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CINECURE
L’actualité du cinéma sur RCF

CINECURE pas un blog mais le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour la radio RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Arnaud Desplechin (2015)
Trois souvenirs de ma jeunesse
Sortie le 20 mai 2015
Article mis en ligne le 11 mai 2015
dernière modification le 3 juin 2015

par Charles De Clercq
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Synopsis : Paul Dédalus va quitter le Tadjikistan. Il se souvient… De son enfance à Roubaix… Des crises de folie de sa mère… Du lien qui l’unissait à son frère Ivan, enfant pieux et violent…Il se souvient… De ses seize ans… De son père, veuf inconsolable… De ce voyage en URSS où une mission clandestine l’avait conduit à offrir sa propre identité à un jeune homme russe… Il se souvient de ses dix-neuf ans, de sa sœur Delphine, de son cousin Bob, des soirées d’alors avec Pénélope, Mehdi et Kovalki, l’ami qui devait le trahir… De ses études à Paris, de sa rencontre avec le docteur Behanzin, de sa vocation naissante pour l’anthropologie… Et surtout, Paul se souvient d’Esther. Elle fut le cœur de sa vie.

Acteurs : Mathieu Amalric, André Dussollier, Leonard Matton, Dinara Drukarova, Olivier Rabourdin, Quentin Dolmaire, Françoise Lebrun.

Le sous-titre du film est « Nos arcadies ». A l’origine, c’était le titre prévu pour le film. S’agit-il d’une référence à l’utopique « terre idyllique pastorale et harmonieuse » ? Difficile à dire, d’autant que le titre actuel donne une autre dimension au film.

Trois souvenirs de ma jeunesse est une préquelle à Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle). Le réalisateur nous en dit un peu plus sur la relation avec Esther. Là où Emmanuelle Devos interprétera l’adulte, ici, c’est la jeune Lou Roy-Lecollinet qui lui donne corps donne adolescente. Et si Mathieu Amalric est bien le Paul Dédalus d’aujourd’hui, ce sera un jeune acteur, venant du théâtre, Quentin Dolmaire, qui le représentera adolescent.

Il aurait peut-être été préférable que je voie Comment je me suis... avant... ce préquelle pour en saisir les enjeux. En effet, je sors de la vision presse avec une légère insatisfaction, due, notamment à ces trois souvenirs déséquilibrés. Les deux premiers ne faisant pas le poids face au troisième, amplement plus développé qui couvre la relation avec Esther. Certes, les deux autres permettent de découvrir la relation de Paul Dédalus avec son père qui ne peut gérer le deuil d’avec son épouse. Ce que j’ai retenu, c’est surtout l’interprétation du jeune Dolmaire. Il incarne à la perfection Paul, de ses 16 à 21 ans. Plutôt que d’évoluer grâce au grimage, ce seront son attitude, sa coupe de cheveux, sa barbe qui montreront son évolution dans le temps. Il excelle aussi dans son phrasé, très littéraire (on a parfois l’impression qu’il parle comme dans un roman du XIXe... ou, peut-être, comme Arnaud Desplechin !).

Le mérite du film sera peut-être de m’inciter à voir sa « suite », Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle) avant de retourner en salle pour le revoir en toute connaissance de cause, ce qui me permettra peut-être de lui donner sereinement une cote.

En l’état, j’invite à lire l’excellente critique de Nicolas Gilson sur son site Un grand moment de...

© Jean-Claude Lother Why not Productions
© Jean-Claude Lother Why not Productions
trois05

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