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CINECURE
L’actualité du cinéma sur RCF

CINECURE pas un blog mais le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour la radio RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

David Lowery
Pete’s Dragon (Peter et Elliot le dragon)
Sortie le 5 octobre 2016
Article mis en ligne le 10 septembre 2016
dernière modification le 10 octobre 2016

par Charles De Clercq
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Film familial, assez classique, prévisible. La morale est sauve à la fin. 66/100

Synopsis :
1. Pendant des années, un vieil homme, Mr. Meacham, a gâté les enfants du voisinage avec ses histoire de dragon féroce qui résiderait dans les profondeurs de la forêt du Pacific Northwest. Pour sa fille, Grace, qui travaille comme garde-forestier, ces histoires sont des petits contes de fées jusqu’au jour où elle rencontre Peter. Peter est un enfant mystérieux âgée de 10 ans, sans famille ni maison et qui dit vivre dans la forêt avec un dragon géant appelé Elliott... (Cinebel)
2. Depuis de longues années, M. Meacham, un vieux sculpteur sur bois, régale les enfants du coin avec ses histoires sur un féroce dragon qui vivrait au plus profond de la forêt voisine. Pour sa fille Grace, garde forestière de son état, tout ceci n’est que contes à dormir debout… jusqu’au jour où elle fait connaissance avec Peter. Ce mystérieux petit garçon de 10 ans - qui dit n’avoir ni famille ni foyer - assure qu’il vit dans les bois avec un dragon géant baptisé Elliott. Et la description qu’il en fait correspond étonnamment à celui dont parle son père… Avec l’aide de la jeune Natalie - la fille de Jack, le propriétaire de la scierie -, Grace va tout mettre en œuvre pour découvrir qui est vraiment Peter, d’où il vient, et percer le secret de son incroyable histoire… (Allociné)

Acteurs : Bryce Dallas Howard, Robert Redford, Karl Urban, Wes Bentley, Oakes Fegley.

Il était une fois ! C’était en 1977, Don Chaffey réalisait le trentième film des studios Disney. Il mêlait images d’animation et images réelles comme dans quelques autres films célèbres de ce studio. L’histoire se situait au début du XXe et se donnait à voir et à entendre. C’est que le film était aussi « musical » puisque ponctué par une dizaine de chansons qui en faisait presque une comédie musicale enfantine ou du moins destinée au jeune public et à ceux et celles qui avaient une âme d’enfant. Et c’était d’ailleurs un dragon « bon enfant » qu’il nous était donné de voir à l’écran. (cf. ci-contre)

Près de quarante ans plus tard, les studios Disney remettent le plat au four en confiant la réalisation à David Lowery dont nous gardons un excellent souvenir de son Ain’t Them Bodies Saints (Les amants du Texas, 2013). Si le remake qu’il réalise n’atteint pas ce niveau il devrait enchanter un public familial. Mais stop, il faut d’abord interroger ce terme de remake car ce n’en est pas vraiment un. Au mieux une très très libre adaptation. C’est que le scénario, la trame narrative et les enjeux sont passablement différents. Et surtout que les quarante ans depuis l’original ont permis de sauter d’un siècle dans le temps ! C’est suite à un accident que Peter perd ses parents et qu’on le retrouve seul dans la forêt et perdu, âgé de cinq ans. Jusqu’à ce qu’il rencontre un dragon (in)visible. Ces instants sont très bien filmés et rendus avec émotions. Nous sommes bien loin d’un dragon tel Smaug dans la saga du Hobbit ou d’autres sur lesquels nous fantasmons dans la littérature fantastique. Elliot est différent de celui du film de 1977. Il a gagné des plumes, enfin plutôt des poils, ressemblant à un (bon) gros nounours, bénéficiant ainsi des progrès de la technologie informatique. Nous retrouvons ensuite le jeune Peter six ans plus tard, vivant en compagnie d’Elliot [1]. Celui-ci survit ou même vit dans la forêt et nous avons pensé au plan de début de Captain Fantastic (non pas à cause de la chasse - et puis les âges sont différents - mais à cause de l’intégration dans et au sein de la « Nature »).

Sur fond d’une histoire-légende racontée par M. Meacham, un vieux sculpteur sur bois (Robert Redfort) la réalité va rencontrer la fiction. On ne va pas dévoiler ici les aventures prodigieuses de Peter et de son ami. Sur fond d’exploitation-destruction de la forêt pour raisons économiques, le film aborde les relations entre divers intervenants adultes ou enfants. Il est ici aussi question, comme dans l’original, de capturer le dragon ce qui fera passer les enfants par certaines périodes d’angoisse... On peut les rassurer, la fin sera, disons féérique et enchantée. C’est que nous sommes dans un domaine fantastique (les dragons cela n’existe pas, n’est-ce pas ?) et il faut abandonner toute rationalité pour visionner le film. Sinon, on risque de se poser de « bêtes » question de grandes personnes : ainsi comment Peter a-t-il développé son langage alors qu’il n’avait qu’un seul livre illustré pour petit enfant et pas d’interlocuteur humain !

En revanche, le film permet d’aborder certains thèmes en famille. Outre le choix de vie abordé dans Captain Fantastic (entre civilisation et Nature), on épinglera la question de l’exploitation outrancière de la Nature par l’espèce humaine et surtout la peur de ce qui est différent et la façon radicale dont notre espèce réagit dans ces cas-là.

C’est donc un agréable moment à passer en famille. Le film est de facture conventionnelle et classique et ne casse pas une patte à un canard ou une aile à un dragon et n’atteint donc pas la grandeur de son précédent comme précisé en début de critique, Ain’t Them Bodies Saints. Mais nous supposons que le cahier des charges balisait le terrain et imposait des contraintes très politiquement correctes.

S’agissant des acteurs, outre Redford, on remarquera la présence, comme antagoniste, de Gavin, interprété par Karl Urban (qui joue notamment le rôle de Bones, le docteur, dans la nouvelle saga Star Trek) ! Il est opposé à son frère Jack, Wes Bentley. Quant à Peter (11 ans), c’est le jeune Oakes Fegley qui déjà un expérience cinéma et télévision. On lui espère une carrière plus longue que celle de son prédécesseur Sean Marshall dont ce fut quasi le premier et dernier rôle au cinéma (il a un peu tourné en TV jusque 1980)

Diaporama

Bande annonce en VO :

Bande annonce en VF :

Notes :

[1(la fiche IMDB le crédite d’une voix, celle de John Kassir, mais nous avons la curieuse impression de ne pas avoir entendu le dragon parler - on a donc dû s’endormir ?)


flèche Sur le web : Lien vers la fiche IMDB


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