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Cinécure est historiquement lié aux émissions radio consacrées au cinéma par Charles De Clercq sur RCF. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

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Les critiques de Julien Brnl
L’Empereur de Paris
Réalisateur(s) : Jean-François Richet
Article mis en ligne le 22 décembre 2018

par Julien Brnl

➡ Vu au cinéma Caméo des Grignoux - Sortie du film le 19 décembre 2018

Signe(s) particulier(s) :

  • troisième collaboration entre le cinéaste Jean-François Richet et l’acteur Vincent Cassel après le dyptique « Mesrine » en 2008 (« L’Instinct de Mort » et « L’Ennemi Public n°1 ») et « Un Moment d’Égarement » (2015) ;
  • en 2011, les deux hommes avaient en commun un autre projet de film historique, mais qui n’a pas abouti : un biopic en dyptique sur le Général La Fayette ;
  • l’histoire d’Eugène-François Vidocq (1775-1857) a déjà été adaptée en séries télévisées, mais aussi au cinéma, dont en 2001 dans le « Vidoq » de Pitof, avec Gérard Depardieu dans le rôle-titre ;
  • inspiré sur des livres écrits par Alexandre Dumas et des romans populaires du début du XXème siècle.

Résumé : Sous le règne de Napoléon, François Vidocq, le seul homme à s’être échappé des plus grands bagnes du pays, est une légende des bas-fonds parisiens. Laissé pour mort après sa dernière évasion spectaculaire, l’ex-bagnard essaye de se faire oublier sous les traits d’un simple commerçant. Son passé le rattrape pourtant, et, après avoir été accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis, il propose un marché au chef de la sûreté : il rejoint la police pour combattre la pègre, en échange de sa liberté. Malgré des résultats exceptionnels, il provoque l’hostilité de ses confrères policiers et la fureur de la pègre qui a mis sa tête à prix...

La critique de Julien

Déjà raconté maintes fois dans les médias visuels ou écrits, le destin d’Eugène-François Vidocq est pour le moins peu commun. Née d’une famille de petite bourgeoisie, cette figure emblématique masculine du Premier au Second Empire français a été délinquant puis bagnard (à plusieurs reprises), avant de devenir indicateur à la préfecture de police de Paris, puis chef de l’officieuse « brigade de sûreté » de Paris, et enfin détective privé. Autant dire qu’il y a là de quoi inspiré le septième art !

Dix-sept ans après le « Vidoc » de Pitof (au visuel détonant et au scénario alambiqué), Jean-François Richet nous propose aujourd’hui une version bien plus réaliste d’un important morceau de l’histoire de cet homme d’honneur, pudique, opérant en solitaire, et non plus interprété par Gérard Depardieu, mais par Vincent Cassel.
Romancée, cette fiction inspirée de faits réels nous immerge dans le Paris des années 1810, quelques années seulement après l’exécution en public place de la Révolution du Roi Louis XVI, dans la France impériale de Napoléon Bonaparte, le premier Empereur de France. Sauf qu’à Paris, c’est Vidocq qui est considéré comme tel. Le spectateur plonge alors ici dans un épisode sinistre de la vie du personnage, alors qu’il accepte d’aider les autorités à neutraliser la pègre, en échange de sa lettre de grâce...

Visuellement, « L’Empereur de Paris » bénéficie d’un budget de production conséquent. La reconstitution est alors soignée, les effets spéciaux (plus ou moins) convaincants, les costumes d’époque, et les maquillages assez réussis. De plus, la photographie de ce Paris napoléonien est sombre et inquiétante, et va de pair avec les temps qui couraient. Maintenant, d’un point de vue scénario, ce film ne tient pas sur la longueur, et révèle une intrigue trop linéaire, et aux enjeux assez pauvres. On a dès lors bien du mal à trouver de quoi se nourrir dans ce film historique, où il n’est en plus jamais question du peuple, mais uniquement de Vidocq. On a d’ailleurs parfois l’impression qu’il fait le ménage uniquement parce qu’on lui demande, et non pas pour le bien de la sécurité de Paris...

Dans son rôle, Vincent Cassel fait du Vincent Cassel, avec la figure qu’on lui connaît, mais sans grande variation aucune d’expressions. Le reste du casting reste globalement sous-exploité, de Denis Ménochet à Fabrice Luchini, tandis que certains personnages sont totalement insignifiants, tels que celui d’August Diehl ou d’Olga Kurylenko.



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