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Cinécure est historiquement lié aux émissions radio consacrées au cinéma par Charles De Clercq sur RCF. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

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Les critiques de Julien Brnl
UTØYA, 22 JUILLET
Réalisateur(s) : Erik Poppe
Article mis en ligne le 15 décembre 2018

par Julien Brnl

➡ Vu au cinéma Caméo des Grignoux - Sortie du film le 05 décembre 2018

Signe(s) particulier(s) :

  • après « Un 22 Juillet » de Paul Greengrass sorti directement sur Netflix en octobre dernier, et revenant sur le combat physique et psychologique d’un jeune survivant des attentats du 22 juillet 2011 en Norvège et d’un pays en pleine reconstruction, il s’agit du second film basé sur cet événement tragique, mais vécu ici au travers des yeux d’une victime, en tant réel, durant le massacre ;
  • le tournage, pour raisons d’éthiques, s’est réalisé sur l’île voisine d’Utøya ;
  • écrit sur base de témoignages de victimes et de rapports de police, bien que tous les personnages du film soient fictifs.

Résumé :
Île d’Utøya, Norvège. Le 22 juillet 2011.
Dans un camp d‘été organisé par la Ligue des jeunes travaillistes, un homme de 32 ans ouvre le feu.

La critique de Julien

Bien plus éprouvant que le film de Paul Greengrass, mais bien moins approfondi, « Utøya, 22 Juillet » est une expérience de cinéma glaçante, laquelle nous fait revivre le massacre des jeunes travaillistes norvégiens durant l’attentat du 22 juillet, sur l’île du même nom. Durant les interminables septante-deux minutes pendant lesquelles l’assaillant n’a cessé de tirer sans relâche sur ces jeunes, le spectateur suit la terreur vécue par Kaja, terrorisée par ce qui leur arrive, tandis qu’elle a perdu la trace de sa sœur...

Présenté sous forme d’un seul plan-séquence (une seule scène sans coupure de caméra), mais tourné en cinq plans-séquences différents et extrêmement répétés avec des acteurs amateurs, ce film permet d’illustrer l’horreur endurée par ces jeunes, dont la moitié n’avait pas vingt ans lorsqu’ils se sont faits tuer...

Ici, pas de musique, pas d’effets spéciaux, juste une course-poursuite pour la survie alors que les détonations de balles résonnent partout sur l’île.

Même si l’assaillant n’est visible qu’au loin, et à deux reprises, la mise en scène permet de ressentir ici sa présence terrorisante à n’importe quel endroit de l’île, et de craindre son apparition. Concernant les personnages, on n’ose imaginer ce qu’ils ont du ressentir, bien que le film d’Erik Poppe parvient à retranscrire physiquement leurs peurs et leur terreur, d’autant plus qu’ils ne savaient pas ce qu’il se passait, ni combien il y avait de meurtriers. Dès lors, faut-il (tenter de) se cacher dans la petitesse du lieu et attendre de se faire prendre, où courir au risque de mourir tout de suite ?

Durant septante-deux minutes, la caméra ne lâche alors jamais le visage de Kadja, laquelle croisera quelques autres jeunes, qu’elle tentera d’aider, tandis qu’elle n’aura d’autre but que de retrouver sa petite sœur... Durant ces cinq scènes emblématiques, car visuellement construites de manière à ce qu’on ne les oublie pas, le spectateur se retrouve alors être le témoin de cette tuerie sans précédent, où la mort est omniprésente.



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