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CINECURE
L’actualité du cinéma sur RCF

CINECURE pas un blog mais le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour la radio RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Lisa Cholodenko
The Kids Are All Right (Tout va bien)
Sortie le 5 janvier 2011
Article mis en ligne le 1er septembre 2014
dernière modification le 27 décembre 2016

par Charles De Clercq
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Synopsis : Maintenant que Joni a l’âge légal pour accéder à leur dossier à la banque du sperme, son frère et elle décident de retrouver le donneur dont ils sont tous deux issus. Papa-donneur est rapidement séduit par les deux adolescents qui frappent à sa porte. Spontanément, ils l’invitent à dîner pour la présentation aux parents : deux mamans qui vivent ensemble depuis 20 ans. Mais l’arrivée d’un papa sexy peut causer beaucoup de dégâts...

Acteurs : Julianne Moore, Annette Bening, Mark Ruffalo, Mia Wasikowska, Josh Hutcherson, Yaya DaCosta.

(chronique rédigée le 8 janvier 2011)

Je sors pas mécontent du tout de cette séance en ville. Oh ce n’est pas un grand film mais je n’ai pas perdu mon temps, je me suis amusé, j’ai ri et j’ai été ému. Que demander de plus un samedi après-midi ? Il n’était pas prévu que j’aille voir ce film mais un ami qui travaille au Congo était de retour au pays durant les vacances de Noël et il souhaitait voir Julianne Moore dans ce film. Comme la critique de Hugues Dayez de ce mercredi matin sur La Première radio était globalement positive, je me suis laissé entraîné d’autant qu’Annette Bening, l’épouse de Warren Beatty y a un premier rôle.

L’histoire : deux lesbiennes, Nic [Annette Bening] et Jules (sic) [Julianne Moore], ont conçu par insémination artificielle, Laser [Josh Hutcherson], un garçon (15 ans) et Joni [Mia Wasikowska], une fille (bientôt 18 ans). Le cadet demande à sa soeur de faire une recherche pour connaître le nom de leur géniteur. Celui-ci, Paul [Mark Ruffalo] est découvert. Il fait bonne impression et va faire irruption dans ces vies réglées comme du papier à musique...

Bien entendu, on gère la situation. Pas de vagues, nous sommes dans la middle class américaine (ce ne seront donc pas deux lesbiennes qui doivent tirer le diable par la queue ! dans un bidonville d’Afrique du Sud et les enfants exploités dans une mine !). Seule « altération » dans cette « famille » bien sous tous rapports : il s’agit de deux femmes qui s’aiment (avec le temps qui est passé, l’amour qui s’est transformé en affection et habitudes ; ben, tout normal, comme dans un couple straight quoi) et peut-être Lisa Cholodenko a-t-elle puisé dans son expérience de réalisatrice de L World (que je n’ai pas vu, même en extraits). En réalité, pas le temps en 1h45 de traiter de toutes les subtilités de la vie de deux partenaires femmes, comme pouvait le faire, par exemple, la série Queer as folk US avec le couple de Melanie et Lindsay sur cinq saisons (sans compter que là, on avait le père, gay, à portée de mains et qu’il ne fallait pas partir à sa recherche !).

Donc il s’agit plus d’une histoire de la crise de couple dans la quarantaine alors qu’un grain de sable vient se glisser dans les engrenages qui semblaient bien huilés (le fait que le couple soit lesbien étant ici second, voire secondaire).

On riait (je riais) dans la salle. Souvent, en tout cas dans les trois premiers cinquièmes du film. Ensuite, on ne rit plus. La tragédie vire au drame. Je riais de bon cœur car l’humour était souvent bien amené, anticipé et il n’y avait pas grand mal à se laisser aller. Et l’on poursuit : il y a la crise, les rebondissements et je me suis demandé comment la réalisatrice allait s’en sortir. Bon, tout est bien, la morale est sauve et un départ (voire deux ?) permettra des retrouvailles.

Disons que l’on aura pu glisser dans le package, semblant de rien, la thématique de l’homoparentalité mais sans poser de questions, sans interroger. Tout est propre et net, et probablement que les voisins et voisines de la middle class accepteront de recevoir ce couple (peut-être avec un froncement de sourcils et des commentaires ensuite) et feront de grand sourires dans la rue. Attention, on n’est pas dans Desperate Housewives ! Et je retiens surtout le jeu extraordinaire d’Annette Bening et de Julianne Moore. Elles assument leur âge et le personnage qui va avec.

Alors, par un grand film, mais un bon moment de divertissement. j’ai aimé donc.
Comparaison avec du chocolat belge. Ce ne sont pas des pralines (chocolats) de Pierre Marcolini, mais pas non plus de Léonidas, disons,... Corné de la Toison d’Or.


flèche Sur le web : Lien vers la fiche IMDB

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