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CINECURE
L’actualité du cinéma sur RCF

CINECURE pas un blog mais le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour la radio RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Nacho Vigalondo (2015)
Open Windows
Sortie le 8 avril 2015 au BIFFF
Article mis en ligne le 8 avril 2015

par Charles De Clercq
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41/100

Synopsis BIFFF : Nick est le geek le plus heureux de la Terre ! Non seulement son blog dédié à l’actrice Jill Goddard a gagné la première place d’un concours sur le net, mais en plus notre fanboy s’apprête à dîner avec son idole. En attendant son gueuleton de rêve, Nick patiente dans sa chambre d’hôtel et regarde les dernières photos de son blog avec sa boîte de Kleenex à portée de main. Soudain, il reçoit un coup de Skype d’un certain Chord lui annonçant avec regret que la diva capricieuse vient d’annuler leur tête à tête… Par contre, il lui propose un lot de consolation qui vaut son pesant de screenshots volés : Chord lui envoie différents liens qui permettent à Nick d’épier la star via la caméra de son gsm, sa webcam et toutes ces merveilles technologiques qui ont réduit le concept de vie privée à peau de balle. Mais ce qui commençait comme une gentille vengeance d’obsédé voyeuriste va vite tourner au traquenard potentiellement mortel pour médéme-je-me-la-pète-à-Hollywood, et Nick va rapidement s’emmêler les url dans cette cyber toile impitoyable. Au point de devenir le principal suspect de cette sordide affaire sans jamais avoir quitté son écran des yeux !

Il n’y a pas à dire, Nacho Vigalondo aime les défis ! Après Timecrimes et Extraterrestrial, il récidive avec un film-concept bien ancré dans notre époque : utilisant toutes les techniques modernes de transmission vidéo (Skype, CCTV, applications diverses), ce techno-thriller plonge Elijah Wood et Sasha Grey (ancienne hardeuse qui veut se refaire une virginité) dans une machination diabolique au doux fumet de Big Brother !


Au début de la projection, j’ai cru m’être trompé de film. C’est que l’on découvre à l’écran un film d’horreur avec des personnages aux yeux blancs lumineux, qui semblent contaminés par quelque chose qui maîtrise également le temps. Mais ce n’était qu’une bande-annonce... dans le film. En fait c’est le premier twist de ce long métrage qui en comprendra plusieurs.

Ensuite, le film démarre vraiment sur des chapeaux de roues - mais en chambre close, en fait un huis clos dans un hôtel - il se termine en capilotade (et avec justement là de vrais chapeaux de roues puisqu’il y sera question - notamment - de courses poursuites en voitures).

Autant j’avais apprécié Timecrimes et ses boucles temporelles qui, avec très peu de moyens, nous faisait voyager de façon très surprenante dans le temps, autant ce Open Windows est décevant, sauf peut-être pour des geeks ultras ! Le réalisateur revisite la technique du « found routage » en l’adaptant à l’ère de l’informatique : le réel (ou supposé tel) nous est montré à travers un écran d’ordinateur qui à grâce à autant de fenêtres ouvertes nous permet d’avoir accès à diverses scènes de l’intrigue. Bien plus, le procédé lui-même est intrinsèquement lié à celle-ci. En effet, la première partie (la meilleure du film), nous permet de découvrir le contrôle progressif d’un individu. Nick (excellent Elijah Wood) fan d’une actrice de cinéma Jill Goddard (Sasha Grey, que l’expérience antérieure au cinéma doit aider pour quelques scènes de déshabillage !) va peu à peu être débordé par quelqu’un qui semble tout puissant (hacker, ordinateur, toutes les hypothèses semblent tenir la route à ce stade). Très vite le héros et le spectateur sont happé dans l’histoire et il n’est plus possible de faire marche arrière ou de débrancher l’ordinateur.

Dans la deuxième moitié du film, nous arrivons dans du grand n’importe quoi, de twist en twist, le spectateur est invité à bien curieuse danse : claudiquant d’un plan à l’autre, de surprise en surprise, de contrôleur controlé... il ne sait plus sur quel pied danser. Dans des thèmes analogues, à savoir de multiples imbrications, Quentin Dupieux avait fait un travail de maître avec Réalité.

Les derniers plans, justement,ne permettent pas de savoir dans quel niveau de réalité ou pas l’on se situe. Ajoutons à cela un problème de sous-titrage à plusieurs moments du film. Ceux-di disparaissaient durant quelques secondes, parfois près d’une minute, alors même que des éléments importants de l’intrigue semblaient faire partie des dialogues.

On trouvera, à la fin de cet article, une critique d’un internaute qui va dans le même sens que moi. Ceci dit, tout cela est largement compensé par l’ambiance du BIFFF, par les amis et potes que j’ai retrouvés, notamment certains membres du forum du site www.dvdclassik.com.

Le film est déjà disponible à la vente en DVD ou Blu Ray :

Bande-annonce en VO :

Un internaute commente ainsi ce film sur le site Amazon :
En voilà une belle déception !
Elle est de taille, celle-là. Après « Maniac »(2012), retrouver Elijah Wood était un bonheur en perspective. Malheureusement, même si les 1ères minutes sont alléchantes, le reste tombe vite en carafe. Loin de remplir son rôle de thriller divertissant et pétochard, « Open Windows »( 2014) lasse assez rapidement. Trop de bonnes intentions mal utilisées ou peu exploitées : par exemple, je m’attendais à ce que le mélange manipulation/chantage et, sans doute, piratage informatique, saupoudré de voyeurisme et de conflits d’intérêts aboutisse à un excellent film angoissant et flippant à souhait.
Et bien, non. Ces éléments sont là, dispersés aux 4 vents à travers le récit, mais ne parviennent jamais à relancer la machine. Du coup, on regarde d’un oeil distrait. Dommage, voilà une histoire et des acteurs que j’aurais adoré adorer. A vous de voir !


flèche Sur le web : Lien vers la fiche IMDB


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