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CINECURE
L’actualité du cinéma sur RCF

CINECURE pas un blog mais le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour la radio RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Mauricio Brunetti (2013)
Los Inocentes (The Innocents)
En avant-première le 9 avril au BIFFF
Article mis en ligne le 9 avril 2015
dernière modification le 17 avril 2015

par Charles De Clercq
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Synopsis BIFFF : Après 15 ans d’exil forcé, Rodrigo décide de retourner à la ferme familiale, la Mercedaria, afin de présenter sa jeune épouse, Bianca, à ses parents. Comme on est au milieu du 19e siècle, Rodrigo peut difficilement faire appel à Skype et à Google images pour préparer sa femme à cette rencontre redoutée. Tout ce qui lui reste, ce sont de vagues souvenirs de jeunesse, dont la plupart feraient bondir Child Focus : une enfance passée dans des champs de coton parmi des esclaves noirs qui pratiquaient le vaudou entre deux coups de fouet, un père qui le conchie tout en pleurant son fils aîné décédé, des viols en cuisine suivis – neuf mois plus tard – par un bûcher chrétien organisé par la mère de Rodrigo afin de sauver son honneur. Aux yeux des esclaves, une telle exécution a transformé la mère de Rodrigo comme une Barbara Gould avant l’heure : une femme que l’on n’oublie pas… Et 15 ans plus tard, quand toute la famille est enfin réunie, le timing est parfait pour le double effet Kiss Cool vaudou…

Acteurs : Beatriz Spelzini, Lito Cruz, Ludovico Di Santo, Sabrina Garciarena

Présentation par le BIFFF : Pour son premier film, Mauricio Brunetti s’attaque à une période sombre de l’Argentine, où la toute jeune nation exploite sans vergogne ses esclaves africains, dans les champs ou comme chair à canon lors de ses guerres civiles. Drame historique à la lisière du fantastique avec ses esprits vengeurs, The Innocents réunit le vétéran Lito Cruz, Beatriz Spelzini et la star montante, Sabrina Garciarena, pour une version hantée de 12 Years a Slave.


Il ne s’agit pas exactement d’une première mondiale mais d’une « première internationale », puisque le film a été présenté dans son pays en novembre 2013 au Festival Argentina’s Ventana Sur. Premier film de ce réalisateur argentin dont on trouvera une interview au sujet de son film à la fin de cet article. Comme le disait le présentateur, il est bien difficile de trouver des informations sur ce film et, à part sur Cinando, rien sur IMDB ! Nous avons eu la chance de rencontrer une des jeunes actrices - très applaudie et fort appréciée du présentateur, qui serait en passe d’apprendre l’espagnol ! - qui joue le rôle d’une esclave noire.

Les premières images semblaient prometteuses. Le film est classé dans la catégorie « gore » par l’équipe du BIFFF et les premières images qui étaient dignes d’un 12 Years a Slave argentin devaient donc déboucher sur une thématique typiquement biffiienne !

Hélas, nous avons eu quelques soucis techniques. Le premier, rapidement résolu dans la cabine technique de BOZAR : les sous-titres français étaient couverts par le sous-titrage anglais du film (parlant espagnol donc). On a déplacé l’image pour rendre lisible les sous-tires pour les spectateurs qui remercièrent chaleureusement. Tant que je traite des sous-titres, il y a toujours ce problème, pas propre au BIFFF et aux festivals qui recourent aux bénévoles pour le sous-titrage : la traduction est faite à partir des sous-titres anglais et non de la langue d’origine. J’espère avoir l’occasion d’interviewer sur nos antennes une sous-titreuse pour nous en parler.

Plus ennuyeux, à tel point que j’ai quitté la salle : après une dizaine de minutes, l’image contenait d’énormes blocs de pixels et la bande son disparaissait. Si les spectateurs ont un peu chahutés ils se sont rattrapés en assurant le bruitage du film. L’esprit bon enfant des assidus du BIFFF était bien présent. Mais l’image à ce point dégradée et l’absence de son étaient trop pour moi. Le problème paraissait être intrinsèque au DCP ou au fichier vidéo puisque le technicien ne réagissait pas. Il pouvait donc durer ou se reproduire durant l’ensemble du film. Celui-ci semblait si prometteur que je ne voulait pas tout gâcher par un mauvais souvenir. Il faudra donc attendre une projection de rattrapage, peut-être au BIFFF 2016 ou dans un festival du film d’Amérique latine.

Geek et passionné d’informatique, je suis conscient que ce genre de problème est imprévisible. C’est regrettable pour ce film potentiellement prometteur - pour ce que j’ai pu en voir - dans cette sélection Argentine.

Mise à jour le 10/4 à 15h45 :
Je viens de rencontrer Freddy Bozzo, un des fondateurs du BIFFF. Je lui ai parlé du problème avec le film. Il ma ainsi informé que, finalement, on a pu reprendre la projection à partir de l’incident. La suivante a été retardée de 45 minutes et ceux qui sont restés ont pu voir la suite du film. Je suis donc parti trop vite et je paie donc le prix de mon impatience et de la forte attente que j’avais par rapport à ce long émtrage. Je suis curieux de lire les critiques éventuelles de confrères ou de participants du Festival...

Interview du réalisateur (en espagnol)


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