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CINECURE est le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour les radios RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Les critiques de Julien Brnl
La Prophétie De L’Horloge
Réalisateur(s) : Eli Roth
Article mis en ligne le 3 octobre 2018

par Julien Brnl
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« La Prophétie de l’Horloge » est un divertissement en mode pilotage automatique, assez mal inspiré (voire copié), qui ne retentira donc pas très longtemps dans les mémoires... À conseiller donc uniquement aux enfants, et jusqu’à treize ans. 11/20

➡ Vu au cinéma Caméo des Grignoux - Sortie du film le 26 septembre 2018

Signe(s) particulier(s) :

  • adaptation cinématographique du roman gothique « La Pendule d’Halloween » (1973) de John Bellairs ;
  • premier film tout public réalisé par Eli Roth, lui qui l’on doit notamment « Cabin Fever », « Hostel » ou encore « Green Inferno » ;
  • second film du réalisateur à sortir cette année-ci au cinéma après « Death Wish » (09/05), le remake du film « Un Justicier dans la Ville », avec Bruce Willis dans le rôle principal ;
  • Lorenza Izzo, qui incarne la mère de Lewis dans le film, n’est autre que la femme du metteur en scène Eli Roth.

Résumé : Cette aventure magique raconte le récit frissonnant de Lewis Barnavelt, 10 ans, un jeune orphelin, très proche de son oncle magicien, Jonathan, qui l’éduque depuis la mort de ses parents, bien aidé par Mme Zimmerman, sa voisine également magicienne. Lewis grandit dans un monde fait de magie grâce à la fantaisie de son oncle, qui vit alors dans une vieille demeure hantée par une horloge cachée dans ses murs, et qui résonne d’un mystérieux tic-tac... L’objet en question aurait le don de provoquer la fin du monde... Lewis réveille alors accidentellement d’entre les morts son propriétaire, Isaac Izard, un sorcier qui cherche à s’emparer de cet objet pour provoquer l’Apocalypse...

La critique

Pour sa première incursion dans le cinéma familial, Eli Roth se lance dans l’adaptation du roman gothique « La Pendule d’Halloween » de John Bellairs, publié en 1973, soit le premier tome des aventures de l’orphelin Lewis Barnavelt, et dont le dernier opus est sorti il y a maintenant douze ans (tout en ayant changé d’auteur - Bellairs étant décédé en 1991). Récit de mystère fantastique, ce film copie plus qu’il innove, tout en proposant cependant un univers gentiment frissonnant qui réussira à plaire aux enfants.

Dans la lignée de l’adaptation cinématographique (sa suite qui arrive fin octobre au cinéma) de la collection littéraire horrifique « Chair et Poule » créée par R.L. Stine, « La Prophétie de l’Horloge » marque très vite ses limites, car ce dernier ne prend guère de risques, autant sur le plan scénaristique, que artistique.

En effet, au contraire des plus jeunes (qui devraient se laisser distraire), les adultes s’ennuieront ferme devant cette histoire cousue de fil blanc, et bien trop inoffensive. À vrai dire, le scénario choisit trop souvent la facilité, comme à l’image de ce grimoire interdit, pourtant enfermé à double tours dans une armoire, mais à laquelle Lewis aura trop opportunément accès. Et puis, la trame narrative est très scolaire dans le genre, elle qui ne livre aucune surprise, ni de véritable moment de magie...
Malheureusement, il ne faut pas non plus être un mage pour constater que la direction artistique du projet laisse à désirer, et cela à différents niveaux. Tout d’abord, nombre de décors sonnent bien trop « papier-carton ». On ne peut ainsi s’empêcher de voir par exemple l’intérieur de cette demeure comme des pièces reconstituées en studio... Et puis, on a beau être dans une atmosphère baignée de magie et d’horreur, les effets visuels sont majoritairement laids. Certes, un monstre n’est pas censé être beau, mais dans ce cas-ci, on a bien du mal à leur trouver quelque chose, notamment au sorcier Isaac Izard (Kyle MacLachlan), au physique grotesque, ainsi qu’aux automates... Et ce n’est ni Jack Black, ni Cate Blanchett, tous les deux en sur-jeu, qui vont venir pimenter la chose...

Finalement, quand il n’est pas occupé à démembrer ses personnages dans son cinéma, ni à répandre des litres de faux sang sur ses plateaux de tournage, Eli Roth perd un peu de ses moyens, et surtout de ses convictions.

Diaporama

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Copyright Universal Pictures

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