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CINECURE
L’actualité du cinéma sur RCF

CINECURE pas un blog mais le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour la radio RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Afonso Poyart (2015)
Solace (Prémonitions)
Sortie le 16 septembre 2015
Article mis en ligne le 2 septembre 2015
dernière modification le 1er juillet 2016

par Charles De Clercq
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Proche d’une série TV mais tient la route grâce à Anthony Hopkins : 62/100

Synopsis : Un tueur en série énigmatique sévit à Atlanta, laissant le FBI totalement désemparé. Quoi qu’ils fassent, les enquêteurs ont toujours un coup de retard, comme si le tueur pouvait anticiper leurs mouvements à l’avance ! En désespoir de cause, ils se tournent vers le docteur John Clancy, un médium retraité dont les visions les ont aidés dans le passé.En étudiant le dossier, Clancy devine rapidement la raison pour laquelle le FBI est incapable de coincer le tueur : ce dernier possède le même don divinatoire que lui. Comment dès lors arrêter un tueur capable de prévoir l’avenir ? Commence alors une partie d’échecs impitoyable.

Acteurs : Anthony Hopkins, Colin Farrell, A Jeffrey Dean Morgan, Abbie Cornish, Sharon Lawrence, Kenny Johnson, Jose Pablo Cantillo.

Deuxième long métrage du réalisateur brésilien après un surprenant et remarqué 2 Coelhos [1]. Après vision, plusieurs s’accordent sur le fait qu’il y a des éléments intéressants dans ce film, Solace, qui n’est cependant pas sans défauts.

J’ai eu l’impression de voir un double épisode d’une série télévisée qui mixerait Esprits criminels et Les experts ! Je ne suis pas dépréciatif par cette comparaison, mais je traduis cette impression d’avoir vu un film au rythme speedé typique de certaines séries.

Dès le générique, et c’est presque regrettable, une clé de lecture est donnée au spectateur en donnant l’étymologie de Solace, comme verbe et substantif. Or cette clé ne sera suggérée qu’à la moitié du film et confirmée aux 3/5e ! Par ailleurs, le scénario du film admet que le fait médiumnique existe. Passé la réaction négative de l’Agent Katherine Cowles, la scientifique (Abbie Cornish), et même si les personnalités du médium et de la scientifique sont opposées, on ne va pas assister à un « buddy movie » [2]. En revanche, ce qui est intéressant, c’est la disparition d’un des protagonistes du récit vers les 2/3 du film [3] et plus encore, l’apparition d’un des premiers rôles, Colin Farrell, dans le dernier tiers du film (et probablement plus tard encore !). Cela bouscule un peu les habitudes des thrillers.

Il y a parfois certains abus d’effets spéciaux : les visions du médium (Anthony Hopkins), les démultiplications de personnages pour visualiser des futurs potentiels, la visualisation anticipée de certains et enfin les nombreux ralentis. Ce n’est donc la qualité des effets qui est en cause, mais plutôt qu’à certains moments j’en ai perçus comme étant des effets pour l’effet ! J’ai apprécié le jeu entre le médium et le tueur. Celui-ci est un médium beaucoup plus performant que celui qui travaille pour la police. Il prévoit chacune des situations et des étapes qui y mènent, et ce, jusqu’à la solution finale voire le protocole final ou, pour faire un lien avec l’exergue du film, le protocole compassionnel [4].

Les motivations du tueur soulèvent des questions éthiques qui sont d’ailleurs abordées durant le film et elles rejaillissent d’ailleurs jusqu’à la conclusion du film qui jette un regard totalement renouvelé sur le rôle de l’un des médiums !

Malgré ces faiblesses, malgré l’aspect qui lorgnait du côté des séries télévisées, j’ai pris plaisir à voir ce film et il devrait séduire des téléspectateurs même si son atout principal tient à Anthony Hopkins que nous retrouvons, dans ce film, du bon côté !
Quoique ! cela veut dire quoi « du bon côté » ? Et « cela » vous le comprendrez en regardant le film jusqu’à la fin !

Diaporama

Bande-annonce :

Notes :

[1Film en portugais que je n’ai pas vu et qui ne semble pas avoir été projeté en Europe, du moins pour le grand public en 2012

[2Où les héros forts dissemblables travaillent ensemble.

[3Mais nous avions déjà une disparition bien plus tôt dans Psycho de Hitchcock !

[4Je détourne ici le titre du roman autobiographique de feu Hervé Guibert !


flèche Sur le web : Lien vers la fiche IMDB

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