Synopsis 1 :Joan, épouse fidèle du célèbre auteur Joe Castleman, accompagne son mari à Stockholm où il doit recevoir le prix Nobel de littérature. Or dans l’avion, elle comprend petit à petit qu’après de longues années de vie commune, elle ne le supporte plus. Pourquoi ? Le passé et les rancœurs ressurgissent alors. Devra-t-elle briser leur secret au risque de tout perdre ?
Acteurs : Glenn Close, Jonathan Pryce, Christian Slater, Max Irons, Elizabeth McGovern, Harry Lloyd
En découvrant le deuxième synopsis long et détaillé (trop peut-être, au risque de trop spoiler !) l’on peut penser à une histoire vraie adaptée au cinéma, un peu à la manière de Big Eyes de Tim Burton (sauf que chez ce dernier - spoiler : [1]). Il n’en est rien, il s’agit ici d’une pure oeuvre de fiction bien qu’elle soit très vraisemblable !
L’on a plaisir à découvrir Glenn Close dans le rôle de l’épouse de l’écrivain célèbre (Jonathan Pryce) qui reçoit la gloire du Nobel de littérature. Le film nous offre quelques flashbacks en mettant en scène dans le rôle de Joan jeune... sa fille Annie Starke ! Pour le fun, poursuivons avec les anecdotes au sujet des acteurs ! David, le fils de Joan et Joe Castleman est joué par Max Irons tandis que le jeune Joe est interprété par Harry Lloyd. Et ces deux acteurs se sont retrouvés antérieurement sur le même plateau celui de The Riot Club, injustement reçu à notre avis par la critique et adaptant lui, une histoire vraie !
Toute l’intrigue tient en ceci, sur fond de professeur amoureux de son élève (et vice-versa), qu’à l’époque des débuts de l’intrigue, une femme ne peut pas publier et si elle est publiée, elle ne sera pas lue : son oeuvre restera dans une bibliothèque enfermée entre les couvertures closes d’un livre dont on entend, si on l’ouvre qu’il n’a jamais été ouvert. Quelle solution alors si ce n’est de passer la main et d’être plus inspiratrice que créatrice ?
Un livre est fait pour être publié et plus encore pour être lu !
Dès lors que ce but est atteint, est-ce que l’une et l’autre ne peuvent se réjouir ensemble en dansant sur un lit une ode à la création/publication ? S’agissant justement de création, le film interroge sur le processus, en mettant en tension ceux et celles qui peuvent être concernés : une écrivaine, un écrivain reconnu ou "fils de" ou un journaliste en quête d’un scoop biographique ou d’un hommage à rendre à la Vérité de la Création. Ici, en ce rôle du (futur) biographe, Nathaniel Bone, Christian Slater est juste dans sa quête de vérité, voire d’humanité.
Quels sont les enjeux de l’image de soi quand une photographe séduisante ne voit que vous à photographier et laisse tomber tous les autres, aussi proches soient-ils ? Qu’en est-il lorsque l’on se ré-approprie ses propres mensonges pour en faire une vérité universelle et sa propre vérité ? Quand l’image renvoyée par un miroir est une duperie ? Et quand celle-ci risque d’être révélée, mémoire d’outre-tombe en quelque sorte, la vérité peut-elle sortir du puits ? Celui qui l’a découverte et à qui elle fut confiée dans un moment de lassitude et de découragement doit-il s’éloigner et n’avoir plus le droit de rien dire... Si ce n’est qu’une parole entendue par un fils lui permet, peut-être de retrouver sa dignité ?
Bande-annonce (VO)