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CINECURE
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Cinécure est un site appartenant à Charles Declercq et est consacré à ses critiques cinéma, interviews. Si celui-ci produit des émissions consacrées au cinéma sur la radio RCF Bruxelles, celle-ci n’est aucune responsable du site ou de ses contenus et aucun lin contractuel ne les relie. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

Jacques Audiard
Les Olympiades, Paris 13e
Date de sortie : 03/11/2021
Article mis en ligne le 1er octobre 2021

par Charles De Clercq

Synopsis : Paris 13e, quartier des Olympiades. Emilie rencontre Camille qui est attiré par Nora qui elle-même croise le chemin de Amber. Trois filles et un garçon. Ils sont amis, parfois amants, souvent les deux.

Acteurs : Noémie Merlant, Makita Samba, Jehnny Beth, Lucie Zhang

Quand un critique « cinéphile » va voir un film de Jacques Audiard, il a tendance à mettre la barre assez haut. C’est qu’il a, notamment, déjà vu De battre mon cœur s’est arrêté, Un Prophète, De Rouille et d’os, Dheepan ou encore Les Frères Sisters. Il était frais et dispo pour la première des trois visions de la journée et toutes les conditions étaient réunies pour apprécier un film dans un noir & blanc sublime, qui nous montre un couple (une asiatique, Emilie, jouée par Lucie Zhang et un ’black’, Camille, interprété par Makita Samba), amoureux... pour nous renvoyer très vite dans le passé, dans une sorte de « il était une fois ». Comment se sont-ils rencontrés ? Quelle est leur histoire commune ? Quels liens ont-ils tissés. Et nous découvrirons donc comment ils se sont rapprochés, se sont aimés, se sont séparés et les rencontres qu’ils ont faites, notamment avec d’autres personnages. Une ellipse relationnelle à deux centres : Camille et Emilie, Emilie et Camille. Ils croisent des gens sur leurs routes respectives, essentiellement des femmes : Nora Ligier (Noémie Merlant) et Amber Sweet (Jehnny Beth). Là-dedans, Internet jouera un rôle via des webcams. Et donc aussi de la confusion ! Confusion des sentiments, des identités. Et aussi les désagréments du cyberespace avec le cyberharcèlement quand on ne sait plus qui est qui, qui fait quoi. Cela s’exprimera parfois avec un langage cru, sexuellement explicite (auquel le réalisateur n’a pas spécialement habitué les spectateurs de ses films). C’est l’expression de l’amour, pour les sentiments, pour le sexe sans les sentiments, pour les deux peut-être. Parfois au-delà des genres ! Il faudra gérer une scolarité comme adulte, quitter un établissement d’enseignement (comme étudiante ou comme professeur), trouver un nouveau job, gérer un appartement qui appartient à la grand-mère. Le quotidien, probablement dans la banalité des changements qu’imposent des rencontres fortuites ou pas entre ces différents protagonistes.

Hélas, ce matin-là, les conditions n’étaient pas réunies pour entrer dans le film. Nous sommes resté aux portes d’un appartement, d’un auditoire, d’une agence immobilière, d’un dancing, d’un chat sexuel par webcam interposée... Dommage, parce que les critiques de nos confrères et consœurs étaient élogieuses. Aussi, nous renvoyons à la critique d’Eric Van Cutsem sur le site cinopsis.be qui a vu le film à Cannes. Tout comme la canadienne Odile Tremblay qui était également à Cannes, pour le site Ledevoir et écrit sur « Les Olympiades », les lumières de Jacques Audiard sur la cité. Ces critiques vous permettront, espérons-le, d’entrer dans le film et de bien le découvrir.

MAJ 13/11/21 : l’analyse de la revue du cinéma, Le Rayon vert.



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