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Cinécure est historiquement lié aux émissions radio consacrées au cinéma par Charles De Clercq sur RCF. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

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Sean Anders
Apprentis Parents / Instant Family
Sortie le 27 février 2019
Article mis en ligne le 24 mars 2019
dernière modification le 25 mars 2019

par Julien Brnl

Signe(s) particulier(s) :

  • intrigue inspirée du vécu de Sean Anders, le réalisateur, scénariste et producteur de la comédie qui, avec sa femme, a pris la décision, il y a quelques années, d’adopter trois frères et sœurs.

Résumé : Pete et Ellie veulent devenir une famille. En adoptant 3 frères et sœurs, dont une adolescente rebelle de 15 ans, Pete et Ellie réalisent très vite qu’ils n’étaient pas préparés à devenir parents du jour au lendemain ! Leur parentalité « instantanée » va les placer dans des situations inattendues, émouvantes et souvent hilarantes !

La critique de Julien

Scénariste attitré de comédies à succès telles que « Mr Popper et ses Pinguins » (2011) ou « Les Miller : une Famille en Herbe » (2013), et réalisateurs d’autres parmi lesquelles on retrouve « Comment Tuer Son Boss 2 » (2014) « Very Bad Dads » (2015) ou encore sa suite (2017), Sean Anders s’inspire aujourd’hui de son vécu pour « Apprentis Parents », sa nouvelle comédie familiale dans laquelle il traite de la thématique de l’adoption, sous un angle voulu comme aussi drôle que déchirant, lui qui est toujours ici accompagné à l’écriture (comme à la production) par son fidèle acolyte John Morris.

Le pitch de cette comédie est pour le moins très court, étant donné qu’il s’agit d’un couple marié de trentenaires Américains, de milieu relativement confortable, lesquels décident d’adopter, du jour au lendemain, trois frères et sœurs, eux qui sont depuis toujours (trop) sensibles à la question de l’adoption, et à tous ces enfants sans famille...

En passant à vol d’oiseau par les différentes étapes de cette démarche, le film, toujours sous le prisme de l’humour et de la bienveillance, nous montre la démarche qui suit cette décision, tels qu’un stage pour ces parents à en devenir, de longs entretiens avec des assistants sociaux, et surtout la vie à cinq sous un même toit, et d’autant plus avec une fratrie unie, difficilement pénétrable, laquelle leurs en feront voir de toutes les couleurs, alors qu’ils n’en sont pas en plus à leur première famille d’accueil... Pourtant, malgré les nombreuses difficultés rencontrées, Pete, Ellie et les enfants finiront par s’attacher les uns les autres, même si Lizzy (l’aînée) se laissera difficilement approcher, laquelle espérera toujours retrouver sa maman, actuellement emprisonnée, et toxicomane...

Avec ses personnages secondaires volontairement stéréotypés (on pense notamment à cette maman souhaitant adopter non pas un enfant, mais le prototype d’un futur champion sportif), et un humour pince-sans-rire, « Apprentis Parents » enchaîne les situations compromettantes pour ce couple, lequel tente, tant bien que mal, de se faire accepter par ces enfants, lesquels ne cessent pourtant de les tester, et de se comporter comme des petits monstres. Volontairement comique et à regarder au second degré, les mésaventures de ce couple aboutissent évidemment là où les attendaient, tandis que le dénouement joue sur la corde sensible du mal-être d’un enfant qui doit se résoudre à l’incapacité d’un parent à pouvoir s’occuper de lui. À travers ce message, le film touche, et permet de ressentir l’injustice, l’incompréhension d’un enfant, tout comme la culpabilité involontaire qu’il doit vivre, alors que sa situation n’est en rien de sa faute. C’est juste que certaines personnes ne sont pas faites pour devenir parents, où pas encore prêtes à le devenir, mais que la vie en a décidé autrement. Sauf que tout le monde n’est pas fait du même bois, et n’a pas les mêmes aides, chances et stabilités sociales pour élever des enfants. Dès lors, ce sont les enfants qui en pâtissent... Mais cela, c’est toute une autre histoire, que le film n’aborde d’ailleurs pas.

Sans creuser à la manière du « Pupille » de Jeanne Herry - en s’adaptant évidemment à l’âge des enfants adoptés (et ballottés d’une famille à l’autre) - le long processus d’adoption, cette comédie se veut avant tout être un divertissement tout public, assez mielleux dans l’ensemble, aux situations grossies pour pouvoir en rire, lequel parvient pourtant à ouvrir le regard envers ces jeunes ayant vécu des choses difficiles, eux qui doivent alors s’adapter, s’habituer à des familles d’accueil, dans l’espoir de trouver la bonne.



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