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Céline Sciamma
Petite maman
Date de sortie : 30/06/2021
Article mis en ligne le 12 juin 2021

par Charles De Clercq

Synopsis : Nelly a huit ans et vient de perdre sa grand-mère. Elle part avec ses parents vider la maison d’enfance de sa mère, Marion. Nelly est heureuse d’explorer cette maison et les bois qui l’entourent, où sa mère construisait une cabane. Un matin, la tristesse pousse sa mère à partir. C’est là que Nelly rencontre une petite fille dans les bois. Elle construit une cabane, elle a son âge et elle s’appelle Marion. C’est sa petite maman.

Acteurs : Joséphine Sanz, Gabrielle Sanz, Nina Meurisse, Margot Abascal, Stéphane Varupenne

Céline Sciamma sait se mettre à hauteur d’enfant, pour raconter et film ceux et celles qui n’ont pas encore franchi la frontière de l’adolescence. L’on se souvient certainement de Tomboy. Avec Petite maman, elle propose un conte fantastique, un itinéraire de mémoire entre passé et présent, entre trois générations. S’agissant de l’intrigue proposée, il faudra faire, comme dans les contes de fées « comme si » et abandonner toutes raisons de comprendre le pourquoi du voyage dont il sera question dans le film. Les quelques spoilers de cet article sont en note, ne lisez donc pas celles-ci si vous désirez garder l’effet de surprise de ce voyage [1].

C’est donc un itinéraire entre plusieurs générations qui nous est proposé en commençant par un deuil, celui d’une mère et grand-mère, dans un home où nous découvrons la petite Nelly dire au revoir à plusieurs pensionnaires. Ce sera ensuite l’occasion de découvrir la maison de la grand-mère, maison qui est un personnage à part entière et que des variations plus ou moins subtiles permettront de savoir où cela se passe dans la trame [2].

Le récit repose d’ailleurs essentiellement sur les personnages féminins qu’on vous laisse découvrir au hasard (ou pas) de leurs rencontres. L’homme, le mâle, est peu présent dans le film, sinon l’époux de Marion et père de Nelly [3]. On laissera de côté le comment le le pourquoi du fantastique [4] pour s’attarder un moment à ce qui fait le charme du film, mais aussi, et surtout pour nous, de sa faiblesse, à savoir les deux jeunes actrices, sœurs jumelles, Joséphine et Gabrielle Sanz. Alors que la caméra veut se mettre à leur hauteur, leur jeu scénique, leurs paroles sonnent de façon bien trop adulte et qui détonne, sonne faux et vient d’une certaine manière obvier le regard de l’adulte. En ce sens, on ne pourra que voir une sorte de discours prémonitoire, acte manqué, lapsus cinématographique lorsque les sœurs se complimentent et que l’une dit qu’elle voudrait devenir actrice et que l’autre trouve qu’elle le fait bien. Ce mot d’enfant, probablement écrit au scénario, résonne comme un acte manqué, et éclaire le péché du film de rater ainsi sa cible en perdant, paradoxalement, son regard à hauteur d’enfant(s) !

L’on lira à ce sujet,l’analyse plus fouillée du site Critikat.



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