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CINECURE
L’actualité du cinéma

Cinécure est historiquement lié aux émissions radio consacrées au cinéma par Charles De Clercq sur RCF. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

Guillermo Del Toro
The Shape of Water (La forme de l’eau)
Sortie le 31 janvier 2018
Article mis en ligne le 17 janvier 2018
dernière modification le 15 février 2018

par Charles De Clercq
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Un amour est-il impossible parce qu’il finit par tomber à l’eau ?
Quand les monstres ne sont pas les monstres que l’on pense, cela donne à penser. 90/100

Synopsis : Modeste employée d’un laboratoire gouvernemental ultrasecret, Elisa mène une existence morne et solitaire, d’autant plus isolée qu’elle est muette. Sa vie bascule à jamais lorsqu’elle et sa collègue Zelda découvrent une expérience encore plus secrète que les autres…

Acteurs : Doug Jones, Sally Hawkins, Michael Shannon, Michael Stuhlbarg, Octavia Spencer, Richard Jenkins.

Beaucoup de choses ont été dites et écrites au sujet de ce film, Lion d’or à la Mostra de Venise, soit l’une des près de cinquante récompenses sur plus de deux cents nominations et dont le site IMDB recense plus de cinq cents critiques ! Nous nous tiendrons donc à l’essentiel de ce que nous avons ressenti durant ce long métrage, ultra référencé, qui situe son action durant la Guerre froide. La toute première chose à laquelle le film nous a fait songer est Creature from the Black Lagoon (L’étrange créature du lac noir), réalisé par Jack Arnold en 1954. Classé dans le genre « horreur » nous y vouions plutôt un conte philosophique qui a marqué nombre de cinéphiles. Il est intéressant de faire état que dans la série Dawson’s Creek [1] le projet du héros, Dawson Leery [2] est de réaliser un remake du film de Jack Arnold. Nous disions à l’époque qu’avoir le but de réécrire un tel film était déjà un bon signe. Le remake jamais vraiment réalisé dans cette série l’est ici, vingt ans plus tard par Guillermo Del Toro et avec un immense talent.

Il oblige à jeter un autre regard sur l’(in)humain, sur les monstres que l’on voyait à l’époque et que l’on décrète aujourd’hui encore. Ce sont des exclus de la société, des gens qui ne peuvent communiquer comme les autres, qui pourront s’associer pour (s’)aimer. C’est la prise de conscience du potentiel destructeur et inhumain de l’espèce humaine en général d’une part mais aussi que des exceptions sont possibles. Ici ce seront une femme mutique, une femme noire (pardon ’afro-américaine’), un voisin gay qui pourront s’associer à un « traître » russe pour sauver la créature venue de l’eau et enchainée avant d’être condamnée à mort. Ce sont ces rejetés de la société qui pourront passer outre leurs attentes et leurs désirs pour que la vie soit plus forte que la mort. Sally Hawkins est ici prodigieuse (comme elle l’était déjà dans Maudie) face à l’antagoniste Richard Strickland, brillamment interprété par Michael Shannon, tous deux aidés par les seconds rôles et la musique d’Alexandre Desplat, sans oublier Doug Jones dans le rôle de l’homme amphibien.

Diaporama

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Bande-annonce :

Notes :

[1bien plus intéressante que sa limitation à une cible adolescente, notamment par les thèmes abordés, le sous-texte de la série et sa construction sur base d’une autocritique.

[2James Van Der Beek, qui a part The Rules of Attraction en 2002, tourné durant Dawson, n’a pu donner du potentiel sur le grand écran, condamné en quelque sorte à son image dans la série TV.


flèche Sur le web : Lien vers la fiche IMDB


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