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Cinécure est historiquement lié aux émissions radio consacrées au cinéma par Charles De Clercq sur RCF. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

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Stephen Frears
The program
Sortie le 18 novembre 2015
Article mis en ligne le 5 novembre 2015
dernière modification le 23 novembre 2015

par Charles De Clercq

Synopsis : Découvrez toute la vérité sur le plus grand scandale de l’histoire du sport : le démantèlement du programme de dopage qui a fait de Lance Armstrong une légende. De la gloire à l’humiliation, « The Program » retrace le parcours de la star du Tour de France.

Acteurs : Jesse Plemons, Lee Pace, Ben Foster, Chris O’Dowd, Guillaume Canet.

Le film n’est pas un biopic sur Lance Armstrong, ce serait réducteur. Il nous montre trois itinéraires, celui d’un journaliste d’investigation [1], David Walsh (Chris O’Dowd), ceux de deux autres qui n’auraient pas dû se croiser, Lance Armstrong (Ben Foster) et le médecin et pharmacien Michele Ferrari.

Il est probable que les amateurs de sport et en particulier de cyclisme (ce que je ne suis pas) trouveront des faiblesses et défauts à ce film. En revanche, j’ai apprécié ce film qui ajoute une touche de réalisme en incluant des images d’archives au cœur même de l’action cinématographique. Pendant la montée en puissance de Lance, la découverte de son cancer, j’ai été en empathie avec l’homme, le sportif jusqu’au moment où il a franchi les limites et, je dois reconnaître que même là, il m’a été difficile de basculer dans l’antipathie. A ce sujet le film de Frears n’est pas un réquisitoire (ni d’ailleurs un plaidoyer). Il tente de rendre compte de ce programme auquel Armstrong a adhéré après et avant d’autres. Mais c’est là un autre débat.

C’est l’aventure de quelqu’un de pas tout à fait honnête, d’un autre qui cherche à le coincer, des ambiguïtés des rédactions et responsables sportifs qu’il m’a été donné de voir. C’est bien filmé, d’autant que les conditions ne furent pas faciles. Il fallait trouver des cyclistes professionnels pour jouer dans le film mais peu étaient partent, qu’il s’agisse d’un refus d’adhérer au projet en lui-même ou de courir pendant leur période de repos [2]. On trouvera des anecdotes issues du dossier presse sur le site Allociné : ainsi sur la préparation physique de Ben Foster (qui, ai-je vu sur la Toile, aurait pris des produits dopants pour en connaître l’effet afin de soeur en connaissance de cause !) et bien d’autres.

De mon côté, j’ai simplement été conquis par le film. L’émotion était également au rendez-vous.



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