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CINECURE est le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour les radios RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Les critiques de Julien Brnl
Papillon
Réalisateur(s) : Michael Noer
Article mis en ligne le 3 octobre 2018

par Julien Brnl
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Si le film de Franklin J. Schaffner est ici inégalé, cette nouvelle version de « Papillon » devrait réussir à vous faire réfléchir, lui dont l’histoire reste intemporelle, et particulièrement dure. 13/20

➡ Vu au cinéma Acinapolis Jambes - Sortie du film le 19 septembre 2018

Signe(s) particulier(s) :

  • adaptation cinématographique du destin hors du commun de Henri Charrière, un Français condamné en 1931 pour un meurtre dont il a toujours clamé son innocence, et envoyé au bagne de Guyane pour des travaux forcés à perpétuité, mais duquel il s’est évadé ;
  • seconde fois qu’un film est adapté de l’autobiographie racontée sous forme d’anecdotes carcérales de Charrière, appelée « Papillon », sortie en 1969, après le film homonyme de 1973 de Franklin J. Schaffner ;
  • seconde fois de le réalisateur danois Michael Noer met en scène une histoire sur la thématique de la prison après « R » (2010), qui plongeait le spectateur dans une prison danoise regroupant de dangereux criminels.

Résumé : Henri Charrière, dit « Papillon », malfrat de petite envergure des bas-fonds du Paris des années 30, est condamné à la prison à vie pour un meurtre qu’il n’a pas commis. Il est envoyé sur l’île du Diable, en Guyane. Il va faire la connaissance de Louis Dega qui, en échange de sa protection, va aider Papillon à tenter de s’échapper...

La critique

Il y a des histoires qui dépassent l’entendement, bien qu’elles semblent être tout droit sorties de la pure imagination humaine... Bien que la véracité de certains de ses passages aurait été remis en question, celle de l’ancien détenu au bagne guyanais Henri Charrière en fait partie, et a de quoi susciter l’indignation, lui qui a vécu l’enfermement au nom d’un meurtre qu’il n’aurait pas commis. Après la version de 1973 par Franklin J. Schaffner avec Steve McQueen dans le rôle principal et Dustin Hoffman dans celui de son compagnon d’infortune, et fidèle ami, Louis Delga, place aujourd’hui à une relecture de cette histoire, toujours aussi forte et éprouvante.

Par son récit incroyable, « Papillon » met en images l’incarcération d’un point de vue l’horrifique, où l’isolement est utilisé comme un moyen de torture, alors que de nombreuses personnes à travers le monde sont encore aujourd’hui enfermées dans des conditions épouvantables, qu’elles soient coupables ou non. C’est (le pas très bankable) Charlie Hunnam (« Pacific Rim », « The Lost City of Z ») qui incarne Henri Charrière, dit « Papillon Pouce-coupé », lui qui s’est métamorphosé pour ce rôle, en ayant notamment perdu dix-huit kilos afin de retranscrire au mieux le calvaire mental et physique vécu par son personnage. D’ailleurs, l’acteur aurait passé plusieurs jours dans une cellule sans parler, ni manger, afin de se préparer au mieux à son rôle... Quoi qu’il en soit, ce dernier offre ici une prestation convaincante, tout comme son partenaire Rami Malek (Louis Delga), malgré une coupe de cheveux assez spéciale, qui prête à sourire...

Autant dire très franchement que ce n’est pas tant pour ses qualités de film que « Papillon » marque le spectateur. À vrai dire, la réalisation n’est pas folle, et il n’y a qu’à y regarder les éléments de décors (pas toujours très fins) pour se faire une idée, dont ceux de la reconstitution du Paris de la Belle Epoque. D’ailleurs, ne pensez pas voir ici à une fuite tonitruante d’un détenu à la façon du film « Evasion » (2013) de Mikael Håfström, et porté par Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger... Le réalisateur du film Michael Noer offre d’ailleurs ici une part importante aux jours, mois et années d’enfermement passées en cellule par Charrière, lequel nous permet à divers moments l’immersion dans une cellule, sans un bruit. On ose imaginer l’enfer que cela a dû être... On est donc davantage ici dans le psychologique, et plus précisément autour de la flamme intérieure qui nous maintient coûte que coûte en vie, et l’obstination de vouloir s’en sortir. Sans oublier une belle et grandissante histoire d’amitié entre deux hommes, située au cœur du récit, et qui en changera très certainement le cours des événements.

Diaporama

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Copyright 2018 Constantin Film Verleih GmbH / Jose Haro

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