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Cinécure est historiquement lié aux émissions radio consacrées au cinéma par Charles De Clercq sur RCF. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

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Rupert Everett
The Happy Prince
Sortie le 3 octobre 2018
Article mis en ligne le 18 août 2018
dernière modification le 6 août 2019

par Charles De Clercq

Synopsis : Le film raconte l’histoire inédite des derniers jours de la vie tragique d’Oscar Wilde. Ce grand homme de lettres, l’un des auteurs les plus célèbres d’Angleterre à l’époque, n’est désormais plus qu’une superstar déchue. Grâce a des flashbacks, nous revivons aussi ses moments de gloire et d’amour.

Acteurs : Rupert Everett, Colin Firth, Emily Watson, Colin Morgan, Tom Wilkinson, Anna Chancellor, Béatrice Dalle, Julian Wadham.

A l’heure où l’on voudrait que les rôles de personnages transgenres soient joués par des acteurs tels et non cisgenres, et où l’on pousse un peu plus loin avec les personnages gays et lesbiennes, mais aussi récemment ajoutant la religion (lire ici, en anglais), on ne pourra pas rapprocher à Rupert Everett, l’acteur, qui réalise ici son premier film, de ne pas cadrer avec la sexualité du personnage qu’il interprète !

Rupert Everett s’attaque ici à un biopic d’un monstre (au sens figuré, de la littérature, et au sens propre, pour certains de ces contemporains) anglais, Oscar Wilde. Un biopic qui se focalise sur les dernières années, sombres et noires de Wilde, après son emprisonnement, qu’il passera essentiellement en France (ce qui nous vaudra plusieurs scènes en français), mais aussi à Bruxelles (Place des Martyrs).

Le biopic est classique et formé avec plusieurs flashbacks, notamment avec deux de ses amants Alfred Bosie Douglas (Colin Morgan, flamboyant) et Robbie Ross (Edwin Thomas). Son épouse Constance (mariage obligé pour tenter de faire taire la rumeur de son homosexualité) est jouée par Emily Watson tandis que Colin Firth donne corps à son ami Reginald Turner. Pour classique qu’il soit, le biopic a les défauts de ses qualités. Si l’on relève la qualité d’interprétation, le soin de la reconstitution, les ambiances et des différents rôles (même mineurs) l’on regrette l’éclatement du récit, ponctué parfois de visions d’Oscar Wilde.

L’intrigue est sous-tendue par sa lettre De Profundis écrite depuis la prison à son amant, par The Ballad of Reading Gaol et surtout The Happy Prince and Other Tales. Elle parlera surtout aux fans d’Oscar Wilde et/ou de Ruppert Everett. Au final, le spectateur aura vu un film très ou trop classique qui lui donnera l’impression que le réalisateur a, d’abord voulu rendre hommage à Wilde, ensuite a voulu se faire plaisir et enfin, relever le fait que de nombreux Anglais ont été emprisonnés, condamnés, spoliés, raillés... du simple fait qu’ils étaient homosexuels et que ce n’est qu’en 2007 que Wilde fut gracié - tout comme Alan Turing, voir le film The Imitation Game (2014).

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