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CINECURE
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Cinécure est historiquement lié aux émissions radio consacrées au cinéma par Charles De Clercq sur RCF. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

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Le Parc des Merveilles / Wonder Park
Sortie le 20 mars 2019
Article mis en ligne le 1er avril 2019

par Julien Brnl

Signe(s) particulier(s) :

  • en janvier 2018, le réalisateur du film Dylan Brown a été licencié de la production par Paramount Pictures à la suite d’une enquête en raison de « plaintes multiples pour conduite inappropriée et indésirable » sur le lieu de travail par plusieurs femmes, lequel aurait également tenu « des commentaires inappropriés de nature sexuelle ». Or, la production étant presque terminée, le studio n’a pas embauché un autre remplaçant, et personne n’a finalement reçu le crédit de réalisateur officiel du film, tandis qu’aux dernières nouvelles, l’avocat de Brown, Andrew Brettler, a affirmé que son client « conteste ces allégations, qu’elles sont diffamatoires, et qu’il examine ses options juridiques »...
  • film produit par Paramount Animations et Nickelodeon Movies, tandis qu’une série télévisée basée sur le film est en cours de développement pour 2020 sur la chaîne télévisuelle Nickelodeon, alors que les deux sociétés appartiennent à la même société mère, Viacom.

Résumé : Le Parc des Merveilles raconte l’histoire d’un parc d’attractions fabuleux né de l’imagination extraordinaire d’une petite fille appelée June. Un jour, le Parc prend vie...

La critique de Julien

Entrez cette semaine-ci dans le monde imaginatif de June et son parc des merveilles ! Petite fille optimiste et pleine de rêves, June adore concevoir, dessiner, construire et se plonger dans un immense parc miniature qu’elle conçoit avec l’aide de sa maman. Fait d’attractions irréelles en tous genres, ce dernier prend alors vie dans un autre monde, et s’étoffe suivant les nouvelles idées de June (soufflées en grande partie par sa maman), lesquelles sont murmurées à l’oreille de son singe en peluche, Peanut, la mascotte du parc, qui se met aussitôt à exécution à l’aide de son crayon magique. Le parc est alors secondé par une équipe de sympathiques animaux dotés de la parole, tels que les castors Gus et Cooper (au niveau de la maintenance des attractions), de l’ours bleu narcoleptique Boomer (s’occupant de l’accueil du public), du sanglier sauvage Greta (pour la cohésion du parc), ou encore du porc-épic Steve (le gardien de la sécurité). Mais voilà qu’un mauvais jour, June apprendra la maladie de sa maman, laquelle devra s’absenter un long moment pour suivre un traitement à l’hôpital. Alors que son univers s’écroule, June mettra alors de côté tout son monde imaginaire, ne trouvant plus la force de continuer, mais plutôt celle de s’occuper de son papa, comme une petite maman avant l’âge. Or, un jour, sur le chemin d’une colonie de maths, la petite se retrouvera projetée dans le Parc des Merveilles, et découvrira le monde qu’elle a imaginé totalement à l’arrêt, et surplombé d’une nuée noire, tandis que ses amis animaux (excepté Peanut, qui semble avoir disparu) tentent de survivre à des peluches cinglées (à l’effigie de la mascotte) qui détruisent le parc. Autant dire que June devra puiser au fond d’elle-même pour régler la situation...

Produit par Paramount Animations et Nickelodeon Movies, « Le Parc des Merveilles » est une aventure rythmée qui plaira au jeune public, que ça soit pour ses couleurs chatoyantes, son visuel fantaisiste, ou encore son bestiaire très sympathique et très personnalisé, lequel, s’il tente de sauver le parc, s’y prend parfois avec maladresses et bêtises. Mais c’est bien évidemment la jeune June, l’héroïne, qui parlera avant tout aux enfants, étant donné qu’ils pourront en partie s’authentifier à elle. Les parents, quant à eux, seront sans doute émus par sa mise à l’épreuve, sa sensibilité, son courage, et son amour inconditionnel envers ses parents.

Maintenant, n’est pas Pixar ni DreamWorks qui veut, car ce film d’animation manque d’un univers plus déterminé (on a vraiment du mal à s’y retrouver dans ce parc), d’un scénario plus maîtrisé, tout comme de second degré dans son écriture étant donné des enjeux traités en surface, et dès lors de substance.



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