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CINECURE
L’actualité du cinéma sur RCF

CINECURE pas un blog mais le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour la radio RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Billet d’humeur
FIFB : un festival d’amateurs qui veulent jouer dans la cour des grands ?
Il n’est pas bon de faire faux bond à la presse !
Article mis en ligne le 10 novembre 2016
dernière modification le 13 novembre 2016

par Charles De Clercq
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 FIFB : les fonts baptismaux

L’année dernière, les journalistes de la presse cinématographique étaient invités à la conférence de presse pour la présentation de la première édition du Festival International du Film de Bruxelles (FIFB) qui aurait lieu du 17 au 21 novembre 2015. Le rendez-vous était donné à la prestigieuse Résidence de France. C’était le 28 octobre 2015. Un admirable écrin pour la présentation d’un bijou ? En tout cas, la question se posait de l’(im)pertinence d’un autre Festival à Bruxelles, aux côtés de celui qui se déroule chaque année en juin à Flagey ! Qu’est-ce qu’il avait de plus ? Tout en s’interrogeant, les journalistes ont fait leur job. Ensuite il y a eu les terribles attentats de novembre en France et, autant dire, que le Festival (comme d’autres) en a subi les contrecoups pour la fréquentation et la mise en avant dans les médias. Et pourtant l’équipe semblait attentive à sa promotion. Ainsi le site de l’émission Cinécure sur RCF a reçu plusieurs demandes de publication de communiqués (les 7/7, 9/9 et 21/10/15). Cela a été fait. Bien sûr !

 Le palais et le tambour !

Cette année, nouvelle conférence de presse, dans le prestigieux Palais d’Egmont. Dès le début, cela pataugeait : quelle entrée ? Où cela se passe-t-il ? Personne ne semble au courant ! Finalement, nous arrivons dans une salle prestigieuse. Passons sur les détails, sauf peut-être sur un peu de poudre aux yeux... ou aux oreilles : une prestation « japonaise » au tambour (celui-ci porte probablement un nom spécifique, que l’on excuse ici notre ignorance). Passé cette introduction « musicale » et « tape-à-l’oeil », c’est le cœur de la conférence : la présentation du Festival, consacré au Japon (enfin, il y aurait quelques films japonais). Gros problème et gros malaise : rien en néerlandais ! Vous avez dit Festival de BRUXELLES ? Les organisateurs tentent tant bien que mal et plutôt mal de se « justifier ». Une question : quelle est la différence avec l’autre Festival de Bruxelles ? Ah, mais celui-là est « européen » tandis que le nôtre est international. S’augurant d’une telle couverture, on pouvait se dire que l’enjeu était de taille, que la presse pourrait en parler malgré les couacs et maladies de jeunesse.

 Une radio qui veut donner la parole au FIFB !

On se dit à RCF que l’on pouvait leur donner la chance d’être connus. Et donc de les inviter dans une de nos émissions. Ce sont des radios locales, cent mille auditeurs, dont la moitié pour Bruxelles. Ce n’est pas énorme, mais ce n’est pas négligeable non plus. Surtout lorsque le producteur de l’émission est attentif à donner la parole à ceux et celles qui ne l’ont pas nécessairement dans les grands médias. Radio et site sans publicité, la liberté est très grande. Il a donc été décidé de donner sa chance à ce Festival. Et donc de leur donner un quart d’heure à l’antenne (douze minutes effectives). Invitation envoyée, rappelée à plusieurs reprises. Entretemps, de nouveau un courriel :
« La 2e édition du Festival International du Film de Bruxelles aura lieu du 19 au 25 novembre 2016. Je voudrais savoir quelles sont les démarches nécessaires à effectuer pour que cet événement paraisse dans l’agenda de votre site web. »
Notre réponse : "Je reçois quelqu’un de chez vous pour mon émission radio mardi prochain.
Quant au site, j’ai déjà mis l’information en ligne depuis le 24/10"
.

 L’invité n’est pas au rendez-vous !

Le 8 novembre après-midi, nous sommes en studio pour l’émission consacrée aux sorties de la semaine qui serait suivie de l’interview de quelqu’un de l’équipe du Festival International du Film de Bruxelles qui devait être enregistrée à 16h15. Pendant ce temps, peu avant 16h, l’attaché presse laisse un message sur la boîte vocale. L’invité a un empêchement ! Après quelques échanges téléphoniques le mieux que l’on pouvait faire était de trouver quelqu’un au plus tôt dans une heure. Autant dire que l’agenda du studio, la programmation, tout était bouleversé. Seule solution, remplacer l’interview de l’invité par une ancienne émission. Dommage, alors que l’on a dû donner moins de temps d’antenne pour les films qui sortent la semaine.

 Enragé ?

La personne invitée aurait eu une rage de dents. OK. On suppose qu’elle dure encore car pas un mot d’excuse jusqu’à présent [1]. RCF s’était accrédité... mais ne sera pas présent au Festival. Décidément, les intuitions premières étaient bonnes. Ce festival sent l’amateurisme au sens le plus négatif de l’expression. Les journalistes aussi font leur travail. Si ceux-ci ne vous prennent pas au dépourvu, préparent leurs émissions avec soin, vous donnent la parole et toutes les indications pour arriver au studio, le minimum de respect et de professionnalisme est d’informer et de trouver des solutions en cas de problème. A bon entendeur !

Notes :

[1(mise à jour : cela a été fait en fin de matinée après cette publication)





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