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CINECURE
L’actualité du cinéma sur RCF

CINECURE pas un blog mais le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour la radio RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Jacques Doillon (2013)
Mes séances de lutte
Sortie en Belgique le 10 juin 2015
Article mis en ligne le 2 mai 2015

par Charles De Clercq
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Les acteurs semblaient parfois non en séances de lutte mais en séances d’impro. 42/100

Synopsis : Une jeune femme prétexte l’enterrement de son père pour retrouver un voisin plutôt charmant, et tenter de comprendre pourquoi elle a interrompu le rapport amoureux amorcé avec lui quelques mois plus tôt. Ils se retrouvent et rejouent la scène où sa dérobade a empêché leur histoire de commencer.

Ils s’y essaient, se débattent, s’empoignent, tout en se rapprochant. Ils se frottent, se cognent l’un contre l’autre et s’amusent à dialoguer avec autant de fantaisie que de gravité, et à entrer dans une lutte de plus en plus physique.

Ils vont finir par se lier l’un à l’autre au cours de séances quotidiennes qui ressemblent à un jeu. Par-delà leur joute verbale, cette confrontation devient une nécessité pour essayer de se trouver, un curieux rituel auquel ils ne peuvent échapper.

Peu à peu, l’évidence qu’il faudra que quelque chose se libère entre eux pour que ces luttes soient enfin devenues une vraie lutte d’amour. (illustration ci-contre : affiche coréenne du film).

Acteurs : Sara Forestier, James Thiérrée, Louise Szpindel, Mahault Mollaret.

Mise à jour d’un article publié lors de la sortie du film au Festival du film de Bruxelles en 2013. Lors de sa sortie en France la même année, le film a été interdit aux moins de 12 ans.

Ce dimanche (23 juin 2013), cinquième jour du Festival... et premier de la semaine, sera jour de relâche. Pas de projection presse puisque je fais un reportage photos à la cathédrale des Sts Michel et Gudule.

A défaut de projection presse, un film en séance publique le soir, à 20h00 au Studio 1.

J’évite de copier/coller, mais je reprends ici un extrait du dossier presse : le cinéphile ne pouvait rater cette séance qui en appelait - notamment - à Oshima !

Elle  : une écorchée vive qui vient de perdre son père.
Lui : un voisin intello.
S’installe entre eux une lutte intellectuelle et ludique. Cathartique, physique et animale aussi. Chacun avec ses propres armes se confrontant à l’autre...

Sara Forestier (Le nom des gens, Télé Gaucho) l’avoue franco : avec ce film, Doillon « s’est lâché grave ! ». Inspiré par Oshima (L’Empire des sens) et Cézanne (son tableau La Lutte d’amour), Jacques Doillon (Le Jeune Werther) filme le désir, le plaisir, à travers des échanges verbaux et physiques d’une rare intensité. La confrontation dialoguée, c’est le nerf de sa guerre. Chez lui, le drame se noue par les mots, car par les mots s’expriment les sentiments. Mesdames, Messieurs, les jeux débridés du sexe et du langage sont ouverts.

La salle était loin d’être comble, des spectateurs sont sortis durant la séance et c’est à peine si quelques rares personnes tentèrent de très timides applaudissements qui ne furent pas repris par la salle. Je me suis surpris à consulter l’heure à plusieurs reprises !

Etais-je fatigué ? Quoiqu’il en soit, en sortant, je disais à l’une des bénévoles qui assure l’accueil depuis le début du Festival (et à qui j’avais promis de faire écho de mon ressenti à la fin des projections) : « Bof, bof, bof ! Je vous en dirai plus demain ! ».

Pas compris la démarche de Doillon. Certes les deux acteurs principaux sont bien présents à l’écran, ils me semblaient parfois non en séances de lutte mais en séances d’impro. L’unique photo du dossier de presse qui nous a été remis (en 2013, ci-contre) représente les deux protagonistes nus dans une rivière n’est pas représentative du film (mais quelle photo peut l’être ?) qui nous montre surtout les échanges verbaux (et physiques) d’Elle et Lui, vivant ou tentant de vivre une passion dévorante.

Il est cependant des confrères bien plus positifs. Je renvoie ainsi au site Abus de Ciné où Olivier Bachelard écrit : « Nul doute que Mes séances de lutte est un film exigeant et difficile d’accès, mais dont les trésors se livreront aux plus aventureux ».


flèche Sur le web : Lien vers la fiche IMDB

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