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CINECURE
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Gabriele Muccino
Nos Plus Belles Années (Gli Anni Più Belli)
Sortie du film le 02 février 2022
Article mis en ligne le 4 février 2022

par Julien Brnl

Genre : Comédie dramatique

Durée : 129’

Acteurs : Pierfrancesco Favino, Kim Rossi Stuart, Micaela Ramazzotti, Claudio Santamaria...

Synopsis :
C’est l’histoire de quatre amis, racontée sur quarante ans, des années 1980 à aujourd’hui. La chronique de leurs espoirs, de leurs désillusions, de leurs amours, et surtout, de leur amitié.

La critique de Julien

Douzième long métrage, déjà, du cinéaste italien Gabriele Muccino, lequel s’est fait connaître sur la scène internationale pour avoir filmé Will Smith dans « À la Recherche du Bonheur » (2006) (ainsi que dans « Sept Vies », en 2008, mais avec moins de succès). Dans « Gli Anni Più Belli », le réalisateur met en scène l’histoire de quatre amis, depuis leur adolescence dans les années 1980 jusqu’à nos jours, ponctuée (c’est le cas de le dire) par quelques grands changements qu’ait connu l’Italie, ainsi que le monde en général.

Il y a tout d’abord Giulio (Pierfrancesco Favino), fils d’un garagiste livré à lui-même, et Paolo (Kim Rossi Stuart), aspirant à devenir enseignant, tous deux âgés de 16 ans, avec toute la vie devant eux. Le jour d’une manifestation estudiantine mouvementée, ils sauveront la vie de Riccardo (Claudio Santamaria), alors touché par une balle, qu’ils rebaptiseront le « Survivor », eux qui seront vite rejoints par Gemma (Micaela Ramazzotti), dont Paolo tombera follement amoureux. La vie suivra alors son cours, tandis qu’ils deviendront des adultes (semi-)responsables, chacun avec leurs projets, leurs espoirs, leurs succès et échecs sentimentaux et professionnels, avant de se perdre de vue, pour finalement mieux se retrouver...

Chronique d’une amitié mouvementée qui traverse les années, « Gli Anni Più Belli » est un film qui regarde sans cesse dans le rétroviseur, et rarement vers le futur. Même s’il fête soi-disant « les choses qui rendent heureux », on a alors plutôt l’impression que l’intrigue se concentre toujours autour du même thème, c’est-à-dire l’amour, et forcément les peines de cœur. Et en l’occurrence, les quatre amis en question n’ont pas beaucoup de chance dans le domaine... Cette histoire pourrait alors s’apparenter à un très long épisode des « Feux de l’Amour », au travers de laquelle Gabriele Muccino entremêle ses portraits pour ne jamais les lâcher d’une semelle, passant de l’un à l’autre, sans perdre cependant une jolie fluidité de récit et une passion dévorante pour ses personnages, eux qui brisent parfois le quatrième mur, s’adressant ainsi directement aux spectateurs, commentant eux-mêmes les événements contés, et leurs enjeux.

On se laisse alors emporter par ce film choral lumineux, qui s’étale sur plusieurs années, mais auquel il manque un peu de compassion, et énormément de contextualisation. En effet, ce n’est pas en marquant l’histoire de quelques clins d’œil à l’actualité de ces quarante dernières années que cette fresque peut gagner en identification, et en profondeur de propos. À vrai dire, « Gli Anni Più Belli » ne montre jamais comment l’Histoire a pu se répercuter sur ces profils, sur cette amitié, mais bien comment celle-ci s’est désintégrée par elle-même, avec ses classiques histoires de tromperie, de séparation et de rabibochage, Gemma étant la seule fille pour trois garçons. On vous laisse imaginer l’inimaginable, même si d’autres femmes feront battre le cœur de ces garçons. Le personnage de Gemma est en tout cas le point central du film, l’élément qui les relie, laquelle est jouée par Micaela Ramazzotti, jolie comme un cœur, au sourire radieux, mais cachant cependant des plaies, et dont le jeu et les traits physiques nous rappellent ceux de Margot Robbie.

« Nos Plus Belles Années » (traduction francophone du titre italien tirant son nom de la chanson éponyme de Claudio Baglioni) ressemble alors à son affiche officielle, lyrique et mélancolique, marquée par le temps qui passe, se donnant aussi de grands airs romanesques, et importants, sans jamais l’être pour autant.



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