ours, et donc à l’intrigue, qui réserve son lot de rencontres inconcevables, et de situations humoristiques relatives à son caractère innocent. Malgré cela, le squelette scénaristique reste toutefois moins intéressant, puisque Paddington se retrouve ici au cœur d’un scandale lié à la disparition d’un livre « pop-up » (qu’il souhaitait offrir à sa tante Lucy pour ses 100 ans), et pour laquelle il sera accusé, à tord, du vol. Bien aidé par ses nouvelles rencontres et les Brown, Paddington cherchera alors à réparer la justice, en récupérant le livre des mains du véritable voleur... Ce n’est donc pas dans ses enjeux que le film tire ses forces, mais bien dans la mise en place de ceux-ci.

Ce livre, d’ailleurs, est source d’une sublime séquence dans le film, destinée initialement pour le premier film, mais finalement abandonnée pour raison de budget. Il s’agit donc d’un pop-up, soit un livre contenant des mécanismes développant des volumes. Dans cette suite, on découvre, virtuellement, Paddington faire visiter à sa tante d’importants monuments londoniens, tous deux étant alors projetés au détour des pages du livre, qui se tournent, et dressent ainsi des décors impressionnants, dans un style si particulier et si singulier qu’on aurait bien envie que les pages ne s’arrêtent jamais de tourner ! Tout simplement d’une beauté et d’une technicité imparable. Aussi, l’ours et ses émotions sont si bien rendues qu’on a bien l’impression qu’il ne s’agit plus là d’images de synthèse... C’est pour dire !
Paddington n’est pourtant pas la seule attraction du film, puisqu’un certain Hugh Grant y tient un rôle tout aussi prépondérant en termes de divertissement, étant donné qu’il y interprète Phoenix Buchanan, une ancienne gloire londonienne antipathique, vaniteuse, pour laquelle il ose se travestir, et se moquer, avec beaucoup de dérision, de sa propre (ex-)image. Bref, on rigole tellement de ses manières qu’on en oublie presque qu’il est méchant ! Le reste du casting n’est pas à oublier, en commençant par les interprètes de la famille Brown, Hugh Bonneville et Sally Hawkins en tête, ainsi que Jim Broadbent ou Peter Capaldi (reprenant également leur personnage), ainsi qu’un excellentissime Brendan Gleeson, dans la peau de « Knuckles » McGinty, détenu et cuistot de prison assez farouche, qu’il ne faut pas chercher contredire (fous rires garantis), mais qui passera quand même dans les mailles du filet de la personnalité de Paddington.

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Bande-annonce :

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