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Les critiques de Julien Brnl
Rampage
Réalisateur(s) : Brad Peyton
Article mis en ligne le 26 avril 2018
dernière modification le 29 juillet 2018

par Julien Brnl
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« Rampage » n’avait finalement d’yeux que pour sa source d’inspiration, à laquelle il n’a fait que reprendre les personnages, en changeant certes les règles, mais en n’y octroyant aucune saveur ajoutée, et nécessaire, à son passage sur grand-écran. Finalement, c’est un divertissement sans audace, écrit à main levée, et au visuel mille fois dépassé. 10/20

➡ Vu au cinéma Acinapolis Jambes - Sortie du film le 11 avril 2018

Signe(s) particulier(s) :

  • s’inspire du jeu vidéo « Rampage », développé et édité par Bally Midway en 1986 sur borne d’arcade, jouable à trois en simultané, et proposant d’incarner des monstres gigantesques tentant de survivre dans une ville contre l’armée ;
  • troisième fois que Dwayne Johnson sauve le monde devant la caméra du réalisateur Brad Peyton après « Voyage au Centre de la Terre 2 : l’Île Mystérieuse » (2012) et « San Andreas » (2015).

Résumé : Primatologue de profession, David Okoye a plus de mal à nouer des liens avec ses semblables qu’avec les singes. Pas étonnant qu’il se soit pris d’affection pour George, adorable gorille d’une intelligence hors du commun, dont il s’occupe depuis sa naissance. Mais suite à une expérience génétique catastrophique, George se métamorphose en monstre incontrôlable. Et il n’est pas le seul puisque d’autres animaux se transforment en prédateurs enragés aux quatre coins du pays, détruisant tout sur leur passage. Okoye décide alors de travailler d’arrache-pied avec une généticienne discréditée pour mettre au point un antidote. Pourront-ils à temps empêcher la planète d’être ravagée ?

La critique

Une fois de plus, Dwayne Johnson va sauver pas mal de monde avec ses gros muscles. Enfin, tout est relatif. Ici, il utilise avant tout ses mains, puisqu’il est un primatologue de renom, ayant appris le langage des signes à son gorille George, qu’il a élevé depuis sa naissance. Sauf qu’un jour, des capsules venues de l’espace (après une expérience scientifique ratée destinée à créer des armes) vont entrer dans l’atmosphère terrestre, et se cracher sur terre, libérant une substance gazeuse transformant tout animal s’en approchant en monstre incontrôlable...

L’originalité du film réside peut-être dans le changement des règles de jeu vidéo (du même nom, datant de 1986) duquel il s’inspire. Dans ce dernier, le but était de détruire tous les immeubles d’un quartier en résistant aux forces armées à l’aide de trois types de monstres (« George », un gorille, « Lizzie », un crocodile, et « Ralph », un loup), tandis que dans le film, les humains doivent leur résister... On ne voyait, en effet, pas trop comment ils auraient pu justifier le scénario du jeu adapté dans un film !

Avant de parler des bébêtes, parlons des personnages. Et commençons par le positif, avec un Dwayne Johnson qui commence sérieusement à ne plus trop en faire des tonnes dans ses rôles, ce qui est plutôt réconfortant, et signe que son jeu « évolue ». Mais il reste une fois de plus dans son rayon d’activité, en sauveur de l’humanité. Mais pour le reste du casting, c’est une autre paire de bras...
Naomie Harris interprète le Dr. Kate Caldwell, une généticienne au passé plus qu’intéressant, mais volontairement passé à la trappe au profil d’une quête de rébellion contre ses anciens employeurs (Energyne), ayant jadis profité de ses services, eux qui sont aujourd’hui responsables des événements qui surviennent. Et c’est Malin Åkerman et Jake Lacy qui les interprètent ici, en grands méchants de l’histoire. Risible et caricatural, leur duo rappelle celui que formaient Jessie et James dans « Pokémon »... Tout est dit. Enfin, il y a aussi Jeffrey Dean Morgan, dans la peau de l’agent Russell, à qui on a refourgué toutes les punchlines.
Cerise sur le gâteau : vous ne passerez pas à côté de la naissance d’une histoire d’amour...

Mais le gros problème du film reste son écriture, libérant un sous-propos (de drame) scientifique totalement contré, seulement là pour justifier la transformation de ces trois animaux en monstres, pour les besoins de l’histoire... Au contraire, les personnages avancent la plupart du temps dans le vide, ne mobilisant pas notre intérêt, ce qui a tendance à nous éloigner encore un peu plus d’eux.

Alors oui, on pourrait se rassurer en se disant que si l’on va voir un film comme celui-là, c’est pour se divertir, et rien d’autre... Sauf qu’ici, l’action est mécanique, et les ressorts scénaristiques trop prévisibles. Il en découle des animaux mutants qui ne font jamais peur, tandis que l’on attend d’eux qu’ils entrent en piste, et détruisent tout. Mais dans le genre « grosses bébêtes », ce film est déjà vu. Certes, certains effets numériques sont franchement impressionnants, mais il faut attendre la scène finale (c’est-à-dire trop longtemps) pour satisfaire notre soif de cinéphile en quête de gros spectacle, et ainsi voir ce gorille, ce loup et ce crocodile envahir Chicago, escalader des buildings, et sauter sur tout ce qui bouge, pour le détruire.



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