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CINECURE
L’actualité du cinéma sur RCF

CINECURE pas un blog mais le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour la radio RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Gabriele Mainetti
Lo chiamavano Jeeg Robot (They Call Me Jeeg Robot)
Sortie unique à Flagey le 20 juin 2016 (BRFF 2016) et le 3/05/17 en France
Article mis en ligne le 21 juin 2016

par Charles De Clercq
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Ce film a ravi le public italien. Hélas, pas de cotation :
les sous-titres étaient très mal traduits et incompréhensibles !

Présentation BRFF : Après Superman, Batman, Iron man, arrive sur le devant de la scène un nouveau superhéros. Mais cette fois, il apparaît en Italie et a des aspirations pour le moins originales. Enzo Ceccotti, un homme solitaire et grognon des quartiers pauvres de Rome, tombe accidentellement dans le Tibre où il va presque se noyer dans des substances toxiques. Il se rend compte plus tard qu’il a acquis une force surhumaine. Dans un premier temps, il ne pense absolument pas à sauver le monde comme tous les superhéros. Il désire juste s’acheter des vidéos pornos et des yougourts. Mais grâce à la belle et quelque peu perturbée Alessia, il découvre le plaisir d’avoir des amis, d’être généreux et de protéger le monde des méchants. Un film drôle, rythmé, original, à ne rater sous aucun prétexte.

Acteurs : Claudio Santamaria, Luca Marinelli, Ilenia Pastorelli, Stefano Ambrogi.

Le film a gagné sept David de Donatello, a été sélectionné dans de nombreux festivals européens, et a reçu de nombreuses critiques très positives tant du public que de la presse. Autant dire que nous étions partants pour cette unique projection à Flagey dans le cadre d’une soirée italienne. Il avait débuté au cinéma dans La Solitude des nombres premiers (La solitudine dei numeri primi) de Saverio Costanzo (2010).

Et ce premier long métrage Gabriele Mainetti de « parle » aux Italiens à entendre les nombreux rires dans la salle comble et comblée. C’est qu’il s’agit de l’adaptation d’un anime, Kōtetsu Jīgu (en) de Gō Nagai, que nous ne connaissons pas. Outre cela, certaines répliques (ou chants) ont fait réagir la salle parce que les situations et/ou acteurs devaient être signifiants pour les spectateurs de nationalité et/ou langue italienne. L’acteur Claudio Santamaria habite le rôle du héros ou plutôt du antihéros. Quadragénaire enrobé, il n’entre pas dans les canons esthétiques du héros. Il n’en a pas non plus les codes éthiques. Face à lui, Luca Marinelli joue le rôle de l’antagoniste. Il habite son rôle de façon hallucinante et a obtenu le David di Donatello du meilleur acteur dans un second rôle.

Relecture déjantée et au second degré des films de héros, le plaisir aurait dû être au rendez-vous à Flagey. Plaisir coupable et assumé... hélas, ce fut le déplaisir qui a été de mise. Non pas la faute au film, car il a plu au public italien majoritaire et majoritairement apprécié. Non, la faute aux sous-titres. Nous avons eu l’occasion d’interviewer une « sous-titreuse » (même si elle elle n’aime pas ce terme et préfère parler d’adaptatrice de dialogues) et de découvrir l’importance et les difficultés du sous-titrage sur le plan des contraintes techniques et du sens.

Les festivals font appel à des bénévoles pour sous-titrer les films, parfois ou souvent dans des écoles de langue ou d’interprétariat. Ici, nous ne savons pas qui a traduit (nous ne sommes pas resté pour le générique) mais nous espérons pour lui ou elle que son nom n’apparaisse pas sauf pour être oublié des cinéphiles et/ou des futurs employeurs (surtout si c’est dans le milieu diplomatique ou d’affaire). C’est que de notre expérience de cinéphile, participant à de nombreux festivals, nous avons vu le plus mauvais des sous-titrages ! Palme d’or des sous-titres avec un nombre incroyable de fautes d’usage, de grammaire, de conjugaison ! Et cela ne dérangeait pas encore outre mesure (il semble bien que l’on doive s’y habituer ; Nous gageons que l’on peut retrouver de nombreuses fautes dans nos articles !). En revanche, nombre d’expressions idiomatiques étaient traduites littéralement, mot à mot, et ne voulaient absolument rien dire au spectateur de langue française. Les Italiens riaient, nous pas ou en tout nos rires étaient jaunes ! C’est à croire que le/la traducteur/trice ne connaissait pas la langue française ou a utilisé un programme de translation à petit prix ! C’est en tout cas encore bien plus mauvais que les résultats de Google translate. Voilà qui nous a fait manquer beaucoup d’éléments de compréhension du film et nous a fait sortir de la salle avec une humeur exécrable.

Mise à jour : nous avons contacté et informé l’équipe du BRFF et il apparait que le sous-titrage n’est pas le fait d’un(e) bénévole mais provient directement du DCP (le fichier informatique avec le film et le son). Le sous-titrage vient du distributeur italien. L’urgence du festival l’a-t-il obligé à faire appel à Google translate ou équivalent ? Peut-être ? Dommage pour le film !!!

https://www.youtube.com/embed/y8nHHmSiKzM
LO CHIAMAVANO JEEG ROBOT - TRAILER UFFICIALE [HD] - YouTube

flèche Sur le web : Lien vers la fiche IMDB

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