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CINECURE
L’actualité du cinéma sur RCF

CINECURE pas un blog mais le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour la radio RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Stephen Frears
The program
Sortie le 18 novembre 2015
Article mis en ligne le 5 novembre 2015
dernière modification le 23 novembre 2015

par Charles De Clercq
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1993-2013 : ascension, gloire, chute d’un héros qui n’était pas solitaire. 82/100

Synopsis : Découvrez toute la vérité sur le plus grand scandale de l’histoire du sport : le démantèlement du programme de dopage qui a fait de Lance Armstrong une légende. De la gloire à l’humiliation, « The Program » retrace le parcours de la star du Tour de France.

Acteurs : Jesse Plemons, Lee Pace, Ben Foster, Chris O’Dowd, Guillaume Canet.

Le film n’est pas un biopic sur Lance Armstrong, ce serait réducteur. Il nous montre trois itinéraires, celui d’un journaliste d’investigation [1], David Walsh (Chris O’Dowd), ceux de deux autres qui n’auraient pas dû se croiser, Lance Armstrong (Ben Foster) et le médecin et pharmacien Michele Ferrari.

Il est probable que les amateurs de sport et en particulier de cyclisme (ce que je ne suis pas) trouveront des faiblesses et défauts à ce film. En revanche, j’ai apprécié ce film qui ajoute une touche de réalisme en incluant des images d’archives au cœur même de l’action cinématographique. Pendant la montée en puissance de Lance, la découverte de son cancer, j’ai été en empathie avec l’homme, le sportif jusqu’au moment où il a franchi les limites et, je dois reconnaître que même là, il m’a été difficile de basculer dans l’antipathie. A ce sujet le film de Frears n’est pas un réquisitoire (ni d’ailleurs un plaidoyer). Il tente de rendre compte de ce programme auquel Armstrong a adhéré après et avant d’autres. Mais c’est là un autre débat.

C’est l’aventure de quelqu’un de pas tout à fait honnête, d’un autre qui cherche à le coincer, des ambiguïtés des rédactions et responsables sportifs qu’il m’a été donné de voir. C’est bien filmé, d’autant que les conditions ne furent pas faciles. Il fallait trouver des cyclistes professionnels pour jouer dans le film mais peu étaient partent, qu’il s’agisse d’un refus d’adhérer au projet en lui-même ou de courir pendant leur période de repos [2]. On trouvera des anecdotes issues du dossier presse sur le site Allociné : ainsi sur la préparation physique de Ben Foster (qui, ai-je vu sur la Toile, aurait pris des produits dopants pour en connaître l’effet afin de soeur en connaissance de cause !) et bien d’autres.

De mon côté, j’ai simplement été conquis par le film. L’émotion était également au rendez-vous.

Notes :

[1qui ne serait pas le seul à avoir enquêté : « Pierre Ballester qui a enquêté avec David Walsh relève que ce film occulte sa participation : « Ils peuvent scénariser comme ils l’entendent et faire de David le journaliste contre le reste du monde mais ils ne peuvent pas maquiller ou travestir la réalité des faits : nous étions deux, à 50-50, dans l’écriture comme dans les emmerdements. » Pour son avocat Thibault de Montbrial « Ils ont gommé d’un trait toute la composante française de l’enquête. » Pour le journal L’Équipe, « Le film se focalise sur la relation entre ce journaliste irlandais et le coureur américain. Avec un raccourci : Walsh est présenté comme un enquêteur solitaire travaillant à l’encontre du reste de la presse [...]. The Program oublie notamment Pierre Ballester, ancien journaliste de L’Équipe et co-auteur de deux enquêtes avec Walsh (LA Confidentiel en 2004 et LA Officiel en 2006). [...]. Le film zappe d’autres épisodes-clés dans la chute d’Armstrong comme la révélation en 2005 par L’Équipe de prise d’EPO lors du Tour de France 1999, après une enquête de Damien Ressiot. » » Source : Wikipedia

[2Tout comme la production du film, le tournage de The Program a dû être très rapide. Stephen Frears et son équipe ont rencontré quelques obstacles. Pour rendre le film encore plus réaliste, des coureurs professionnels devaient venir sur le plateau en guise de figurants. Sauf que, la saison se termine en septembre et l’entraînement reprend en novembre, ce qui laissait un court laps de temps, surtout que le tournage a commencé à la mi-octobre. L’équipe du film a ensuite rencontré quelques difficultés lors de la partie dans les Alpes. En automne, il a pas mal neigé et les scènes tournées étaient censées se passer au mois de juillet. Et en plus, elles devaient être terminées dans un délai de dix jours. Mais au final, selon Tim Bevan, leur plus gros défi a été de retranscrire la sensation de vitesse à vélo (source : Allociné)


flèche Sur le web : Lien vers la fiche IMDB


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