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CINECURE est le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour les radios RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Les critiques de Julien Brnl
Wallay
Réalisateur : Berni Goldblat
Article mis en ligne le 25 avril 2018
dernière modification le 29 juillet 2018

par Julien Brnl
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S’il est une incitation au voyage, « Wallay » est avant tout le parcours enrichissant et éclairé d’un jeune de la ville alors malmené, et cela malgré le manque d’embûches révélatrices qu’il rencontra dans son périple, et les quelques épines dans le pied. - 13/20

➡ Vu au cinéma Caméo des Grignoux - Sortie du film le 31 janvier 2018

Signe(s) particulier(s) :

  • film du réalisateur helvético-burkinabè Berni Goldblat, né à Stockholm d’un père polonais et d’une mère suisse, ayant grandi en Suède et été totalement adopté par le Burkina Faso depuis la fin des années 1990 ;
  • le tournage du film s’est déroulé dans plusieurs villes du Burkina Faso, où les températures avoisinaient parfois 50°c.

Résumé : Ady a 13 ans et n’écoute plus son père, qui l’élève seul. Ce dernier, à bout de ressources, décide de confier Ady à son oncle Amadou le temps d’un été.
L’oncle Amadou et sa famille habitent de l’autre côté de la Méditerranée… au Burkina Faso ! Là-bas, à 13 ans, on se doit de devenir un homme, mais Ady, persuadé de partir en vacances, ne l’entend pas de cette oreille…

La critique

Notamment présenté au Festival International du Film Francophone de Namur, « Wallay » est le voyage de Ady au pays des origines de la famille, le Burkinsa Faso. Alors qu’il pensait y partir en vacances, son père, n’ayant plus d’autorité sur lui et le voyant prendre un mauvais chemin, décide de l’envoyer chez son oncle, Amadou, où il découvrira les traditions et rites d’un pays, mais surtout le respect et l’honnêteté. En effet, Ady est un jeune petit gars bien de notre société, mais alors issu d’un milieu défavorisé, aux influences néfastes dans son cas, et le poussant à mal agir.

Avant de traiter d’enseignement, Wallay est l’occasion de découvrir les paysages et décors naturels burkinabés, pour un résultat totalement dépaysant, invitant au voyage. Bien que la vie dans ce pays ne fasse pas rêver, le réalisateur filme ces terres (qu’il connaît bien) avec un certain sens du cadre, puisqu’il filme autant ici la ville que la cambrousse africaine, où le réseau ne passe pas, et où il faut économiser ses ressources d’eau pour arriver à destination. D’ailleurs, Ady en aura besoin, d’eau, pour grandir, et trouver ici un nouveau rythme à sa vie de jeune garçon, afin de devenir un homme digne des valeurs de sa famille.
Makan Nathan Diarra est assez touchant dans la peau de son personnage, lui qui croît encore pouvoir faire du trafic de tablette chez son oncle, avant de se faire redresser par celui-ci, et n’avoir le choix que d’exécuter ses « travaux » demandés (Amadou ne lui rendra son passeport que lorsqu’il l’aura décidé), pour se pardonner de ses conduites, mais pas que.

Cette quête initiatique est à montrer à nos enfants et élèves, car elle reflète sans pathos un dicton que porte assez bien le film, et qui dit que « l’on est davantage le fils de son époque que de son père ». Mais « Wallay » ne pousse malheureusement pas assez loin l’évolution de son personnage principal dans son travail de reprise en main. D’ailleurs, l’élément conduisant à la satisfaction de l’oncle Amadou envers son neveu est un peu trop naïf, avec ainsi notre sensation qu’elle n’arrive pas à point levé. De plus, certaines idées de scénario associent la tradition et l’éducation sur des terrains pas toujours traités avec pertinence (la circoncision). Le recadrage pur et simple ne suffirait-il pas ? Quoi qu’il en soit, les points de vues qui découlent du film permettent un choc des cultures qui éveille sur nos différentes conceptions d’une même idée suivant les frontières.



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