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CINECURE est le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour les radios RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Les critiques de Julien Brnl
Wonder
Réalisateur : Stephen Chbosky
Article mis en ligne le 2 janvier 2018
dernière modification le 5 août 2018

par Julien Brnl
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Grâce à une mise en scène reflétant la personnalité de son héros, tout en faisant vivre l’ensemble de son casting, « Wonder » se révèle être un « feel good movie » optimiste, inhérent au genre, faisant la part belle aux bons sentiments, qui ne tâchent cependant pas. Une jolie leçon de courage. 13/20

➡ Vu au cinéma Caméo des Grignoux - Sortie du film le 27 décembre 2017

Signe(s) particulier(s) :

  • adaptation du roman du même nom de R.J. Palacio paru en 2013, inspiré par une rencontre de l’écrivain avec un enfant qui souffrait de malformation cranio-faciale ;
  • seconde réalisation de Stephen Chbosky, après l’adaptation de son roman « Pas raccord », sous le titre « Le Monde de Charlie » (« The Perks of Being a Wallflower » en VO), paru en 1999 ;
  • le jeune héros du film souffre du syndrome de Treacher-Collins, provoqué par la mutation d’un seul gêne, d’où plusieurs organisations comme MyFace et la Children’s Craniofacial Association ont collaboré au film, en y voyant une belle opportunité de sensibiliser l’opinion publique à cette pathologie ;
  • avec l’autorisation de Lucasfilm et Disney, Chewbacca et Palpatine apparaissent dans le film, étant donné qu’August Pullman est fan de « Star Wars ».

Résumé : August Pullman est un petit garçon né avec une malformation du visage qui l’a empêché jusqu’à présent d’aller normalement à l’école. Aujourd’hui, il rentre en CM2 à l’école de son quartier. C’est le début d’une aventure humaine hors du commun. Chacun, dans sa famille, parmi ses nouveaux camarades de classe, et dans la ville tout entière, va être confronté à ses propres limites, à sa générosité de cœur ou à son étroitesse d’esprit. L’aventure extraordinaire d’Auggie finira par unir les gens autour de lui.

La critique

Le public américain ne s’est pas trompé en transformant ce succès littéraire de R.J. Palacio en carton cinématographique. Bien installé dans les mains du réalisateur du « Monde de Charlie », Stephen Chbosky, « Wonder » est un drame familial autour de l’handicap physique d’un jeune enfant, la veille de sa première rentrée des classes.
Le piège avec ce type de film, c’est de tomber facilement dans le larmoyant, ce qu’il évite ici. Certes, il y est question avant tout du quotidien d’August (des premiers jours très difficiles à l’école jusqu’à la reconnaissance de son immense courage), mais le scénario laisse aussi de la place à sa famille (et à ses premiers amis) et à leurs manières de vivre aussi cette première rentrée tant redoutée, quand on sait combien les jeunes enfants n’ont pas encore de filtre entre eux, et encore moins lorsque l’un d’eux est différent. Ainsi, le réalisateur et co-scénariste, en restant fidèle au roman, filme les premières aventures d’August (Auggie pour les intimes) en oxygénant son récit de mini points de vue des protagonistes de cette histoire, tout en la personnalisant de tout ce qui donne à ce jeune garçon son caractère exceptionnel, lui qui se rêve astronaute, tout en étant fan de « Star Wars ». Dès lors, pour donner vie à ses particularités, le film présentent quelques envolées oniriques, à travers desquelles Auggie déambule dans les couloirs de son école, ou saute sur son lit, vêtu d’une combinaison de cosmonaute, tandis qu’il croise quotidiennement, à l’école, Chewbacca ! D’ailleurs, des caméras à très haute vitesse ont été utilisées pour simuler ses mouvements en apesanteur. En parallèle à ce rêve et cette passion qui lui permettent de s’évader de son quotidien (d’ailleurs Auggie arbore un casque sur sa tête pour se sentir à l’abri du regard des autres), Stephen Chbosky donne ainsi à son adaptation toute l’innocence, la rêverie et le regard d’un enfant de l’âge d’Auggie, et ne s’apitoie donc pas sur handicap.

Évidemment, le film ne passe à côté de beaux messages servis sur un plateau d’argent autour de thèmes sociétaux plus que d’actualité, tels que la tolérance, le harcèlement, mais surtout la force de l’amour, du partage, du courage. Dans son ensemble, c’est même un peu trop lise pour sortir du lot.

Si ce n’est l’écriture facile des parents du jeune garçon, interprétés par Julia Roberts (dévouée, l’œil mouillé, tandis que les rides sont bien là) et Owen Wilson (très peu caractérisé), le jeu de Jacob Tremblay (« Room ») tire son épingle du jeu, avec retenue et profondeur, ce qui est assez étonant pour son jeune âge, bien qu’il soit assez bien dirigé, lui qui a subit près d’une heure et demi de maquillage par jour de tournage (complété par effets visuels), supervisé par Arjen Tuiten, à qui l’on doit notamment la métamorphose d’Angelina Jolie dans « Maléfique ».

Diaporama

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Copyright : Lionsgate / Metropolitan FilmExport / Copyright Studiocanal GmbH / Dale Robinette

Bande-annonce :

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