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Cinécure est historiquement lié aux émissions radio consacrées au cinéma par Charles De Clercq sur RCF. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

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Les critiques de Julien Brnl
Sweet Country
Réalisateur(s) : Warwick Thornton
Article mis en ligne le 24 juillet 2018
dernière modification le 26 juillet 2018

par Julien Brnl

➡ Vu au cinéma Caméo des Grignoux - Sortie du film le 18 juillet 2018

Signe(s) particulier(s) :

  • Prix spécial du jury à la Mostra de Venise 2017 et Prix du meilleur long métrage aux Asia Pacific Screen Awards 2017 ;
  • après avoir remporté la Caméra d’or pour son meilleur premier long métrage « Samson et Delilah » en 2009 au Festival de Cannes, le réalisateur, scénariste et directeur de la photographie australien Warwick Thornton film une nouvelle fois l’outback australien en y dépeignant la vie difficile de sa communauté aborigène.

Résumé : Sam, un fermier aborigène, est contrait de fuir avec sa femme après avoir abattu, en état de légitime défense, le fils du propriétaire blanc de la station. Le sergent Fletcher se lance à sa poursuite, traquant le couple par tous les moyens nécessaires avec l’aide d’un rabatteur local et de quelques propriétaires terriens.

La critique

Nous sommes en 1929, dans l’outback du Territoire du Nord australien. Travaillant sur les terres d’un employeur respectable et pasteur du coin, un aborigène de couleur noire va se retrouver au cœur d’un conflit précédé de nombreuses années d’injustice et de discrimination. En effet, alors que ce dernier se retrouvera (par un concours de circonstances) à tuer un infâme Vétéran blanc de l’armée par pure légitime défense, il sera poursuivit, pour crime aggravé, par un sergent impitoyable, afin de répondre de ses actes, devant la justice d’un pays ravagé par le racisme.

En l’espace de cette traque à travers les terres arides du désert australien, le réalisateur Warwick Thornton résume une page de l’histoire de son pays, durant laquelle la population aborigène était encore considérée comme un cheptel, soit au service des hommes blancs, soit sauvage dans une nature hostile.

Mis en scène à la façon d’un western, c’est analyse sociopolitique des relations entre populations d’origine(s) différente(s) vivant sur la même terre est assez classique dans son fond, mais visuellement percutante. Peu de paroles ici, et davantage d’images, d’expressions venant appuyer la rancœur et l’amertume envers la différence.

Warwick Thornton a eu la bonne idée d’agrafer au temps du récit principal des bribes de flash-back et de flashforward silencieux sur les événements passés ou à venir, permettant dès lors de donner du poids à la narration, et une saveur amère venant parfaitement appuyer les enjeux du récit. En guise de cerise sur le gâteau, la photographie de Warwick Thornton est à couper le souffle, et nous offre des images du paysage nord-australien, aussi vaste que recouvert de poussière de grès.



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