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CINECURE est le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour les radios RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Les critiques de Julien Brnl
Pierre Lapin
Réalisateur(s) : Will Gluck
Article mis en ligne le 26 avril 2018
dernière modification le 29 juillet 2018

par Julien Brnl
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« Pierre Lapin » ne possède peut-être pas l’intensité, ni même l’écriture d’un « Coco », mais bien au contraire, il en possède bien plus en termes d’amusement, lui qui bourré de gags à répétions, aussi marrants les uns que les autres. Voilà une aventure champêtre certes inoffensive, mais d’une jolie prouesse visuelle. Oui, vous serez comblés par les aventures espiègles de ce bijou familial ! - 15/20

➡ Vu au cinéma Caméo des Grignoux - Sortie du film le 28 mars 2018

Signe(s) particulier(s) :

  • première adaptation cinématographique du livre pour enfants « The Tale of Peter Rabbit », écrit, illustré par Beatrix Potter, publié en 1902, et pour la première fois en français en 2001 ;
  • pour les scènes où interagissent acteurs et personnages d’animation, l’équipe des effets visuels a notamment fabriqué une peluche à l’effigie de Pierre Lapin, afin que les comédiens n’aient pas à parler dans le vide ;
  • le film s’est retrouvé au milieu d’une polémique concernant la tournure d’une allergie développée par l’un des personnages. Voyant lors d’une scène un dénigrement de cette pathologie, de nombreuses personnes ont appelé au boycott du long-métrage, pour lequel le studio a donc dû présenter ses excuses...

Résumé : Le petit lapin préféré des jeunes lecteurs depuis des générations est désormais le héros d’un film plein d’aventures et d’espièglerie ! L’éternelle lutte de Pierre Lapin avec M. McGregor pour les légumes du potager va atteindre des sommets. Sans parler de leur rivalité pour plaire à cette charmante voisine qui adore les animaux… Bien au-delà du jardin, de nombreuses péripéties les entraîneront de la magnifique région des lacs en Angleterre jusqu’à Londres !

La critique

Les enfants ne pouvaient pas rêver mieux qu’un film d’animation avec, comme personne principal, un drôle de lapin, en ces vacances de Pâques. Adapté du livre pour enfants écrit et illustré par Beatrix Potter, publié 1902, « Pierre Lapin » est un film d’animation qui fera autant rire les plus petits, que les plus grands !

Bienvenue dans la campagne londonienne de Lake District, où s’épanouissent une multitude d’animaux sauvages, rôdant alors autour de la maison de Joe McGregor (irreconnaissable Sam Neill) et son jardin remplit de fruits et légumes. C’est à proximité de là qu’on y fait la connaissance de Pierre Lapin, et de ses frères (...) et sœurs, vivant sous un tronc d’arbre, situé entre la maison de McGregor, et celle de Bea (Rose Byrne), artiste célibataire très aimable envers Pierre et sa famille. Mais à l’arrivée de Thomas (Domhnall Gleeson), le neveu héritier de la maison de Joe McGregor, ce dernier empêchera aux animaux d’atteindre son jardin, tandis qu’il se rapprochera dangereusement de Bea. La guerre entre Pierre Lapin et Thomas McGregor est donc lancée...

Si « Pierre Lapin » est une irrésistible aventure à voir en famille, c’est tout d’abord pour la qualité de son animation, qui rend notamment l’anthropomorphisme des lapins particulièrement savoureux. En effet, Pierre, qui est déjà à la base un lapin intrépide, (parfois ir)responsable et gaffeur, possède des aptitudes et des caractéristiques du comportement humain, qui le rendent encore plus attachant. Il en est de même pour l’ensemble des animaux du cottage, que ça soit le cochon, le renard, les oiseaux, le hérisson, ou encore le cerf. D’ailleurs, chacun des amis de Pierre possède son truc à lui, son côté décalé. L’ensemble visuel et humoristique est alors un vrai regard, que ça soit pour ses détails visuels que pour le jeu de l’animation de ses personnages, et leurs trouvailles. Autrement dit, on est vraiment dans un répertoire animalier parfaitement caractérisé. Et on en redemande !

Certes, les personnages et la qualité de leur expression des gros avantages à ce film d’animation dans la même lignée que « Paddington », tandis qu’il porte aussi en lui un humour britannique qui soulève quelques (éclats de) rires, en jouant autant sur des petites bêtises, que sur l’auto-dérision, le second degré, ou le pince-sans-rire, mais à un niveau universel et compréhensible de tous. Là où le récit des aventures de ces lapins pas (du tout) crétins ne creuse pas assez son trou, c’est dans son scénario, qui ne va pas assez loin, et reste bien trop gentillet.

« Pierre Lapin » bénéficie d’une mise en scène rythmée, qui ne s’arrête jamais, dans laquelle la guéguerre entre McGregor et lapins prend parfois des proportions allant chercher la petite larmichette, où en tout cas le regret de ses personnages, notamment ceux de Pierre (qui est chef de famille depuis la disparation de ses parents), suite aux conséquences de ses actes. Aussi, le film nous livre une petite réflexion sur le partage de l’amour assez mignonne.

Fidèle au livre de son auteur, le film rend vivantes certaines aquarelles originales de Beatrix Potter lors de flash-back (ainsi que lors du générique final), ce qui apporte une touche de charme supplémentaire à l’animation. Et puis, que serait cette aventure sans ses quelques chants enfantins, et son doublage aux intonations accordées avec ses personnages ?



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