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CINECURE
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Cinécure est historiquement lié aux émissions radio consacrées au cinéma par Charles De Clercq sur RCF. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

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Justin Lin
Star Trek Beyond (Star Trek sans limites)
Sortie le 17 août 2016
Article mis en ligne le 12 août 2016
dernière modification le 7 août 2019

par Charles De Clercq

Synopsis : L’univers créé par Gene Roddenberry et relancé par J.J. Abrams en 2009, fait son retour devant la caméra de Justin Lin (qui a signé la franchise Fast & Furious) avec Star Trek Sans Limites, une aventure toujours plus épique de l’USS Enterprise et de son audacieux équipage. L’équipe explore les confins inexplorés de l’espace, où elle sera confrontée, ainsi que toute la Fédération, à un nouvel ennemi.

Acteurs : Chris Pine, Simon Pegg, Zachary Quinto, Zoe Saldana, Karl Urban, Idris Elba, Sofia Boutella, Anton Yelchin, John Cho.

Nous avons été déçu par ce nouveau volet de la saga Star Trek ! Et cela ne tient pas tant au scénario, malgré quelques faiblesses, mais à des questions techniques assez triviales ! Nous avons vu le film en 3D. C’est souvent décourageant, mais, heureuse surprise, c’était de la 3D active ce qui atténue souvent certains des effets négatifs du (pseudo)relief au cinéma. Hélas, il n’en fut rien. Les images étaient très très sombres (techniquement pas psychologiquement !), désagréables, illisibles parfois et notamment les différents combats. Nous sommes plusieurs journalistes à avoir fait la même réflexion et ce n’est donc pas lié à notre vue ! A moins d’un problème technique lié au projecteur (auquel cas nous relèverions notre note à 65), on ne peut que conseiller en l’état de voir le film en 2D et à espérer que les défauts relevés seront absents ou atténués ! Tout cela est regrettable d’autant que fan tant de la série que des différents films qui lui ont succédé, nous sommes très bon public ! Nous sommes donc très déçu de notre déception !

Et il y a de quoi parce que le scénario lorgne aussi du côté de la série originale. En effet, nos héros se retrouvent sur une planète étrangère qui ne fait pas partie de la Fédération et cela permet de mixer de grands combats avec leurs ennemis, mais également les relations entre différents membres de l’équipe. C’est aussi un volet qui apporte un peu d’introspection et de confrontation aux images paternelles, tant pour le capitaine Kirk (Chris Pine) que pour Spock (Zachary Quinto). Alors que le capitaine se voit offrir des possibilités de monter en grade, notre vulcain est en rupture amoureuse d’avec la lieutenante Uhura (Zoe Saldana). Le film nous offre quelques moments d’humour et de second degré, notamment dans son introduction lorsque Kirk doit remettre un artefact (Abronath) à des extraterrestres de taille surprenante et au physique quasi canin. Mais il y a aussi les traditionnels échanges entre Spock et Bone le docteur), mais aussi Scotty. Les relations de ces deux-là (et de leur capitaine) ont beaucoup de ressemblances avec la série télévisée originelle.

Le film se permet même d’être « gay friendly » puisque nous découvrons Hikaru Sulu (John Cho) qui rend visite à son mari et sa fille lors d’une escale dans la station spatiale grandiose de Yorktown [1]. Au-delà de cet élément somme toute anecdotique, relevons un Spock blessé. C’est déjà une surprise et toujours avec son humour si caractéristique. Si l’Enterprise est violemment attaqué par un nouvel antagoniste dont il est préférable de découvrir l’identité (tant dans le scénario que comme acteur !) à la fin du film c’est aussi la découverte d’un ancien vaisseau l’USS Franklin et d’une créature qui en a fait sa « maison », Jaylah (Sofia Boutella, que nous avions découverte dans Kingsman : The Secret Service).

S’il y a les classiques incohérences de ce type de film (et que l’on accepte volontiers), notamment le bruit des armes et des explosions que l’on « entend » dans le vide de l’espace, l’arme ultime dont l’action semble bien riquiqui à la fin et que semble bien connaître l’antagoniste du film. Il y a aussi les vaisseaux qui fonctionnent (un peu) après de terribles dommages ou après des décennies... ou le matériel médical dépassé (pour cet univers, pas pour le nôtre !), il y a, à côté de cela le mixte de beaucoup d’éléments qui avaient tout pour séduire : la moto et la musique « classique » (vous comprendrez pendant la vision !) ou encore l’arme de destruction finale qui nous a fait songer à Mars Attacks ! ou même certains décors qui ne manquaient pas de rappeler les rochers en carton-pâte de la série...

Alors on peut être bon public, être séduit par un scénario malgré ses incohérences, être touché par l’hommage à Anton Yelchin décédé de façon tragique (et stupide !) à l’âge de 27 ans ou encore à feu Leonard Nimoy à qui le film fait d’ailleurs allusion (ainsi qu’aux anciens acteurs) par le biais d’une photo, aimer la science-fiction et rêver aux voyages aux confins des galaxies... c’est bien beau et jubilatoire d’avoir (et de ne pas voir !) certaines « choses » invisibles dans le scénario... si on ne voit pas bien les images, que voulez-vous que l’on puisse (bien) regarder et voir au cinéma ?

Bande-annonce VO :



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