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Les critiques de Julien Brnl
The Equalizer 2
Réalisateur(s) : Antoine Fuqua
Article mis en ligne le 20 août 2018

par Julien Brnl
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Malgré un travail de profondeur autour du personnage central, et quelques passages assez puissants, « Equalizer 2 » n’arrive pas à égaler l’efficacité de son aîné, au risque de décevoir ses fans. - 12/20

➡ Vu au cinéma Acinapolis Jambes - Sortie du film le 15 août 2018

Signe(s) particulier(s) :

  • suite du film « Equalizer » d’Antoine Fuqua sorti en 2014, et adapté de la série télévisée américaine « Equalizer », diffusée sur CBS de 1985 à 1989 ;
  • c’est la quatrième fois que Denzel Washington retrouve le réalisateur Antoine Fuqua, grâce à qui il a pu remporter l’Oscar du meilleur acteur en 2002 pour son rôle de flic ripoux dans « Training Day », et la première fois qu’il tourne dans une suite.

Résumé : Robert McCall, un agent des services secrets américains à la retraite, travaille comme chauffeur de taxi à Boston. Lorsqu’il apprend que son amie Susan Plummer a été assassinée par un groupe de criminels ayant une dette envers lui, il décide de reprendre les armes et de venger sa mort. L’assassinat aurait un lien avec les événements qu’il a vécu quatre ans auparavant...

La critique

Déjà quatre ans que nous avons fait la connaissance de Robert McCall, un ancien agent de la CIA, veuf et insomniaque, reconverti en chauffeur de taxi à Boston. Dans « Equalizer », McCall, qui croyait avoir tiré un trait sur son lourd passé qu’il cherchait à oublier, s’était retrouvé à démanteler, avec méthode et violence, un réseau de malfrats russes afin de venir en aide à ses victimes, dont une certaine Teri, une jeune prostituée russe, avec qui il avait sympathisé. Tandis qu’il continue aujourd’hui de servir la justice au nom des exploités et des opprimés, Robert apprend que son amie, et ancienne collègue, Susan Plummer, a été assassinée, et de manière étrange. Bien décédé à venger sa mort, « l’Equalizer » va enquêter dessus, et découvrir une conspiration dont il n’avait pas idée, tout en prenant sous son aile le jeune Miles Whittaker, un gars vivant dans son immeuble, mais filant un mauvais coton...

Le premier film adapté avait su trouver son public et les critiques, que sa soit par son action très efficace et violente, sa mise en scène rythmée et classique, ou par le jeu soutenu de son acteur principal, qu’on ne présente plus depuis longtemps. Outre des ficelles scénaristiques inhérentes au genre, et la prévisibilité de son scénario, « Equalizer » était un divertissement plaisant, et calibré pour le grand public en quête de spectacle musclé, autour d’un antihéros impeccablement endossé. Si on reste globalement dans la même veine que son prédécesseur, cette suite a quelques plaies à panser.

Pas certain tout d’abord que ce nouvel épisode était nécessaire, au risque en plus de s’engouffrer dans la redite. Heureusement, ce n’est pas le cas ici, bien que cette énième histoire de vengeance a du mal à sortir du lot. Cependant, elle nous permet d’en découvrir un peu plus sur la psychologie du personnage assez épais campé par Denzel Washington, et son passé de mercenaire, bien plus concerné ici que dans sa précédente aventure. C’est d’ailleurs sans doute l’élément le plus appréciable dans ce film, puisque pratiquement toute l’intrigue repose sur les conséquences d’événements antérieurs le concernant.

« Equalizer 2 » conserve la même rage au ventre en termes de scènes de combat, toutefois peu nombreuses, mais toujours aussi efficaces, et sanglantes. Et puis, la force tranquille qu’est Denzel Washington apporte une plus-value à ce personnage intriguant, qu’il ne veut mieux pas croiser lorsqu’il est énervé.

Dommage que l’intrigue soit bien plus longue à la détente et moins rythmée que celle de son modèle, elle qui met du temps à démarrer, la faute à du surplace inutile, d’autant plus qu’on devine aisément qui sont les antagonistes, et où cette enquête va aboutir. Sans parler de ses ellipses scénaristiques, et du manque total de rétro-action des forces de l’ordre autour des faits et gestes de McCall, censé également enquêter de leurs côtés, d’autant plus que ce dernier est civilement mort et enterré... Enfin, Antoine Fuqua gère moins bien l’espace, tandis que les décors abusent parfois ici de fonds vert qui piquent aux yeux, notamment lors du long règlement de comptes final.



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