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CINECURE
L’actualité du cinéma

Cinécure est historiquement lié aux émissions radio consacrées au cinéma par Charles De Clercq sur RCF. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

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Sean Anders et John Morris
Very Bad Dads (Daddy’s Home)
Sortie le 20 janvier 2016
Article mis en ligne le 8 janvier 2016
dernière modification le 7 août 2019

par Charles De Clercq

Synopsis : Un homme travaillant dans le monde de la radio est un beau-papa heureux. Mais un jour, le véritable père des enfants fait irruption dans sa vie, et il va devoir l’« affronter » pour gagner leur affection.

Acteurs : Mark Wahlberg, Linda Cardellini, Will Ferrell, Thomas Haden Church.

S’agissant d’une comédie américaine, nous pouvions nous attendre au pire : un humour graveleux et en dessous de la ceinture et surprise, ce ne fut pas le cas. Il y avait bien de l’humour, des sourires et surtout des rires francs tant les situations évoquées à l’écran étaient à la fois cocasses et tendres. On n’y va pas par quatre chemins, le film est largement dispensable, mais invite cependant à penser à ces situations familiales de plus en plus nombreuses, celles des familles dites « recomposées ». Il est de plus en plus fréquent de voir des familles où les enfants ont deux papas et deux mamans, en l’occurence : père et beau-père, mère et belle-mère !

Ici, le film joue sur les opposés. Un beau-père (Will Ferrel) doit se battre contre le père physique (Mark Wahlberg) de « ses » enfants. L’un est bien à l’aise, pantouflard, le ventre mou, très gentil. Oserait-on dire que c’est un « papa » gâteau ? En tout cas il aime ces enfants qui ne sont pas les siens, ceux de sa chair, comme un « papa ». Que faire lorsque le père physique s’annonce et s’incruste à la maison, qu’il fait tout un travail de séduction auprès de ses enfants, mais aussi de son ex-épouse ? Quand celui-ci montre ses abdominaux version six-pack [1] que peut faire notre bon (gros ?) nounours ?

A première vue, ce n’est donc que cela : jouer sur les contraires, sur les conquêtes et reconquêtes, à coup d’argent et/ou d’affection (d’amour peut-être). Avouons-le, sans voler très haut, c’est souvent amusant et nous prenons plaisir à la progression des (més)aventures des uns et des autres. Toutefois, le film est plus que cela et invite, derrière l’humour à penser (à défaut de réfléchir : ce n’est pas un cours de philosophie !) à ce qu’est la paternité. C’est somme toute le thème abordé sur son versant dramatique dans Tous les chats sont gris. Qu’est-ce qu’être père ? S’agit-il de paternité biologique ou d’une autre, affective et affectueuse, responsable et ouvrant un avenir ? Certes, idéalement les deux devraient aller ensemble... mais dans le monde d’aujourd’hui, elles vont de paire ! Comment cette paire de pères va-t-elle résoudre une impossible équation ? Comment vivre avec ses/ces enfants dans le respect et l’autonomie ? Quelle relation avec l’ancien conjoint ? Et que faire lorsque le beau garçon reçoit la monnaie de sa pièce ? Parce que n’est-il pas vrai qu’un beau gosse peut trouver plus beau que lui ?



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