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CINECURE
L’actualité du cinéma sur RCF

CINECURE pas un blog mais le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour la radio RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Géraldine Doignon
Un homme à la mer
Sortie le 1er juin 2016
Article mis en ligne le 29 mai 2016
dernière modification le 7 juin 2016

par Charles De Clercq
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Un voyage initiatique vers soi, où la solitude d’un hombre premier ! 67/100

Synopsis : Mathieu est biologiste marin. A plus de 35 ans, il passe son temps sur son microscope, à découper de minuscules cadavres d’organismes marins. Il n’est pas heureux. Sa passion, c’était être en mer. Mais un événement va brusquement changer sa vie : Christine, sa belle-mère, fugue. Attiré par cet élan et curieux de la comprendre, Mathieu part à sa recherche. Il va la retrouver dans une maison au bord de la mer et partager le même désir de reprendre sa vie en main.

Acteurs : Yoann Blanc, Jo Deseure, Bérengère Bodin, Joséphine Stoll, Christian Crahay

NB : Le film a été présenté en avant-première à Bozar, le 28 décembre 2015, dans le cadre du BE Festival.

Il s’agit du deuxième long métrage de la réalisatrice belge Géraldine Doignon. Après De leur vivant, en 2011, elle fait passer à nouveau Yoann Blanc devant la caméra pour lui donner cette fois-ci le rôle principal (dans le précédent, il avait un second rôle où il interprétait Ludovic, l’un des fils de l’héroïne).Aux côtés de l’acteur suisse (découvert récemment en Belgique dans la série La Trêve), nous retrouvons Christian Crahay, qui jouait le rôle du père dans De leur vivant. Jo Deseure, l’actrice principale et en quelque sorte partenaire de voyage de Yoann Blanc, avait déjà tourné avec Doignon dans son court-métrage Le syndrome du cornichon (Lien Vimeo vers la bande-annonce).

A défaut de bande-annonce (l’intégration de celle-ci a été bloquée par les ayants droit - très difficile à comprendre dans un monde connecté et s’agissant quand même de « publicité » pour le film !) voici une courte interview de la réalisatrice. Toute l’intrigue de son film se résume quasiment au synopsis et Géraldine Doigon « pitche » elle-même son film en quelques mots :

Il s’agit donc d’un drame, voire d’un road movie intimiste et initiatique. C’est la rencontre de plusieurs solitudes, à tel point que jouant sur les mots et les titres nous pensions lors de la vision du film que nous aurions pu l’appeler La solitude des nombres premiers ! En réalité « road movie » ne convient pas vraiment parce que sur la route, sur l’itinéraire vers la découverte de l’autre et surtout de soi-même, il y aura une halte dans une maison, près de la mer.

Réflexion d’un homme solitaire qui fait un travail qui ne l’épanouit pas, frustré d’être réduit à la vie d’un rat de laboratoire, il va tenter de se retrouver ou plutôt en retrouvant sa belle-mère, s’autoriser à s’ouvrir à lui-même, à s’épanouir, à lâcher prise, lui qui avait déjà laissé là-bas, dans son passé, sa maison , sa compagne, ses amis et même ses poissons (mais pas ceux de son labo !).

Quelle peut être la relation de Mathieu avec les autres ? Troublante - mais non en fait - avec une jeune fille ? Interpellante avec sa belle-mère ? Ulysse peut-il revenir en sa patrie après son voyage où il s’initie à lui-même ? Et s’il rentre, peut-il rester ou faut-il prendre le large ? Ce sont quelques-unes des questions que soulève le film.

Le film paraît ainsi intéressant et ouvrir des questions sur ce qui fait le cœur de notre vie : être en adéquation et en vérité avec soi-même. Christie Huysmans, une consoeur de Cinéfemme a beaucoup aimé le film tandis qu’un confrère, Eric Van Cutsem de cinopsis.be , lui a été déçu par cet homme à la mer. Ce sont deux critiques dont nous apprécions le jugement. Quant à nous, nous nous situons entre les deux, entre deux eaux pour faire un mauvais jeu de mots ! Et cela tient, notamment à l’interprétation de Yoann Blanc, non pas qu’elle soit mauvaise, mais que l’ayant découvert récemment dans La Trêve, son personnage - que l’on avait vu dans une série de quasiment dix heures - venait contaminer celui de ce film, brouillant les pistes et entrainait un déficit de neutralité.

Comme souvent dans ce cas, soit vous vous jetez à l’eau (!), soit vous restez sur le rivage ou attendez les échos que ne manqueront pas d’en faire certains de vos amis avant de vous rendre dans une salle où le film est projeté.


flèche Sur le web : Lien vers la fiche IMDB


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