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Mohamed Hamidi
La vache
Sortie le 17 février 2016
Article mis en ligne le 3 février 2016
dernière modification le 23 février 2016

par Charles De Clercq

Synopsis : Fatah, petit paysan Algérien n’a d’yeux que pour sa vache Jacqueline, qu’il rêve d’emmener à Paris, au salon de l’Agriculture. Lorsqu’il reçoit la précieuse invitation devant tout son village ébahi, lui qui n’a jamais quitté sa campagne, prend le bateau direction Marseille pour traverser toute la France à pied, direction Porte de Versailles. L’occasion pour Fatah et Jacqueline d’aller de rencontres en surprises et de vivre une aventure humaine faite de grands moments d’entraide et de fous rires. Un voyage inattendu et plein de tendresse dans la France d’aujourd’hui.

Acteurs : Lambert Wilson, Jamel Debbouze, Fatsah Bouyahmed.

La vache est un sympathique « feel good movie » sans surprise, mais qui se laisse regarder en particulier si l’on accepte de se laisser bercer par l’émotion et les bons sentiments de ce « road movie ». Il y a des passerelles certaines avec La vache et le prisonnier dont on verra d’ailleurs un extrait durant le film. A l’origine de celui-ci des rêves et expériences du metteur en scène et de l’acteur principal, Fatsah Bouyahmed. Le salon de l’agriculture est également en vedette finale, même si le générique précise que la fiction du film n’a rien à voir avec la réalité.Peu importe parce que, même téléphoné nous avons plaisir à suivre les aventures et surtout mésaventures de Jacqueline et de de son propriétaire algérien.

Pendant le film, notre très mauvais humour nous a fait penser « ici, nous pouvons être certains que l’actrice principale passera un jour à la casserole ! ». Fatah lui-même cache les yeux de sa Jacqueline lorsque l’on voit une carcasse animale transportée vers une boucherie. Toutefois les choses ne sont pas si certaines. En effet, il y a eu trois vaches pour le tournage et elles sont à ce point semblables que nous n’y avons vu que du feu alors que nous avons une formation d’agronome ! Le réalisateur ne pouvait pas transporter une vache d’Algérie en France et vice-versa - contrairement à son héros, il y avait une vache dans chaque pays et même une doublure.

Le réalisateur précise dans le dossier presse : « La première [vache] que j’ai retenue était une Jersiaise, mais le duo qu’elle formait avec Fatsah ne marchait pas. Elle était un peu trop petite. Ensuite, quand j’ai appris qu’il y avait un élevage de Tarentaises au Maroc, je suis allé les voir et je les ai trouvées très jolies, plus grosses, plus brunes et de bonne taille. Du coup, on a fait un casting à l’envers. J’ai d’abord choisir une belle Tarentaise au Maroc et, ensuite, j’ai cherché son sosie en France. J’ai dû en voir au moins trois cents dans les Alpes ! Les deux sélectionnées sont ensuite parties chez Pierre Cadéac, un dresseur d’animaux pour le cinéma installé à Fontainebleau. C’est là que Fatsah et Jacqueline ont fait connaissance. Pendant tout ce temps, la Jacqueline marocaine avait été mise à l’abri et engraissée. Souad Lamriki, la productrice de cinéma marocaine, l’avait confiée à un jeune garçon, Icham, pour la soigner et, en quelque sorte, l’apprivoiser. Il en est devenu dingue. On a décidé de la lui offrir en lui faisant la surprise le dernier jour de tournage. Il était fou de joie. »

Comme quoi, le casting peut-être surprenant ! Vachement intéressant donc et feel good story même en dehors du film. Les acteurs « humains » ont dû s’en donner également à cœur joie, en particulier Jamel Debbouze et Fatsah Bouyahmed qui se connaissaient et ont interprété une partie du film en mode « improvisation » ! Fatsah a l’avantage de ne pas être connu des spectateurs francophones et d’avoir beaucoup d’humour. Cet acteur est très sincère et arrive à nous faire croire avec beaucoup de poésie qu’il sort bien d’un bled perdu du fin fond de l’Algérie. Jamel est égal à lui-même, parfois à la limite du too much, mais nous le connaissons et, à moins d’être rebelle au jeu de l’acteur, il arrivera à séduire ainsi que Lambert Wilson, dans le rôle d’un comte désargenté.

Un film qui se laissera probablement voir, avec plaisir, devant la télévision et en famille, même si les clichés le feront oublier très vite.



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