Bandeau
CINECURE
L’actualité du cinéma

Cinécure est un site appartenant à Charles Declercq et est consacré à ses critiques cinéma, interviews sur la radio RCF Bruxelles (celle-ci n’est aucunement responsable du site ou de ses contenus et aucun lien contractuel ne les relie). Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques et en devient le principal rédacteur depuis 2022.

Nathalie Teirlinck
Le passé devant nous
Sortie le 8 février 2017
Article mis en ligne le 7 décembre 2016

par Charles De Clercq

Synopsis :
1. L’histoire d’Alice, une escort-girl enfermée dans une petite vie routinière. Mais lorsque son ex-compagnon décède, elle se retrouve obligée de s’occuper de son fils qu’elle a abandonné. À travers cette rencontre, elle est confrontée au vide émotionnel de sa vie et doit admettre qu’elle n’a pas réussi à totalement se détacher de ses sentiments.

2. Lorsque son ex-compagnon décède brusquement dans un accident de voiture, Alice se retrouve face à son fils de six ans qu’elle a abandonné à la maternité. Sa présence menace sa petite vie bien rangée d’escorte de luxe et fait ressurgir des émotions qu’elle avait réprimées. Le doute s’installe. Parviendra-t-elle cette fois et après toutes ces années à devenir une mère pour cet enfant ?

Acteurs : Evelyne Brochu, Eriq Ebouaney, Johan Leysen, Véronique Seghers

La bande-annonce de ce film (Past Imperfect à l’international) était alléchante. Vendu comme produit "par les producteurs de Bullhead" et résumé par "Parfois il faut se quitter pour mieux se retrouver" , le premier long-métrage de Nathalie Teirlinck avait été présenté en clôture du Festival du film d’Ostende à la mi-septembre et au festival de Namur début octobre. Aucune déception à craindre devant ce qui s’annonçait un film d’auteur plus qu’un "film de Festival". A l’arrivée, grosse déception de nombreux journalistes qui à défaut de s’être endormis ont consulté régulièrement leur montre. Le film n’en finissait pas d’avancer ou de reculer dans le temps, celui des spectateurs, celui des protagonistes du film. Près de deux heures, longues comme un jour sans pain, mais pas sans peine. Une séance pénible. On s’est souvenu - mais pour la prendre à rebours - de ce que disait Chantal Akerman : " si, à la sortie d’un film, le spectateur (se) dit qu’il n’a pas vu le temps passer, c’est qu’on lui a « volé » son temps." ! Curieusement, l’impression était donc d’avoir perdu son temps, d’en avoir été volé de deux heures. Et cela allait jusqu’à se culpabiliser d’être très mauvais public, de n’avoir rien compris, de ne pas saisir ce découpage insensé de la narration, de n’avoir vu qu’un scénario qui ne tenait pas la route, d’avoir pensé même à un moment à un "véritable foutage de gueule". On croyait que c’était chez soi que le problème se posait. Un mauvais jour, une mauvaise digestion, un mauvais sommeil ! Jusqu’à ce que les échanges avec les confrères en fin de projection confirmaient cela, un mauvais film !

En réalité, pas un mauvais film, mais un mauvais long-métrage. En regardant la bande-annonce et en lisant les deux synopsis ci-dessus, on se dit que tout le film tenait en ces deux minutes. Tout au plus fallait-il ajouter quelques plans, un peu de liant et l’on avait-là un fabuleux court-métrage. C’est que c’est justement le domaine de prédilection de la réalisatrice (lien vers quelques extraits de sa filmographie) allant même jusqu’à proposer des courts dans la catégorie "expérimental". Il était peut-être risqué de passer du court au long, de faire cette expérience de faire un film de 4 minutes à un autre de 110 minutes ! Trop risqué... au risque d’une dilution homéopathique ! Il y avait là un sujet qui pouvait être traité avec force, densité, humanité et intelligence dans un court de moins de dix minutes.

Un lien vers une critique positive...

Quant aux lecteurs de ce site et aux auditeurs de l’émission Cinécure, ils savent que l’on n’a pas le projet de démolir et quand nous trouvons un avis positif, nous y renvoyons. C’est le cas de la seule critique référencée à ce jour. Elle nous vient du Nord du Pays, et John Solitude donne une cote de 7,5/10, allant jusqu’à comparer le film à Paris Texas de Wim Wenders (mais préférant bien sûr ce dernier).

<9451>



Au hasard...

Les Boxtrolls (The Boxtrolls)
le 12 octobre 2014
Madeleine Collins
le 7 février 2022
Les promesses
le 15 janvier 2022
Grave
le 26 février 2017
Die Göttliche ordnung (Les conquérantes)
le 25 novembre 2017
Moonlight
le 20 janvier 2017
Hine Anachnu (My Kid / Here we Are)
le 6 novembre 2021
Robuste
le 28 janvier 2022
Le ministre des poubelles
le 1er juin 2017
Two Night Stand
le 29 novembre 2014
Terre battue
le 9 janvier 2015
Le coeur régulier (Kokoro)
le 14 avril 2016
Une histoire d’amour et de désir
le 22 août 2021
Cafard
le 10 mai 2015
Nebraska
le 1er septembre 2014
La douleur
le 20 janvier 2018
She’s Funny That Way (Broadway Therapy)
le 20 mai 2015
Quo vadis, Aïda
le 23 août 2021
Ron’s Gone Wrong (Ron débloque)
le 15 octobre 2021
Central Intelligence (Agents presque secrets)
le 12 août 2016
Mentions légales Espace privé RSS

2014-2026 © CINECURE - Tous droits réservés
Haut de page
Réalisé sous SPIP
Habillage ESCAL 5.2.1