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CINECURE
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Cinécure est historiquement lié aux émissions radio consacrées au cinéma par Charles De Clercq sur RCF. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

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Clovis Cornillac (2015)
Un peu, beaucoup, aveuglément
Sortie le 13 mai 2015
Article mis en ligne le 28 avril 2015
dernière modification le 8 août 2019

par Charles De Clercq

Synopsis : Synopsis : Elle est une pianiste accomplie, qui cherche à voler pour la première fois de ses propres ailes, grâce à son déménagement dans un petit studio où elle espère pouvoir se préparer tranquillement à son prochain concours. Lui, un inventeur misanthrope de casse-tête, est son voisin de l’immeuble d’à côté, dont l’atelier n’est séparé que par une fine cloison de l’appartement de la musicienne timide. Ainsi, ni l’un, ni l’autre ne peut se consacrer à son travail, sans être dérangé par les bruits émanant de l’autre côté du mur. Elle propose un emploi du temps commun, en guise d’arrangement à l’amiable. Lui ne veut rien savoir et invente toutes les nuisances sonores imaginables pour retrouver son calme et faire fuir la nouvelle voisine. Contre toute attente, à la guéguerre suit une accalmie, qui aurait tout d’une histoire d’amour, si les voisins osaient se rencontrer au lieu de communiquer à travers le mur.

Acteurs : Clovis Cornillac, Mélanie Bernier, Lilou Fogli, Philippe Duquesne.

Clovis Cornillac passe derrière la caméra ou plutôt des deux côtés de celle-ci pour nous proposer une comédie française qui se situe dans la bonne moyenne du genre ce qui vaut la peine d’être mis en exergue. Soyons honnête, même si le film s’oubliera et est dispensable (d’où le fait que ma note objective tournerait autour de 47/100), il vous donnera l’occasion de rire de bon cœur à plusieurs moments. Il s’agit souvent d’un comique de situation entraîné, justement,... par la situation des personnages, de leurs appartements mitoyens et où l’on entend tout, tout. Et si l’un inventeur recherche le silence et la solitude (il ne sort jamais de son appartement), l’autre, elle est pianiste et donne des cours. Autant dire qu’exaspération et quiproquos seront au rendez-vous. Nous aurons droit à quelques scènes insensées, comme ce repas que chacun prépare dans son coin pour un(e) invité(e). L’une à invité son amie et n’a pas de compétence culinaire au contraire du voisin qui a invité son meilleur ami (qui le ravitaille régulièrement) pour un repas excellemment préparé. Tout le fun de la situation repose sur les échanges verbaux à travers la cloison.

Ni lui (Machin) ni elle (Machine) ne se sont jamais rencontrés. Elle ignore que son voisin ne sort jamais et croira avoir rencontré son voisin qu’elle invitera chez elle. Jusqu’au moment du baiser où elle entendra Machin derrière la cloison. Comique de situation donc.

Le film m’a fait songer à Pillow Talk (Confidences sur l’oreiller) de Michael Gordon (1959) avec Rock Hudson et Doris Day. Là aussi il y des quiproquos. Ils sont liés au partage d’une même ligne téléphonique. S’y ajoute une confusion des personnes (et probablement des sentiments) et toute une série de gags. On laissera le soin aux spectateurs de découvrir le dénouement de Un peu, beaucoup, aveuglément à l’écran. Ce n’est pas du grand cinéma mais cela vous fera rire. En ces temps de morosité, c’est déjà une bonne chose et Mélanie Bernier est irrésistible.



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