Bandeau
CINECURE
L’actualité du cinéma sur RCF

CINECURE est le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour RCF.

Les critiques de Julien Brnl
Prendre le Large
Réalisateur : Gaël Morel
Article mis en ligne le 11 décembre 2017
dernière modification le 5 août 2018

par Julien Brnl
logo imprimer

Si « Prendre le Large » rappelle le point de départ du film « Crash Test Aglaé » d’Éric Gravel (sorti en août dernier), c’est dans un tout autre genre que le film le développe ici, bien plus terre-à-terre, douloureux, dévoilant une chronique sociale suffisamment honnête pour laisser place à la compréhension (pour ne pas dire à l’empathie étant donné que le personnage de Sandrine Bonnaire agira parfois par mécanisme), malgré son manque d’emprunte générale dans ses propos. - 13/20

➡ Vu au cinéma Caméo des Grignoux - Sortie du film le 22 novembre 2017

Signe(s) particulier(s) :

  • l’idée du film vient de la situation du textile à Villefranche-sur-Saône, là où le père du réalisateur avait longtemps travaillé comme ouvrier ;
  • le choix de situer l’intrigue au Maroc est lié au fait que c’est le seul pays d’Afrique du Nord qui offre autant de sécurité aujourd’hui, ainsi que pour créer le fossé avec l’image vacancière que l’on se fait du pays...

Résumé : Edith, 45 ans, ouvrière dans une usine textile, voit sa vie bouleversée par un plan social. Loin de son fils et sans attache, plutôt que le chômage, elle est la seule à choisir de rejoindre son usine délocalisée au Maroc…

La critique

Bien ancré dans notre réalité actuelle, « Prendre le Large » nous raconte le changement de vie d’un tiers ouvrier, qui voit son usine (de textile) mettre la clef sous la porte, et qui accepte, afin de pouvoir continuer à travailler, d’être délocalisé à l’étranger. Entre l’adaptation, les changements d’habitudes, le choc culturel, les stigmatisations, les nouvelles rencontres, les soucis imprévus (et bien d’autres), ce dernier découvrira les conséquences de ses choix, à la fois dictés par une société en pleine mondialisation, mais aussi personnels.

Il est ainsi question du portrait d’Edith, qui se voit perdre son besoin vital de travailler (en France), tandis que son fils l’a (quasiment) rayé par choix de vie, au fil des ans. Cette double situation l’aidera à partir plus sereinement, et tenter cette folle aventure. C’est la très authentique Sandrine Bonnaire qui incarne (avec un coup de vieux) ce personnage courageux, qui refuse de baisser les bras, mais dont l’évolution psychologique est ici très austère, jusqu’à son émancipation, arrivant par la toute petite porte en fin de film. Et à vrai dire, ce final sonne d’ailleurs un peu surfait par rapport à ce à quoi il nous avait habitué le film...

Si le scénario de Gaël Morel et Rachid O part d’une intention réaliste, ce dernier s’apitoie bien plus qu’il ne cherche à surmonter les choses, et freine son personnage principal dans son élan, duquel une certaine fatalité se dégage. De plus, l’histoire ne va pas au bout de ses idées, qui s’emboîtent parfois mal entre elles pour assumer les portes qu’il ouvre.



Au hasard...

0 | 10 | 20 | 30

La Fête des Mères
le 30 mai 2018
Contrôle Parental / Blockers
le 4 juillet 2018
Pierre Lapin
le 26 avril 2018
Pacific Rim 2 : Uprising
le 26 avril 2018
La Finale
le 26 avril 2018
En attendant les hirondelles
le 1er décembre 2017
Jeune Femme
le 11 novembre 2017
Casse-Noisette et les Quatre Royaumes / Disney’s The Nutcracker
le 10 novembre 2018
Ma fille
le 21 septembre 2018
L’Atelier
le 23 novembre 2017
RSS

2014-2018 © CINECURE - Tous droits réservés
Haut de page
Réalisé sous SPIP
Habillage ESCAL 4.2.18