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CINECURE
L’actualité du cinéma sur RCF

CINECURE pas un blog mais le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour la radio RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Bill Condon
Beauty and the Beast (La belle et la bête)
Sortie le 22 mars 2017
Article mis en ligne le 11 mars 2017

par Charles De Clercq
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Relecture de toute beauté du film d’animation de 1991. La bête n’est pas celle que l’on croit !
La belle et la bête en « live » : on y danse, on y chante de façon flamboyante. 85/100

Synopsis : Fin du XVIIIe siècle, dans un petit village français. Belle, jeune fille rêveuse et passionnée de littérature, vit avec son père, un vieil inventeur farfelu. S’étant perdu une nuit dans la forêt, ce dernier se réfugie au château de la Bête, qui le jette au cachot. Ne pouvant supporter de voir son père emprisonné, Belle accepte alors de prendre sa place, ignorant que sous le masque du monstre se cache un Prince charmant tremblant d’amour pour elle, mais victime d’une terrible malédiction.

Acteurs : Emma Watson, Ewan McGregor, Dan Stevens, Luke Evans, Emma Thompson, Gugu Mbatha-Raw, Josh Gad, Ian McKellen, Stanley Tucci.

Bill Condom propose une relecture et réécriture du célèbre film d’animation éponyme de Disney en 1991. Près de vingt-cinq ans plus tard, il adapte en « live », soit donc avec de vrais acteurs, mais avec une intégration très poussée d’animation et d’effets spéciaux, le conte célèbre de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont (1711-1780). Celui-ci a été transposé de nombreuses fois à l’écran, et dès les origines du cinéma en 1899 par les frères Pathé. Le conte lui-même à des origines beaucoup plus anciennes et le cinéphile qui aura la version de Cocteau pour « modèle » devra donc abandonner ce point de vue pour y voir une adaptation parmi d’autres.

Cette version de 2017 est très proche de la version animée de Disney de 1991, même si la nouvelle version est plus longue. D’emblée la version proposée en IMAX en jette et apporte un plus à ce conte enchanteur, enchanté et... « en chanter ». C’est que sans être une comédie musicale au sens strict du terme, ce film fantastique et « familial » (’y reviendrai) émerveille les sens. C’est que tant les acteurs (et chanteurs) nous donnent à voir un spectacle merveilleux, grâce à et avec la... magie des effets spéciaux ! C’est que si les personnages « en chair et en os », humains... ou plus totalement, mais aussi ceux qui sont devenus des objets du fait de la malédiction, virevoltent à l’écran de façon merveilleuse. N’était ce mauvais sort qu’ils subissent à cause du « Prince charmant » - beaucoup trop sûr de lui, et finalement pas assez charmant au début du film - on prendrait plaisir à les voir rester dans cet état. N’empêche, le spectateur sera heureux de les retrouver bien vivants au terme du film. Ce n’est pas trahir un secret que de déjà annoncer que tout finira bien !

Et c’est aussi l’occasion de revoir les acteurs présents au début, car tout au long du film, nous n’avons entendu que leurs voix et leurs chants. C’est que plusieurs d’entre eux chantent, parfois même avec un accent français, tel Ewan McGregor, dans le rôle de Lumière, le valet français du prince. Et s’il y a bien la belle Emma Watson dans le rôle de Belle, qui découvre peu à peu un cœur derrière le pelage de la Bête incarnée par Dan Stevens et qui forment un couple qui apprendra à se découvrir... il est aussi un autre couple à l’écran !

Un controverse de genre ?
Ce dernier a même fait le buzz auprès de certains homophobes russes ou de chrétiens - qui évangéliques de nom, n’en ont pas la qualité - de certains Etats des USA ! Chose que je n’ai découverte qu’après la projection. C’est que certains se sont horrifiés de la présence d’un couple gay dans le film. Précisons ici que s’il y a bien une dimension homosensuelle dans le film il n’y a pas vraiment de couple en tant que tel. Bien plus cela est traité de façon très soft, à tel point que j’étais prêt à demander confirmation à des confrères qu’il y avait bien une approche gay-friendly ! C’était inutile au vu de ce que j’appris en furetant sur la Toile. Et le réalisateur a reconnu lui-même qu’il avait apporté et souhaité cette touche. La première à ma connaissance des studios Disney et à l’arrivée une bonne chose (en particulier au vu de l’évolution droitière, xénophobe, homophobe, machiste de certains pays, mêmes proches) !

En réalité, c’est trois fois rien, et c’est gentiment, oserais - gaiment ? - présenté ! Il s’agit de Lefou (Josh Gad), l’acolyte de Gaston (Luke Evans) avec un look à la Montgomery Clift ! Tiens, tiens ! Et non, en fait, c’est Lefou qui se cherche, tantôt veut ressembler à Gaston, l’envie, l’aime, voudrait l’aimer, mais, à la fin il comprendra la nature de celui qui le fascine. En réalité, ce n’est pas fondamentalement différent de plusieurs couples à l’écran, tels Sherlock Holmes et Watson où l’on joue sur les codes de genre sans vraiment les franchir, juste le temps de faire mousser les choses et de (se) poser des questions frontières ! En tout cas, pas de quoi inquiéter les parents d’enfants qui - sauf à être psychorigides - pourront aller voir cette comédie en musique et en chansons. Ce qui est plus intéressant à relever, c’est le jeu de Luke Evans que l’on verrait bien au début dans le rôle d’un prince charmant, comme si l’on pouvait envisager une fusion des récits de Blanche Neige et de La belle et la bête ! Il n’en sera rien et le spectateur, tout comme Lefou verra l’évolution du personnage qui va peu à peu montrer sa face sombre (et il semble bien que l’acteur ait dû prendre beaucoup de plaisir à jouer ce rôle).

Diaporama : film et affiches !

© Walt Disney Pictures

Bande-annonce :

Bande annonce (VO ST français) :

Bande annonce (VF) :


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