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Les critiques de Julien Brnl
Kingsman : Le Cercle d’Or
Réalisateur : Matthew Vaughn
Article mis en ligne le 28 octobre 2017
dernière modification le 5 août 2018

par Julien Brnl
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Aussi transgressif que son modèle, cette réunion des Kingsmans et des Statesmans reste divertissante comme il se doit, et affiche un spectacle très honnête, au visuel inventif, mais qui, cependant, n’en finit pas. Finalement, « Kingsman : le Cercle d’Or » ne tient simplement pas toutes ses promesses, l’effet de surprise, l’humour typé british ou encore le manque de finesse en moins. Mais c’est dans l’ordre des choses de faire moins bien en termes de suite à Hollywood. On commence à être habitué... - 12/20

➡ Vu au cinéma Acinapolis Jambes - Sortie du film le 28 septembre 2017

Signe(s) particulier(s) :

  • c’est la première suite réalisée par Matthew Vaughn, lui qui avait pourtant refusé de réaliser la suite de son « X-Men : First Class » ainsi que de « Kick-Ass » ;
  • Matthew Vaughn a révélé que lui et la scénariste, Jane Goldman, envisageaient un troisième film. De plus, en septembre 2017, il révèle qu’il aimerait Dwayne Johnson comme méchant...

Résumé : KINGSMAN, l’élite du renseignement britannique en costume trois pièces, fait face à une menace sans précédent. Alors qu’une bombe s’abat et détruit leur quartier général, les agents font la découverte d’une puissante organisation alliée nommée Statesman, fondée il y a bien longtemps aux Etats-Unis.
Face à cet ultime danger, les deux services d’élite n’auront d’autre choix que de réunir leurs forces pour sauver le monde des griffes d’un impitoyable ennemi, qui ne reculera devant rien dans sa quête destructrice.

La critique

Trois ans déjà que l’on découvrait sur les écrans la flamboyante révélation « Kingsman : Services Secrets », soit une digne relecture complètement barrée du film d’espionnage, au succulent humour « so british », faisant dès lors partie des incontournables des classements cinématographiques de l’année de sa sortie... Depuis, sa suite a été annoncée, ce qui a placé en nous une incommensurable attente, au vu du caractère complètement généreux, fun et décalé de ce film explosif. Alors certes, si l’on retrouve ici tous les ingrédients ayant fait le succès de son modèle, cette suite s’avère moins inspirée, et bien plus poussive.

On retrouve ainsi nos nouveaux personnages préférés là où on les avait laissés, c’est-à-dire au sein du quartier général des Kingsmans, après avoir liquidé Richmond Valentine (Samuel L. Jackson), lui-même ayant tué le tant aimé Galahad (Colin Firth). Mais très vite, Eggsy (Taron Egerton) et Merlin (Mark Strong) doivent faire face à un nouvel ennemi (Poppy, alias Julianne Moore), bien plus puissant encore que le précédent, régnant sur un cartel de drogue au niveau planétaire, appelé le Cercle d’Or. Ils feront alors connaissance, puis équipe avec leurs homologues américains, les Statesmans (dont la base est située dans une distillerie de bourbon dans le Kentucky) pour mettre à terre Poppy et son plan machiavélique...
Dès sa scène d’ouverture, le film nous indique la couleur, en démarrant au quart de tour. Malgré un budget de production revu à la hausse (104 millions contre 81 millions), cette mise en bouche est visuellement déroutante, et l’on est très vite en droit de se demander si Vaughn et son équipe n’auraient pas lésiner sur la qualité des effets numériques, dans l’optique même du kitsch assumé... Heureusement, non, puisque la suite réserve son lot d’innombrables scènes d’action, pour le moins conséquentes. D’ailleurs, ces différents moments de combats font une fois de plus preuve d’une ingéniosité très appréciée, et d’un caractère ludique certain. Du Matthew Vaughn en puissance, jouant avec sa caméra comme un enfant, à l’aide de zooms, ralentis, et autres travellings jouissifs.

Alors que « Kingsman », premier du nom, possédait déjà un certain casting, cette suite explose le compteur des acteurs à Oscar, puisque l’on y retrouve Julianne Moore, Halle Berry, Jeff Bridges, Colin Firth (tiens donc !), ainsi qu’un certain Elton John (vous avez bien lu), sans oublier Taron Egerton et Mark Strong, ainsi que d’autres petits nouveaux, tels que Pedro Pascal et Channing Tatum. Malheureusement, tout se beau monde se retrouve dans une intrigue à rallonge qui souffre d’une redite, d’un manque d’approfondissement de ses innombrables personnages, et d’un sens de la surprise que l’on ne retrouvera pas. Ainsi, on n’avait jamais vu un Colin Firth aussi éteint, une Julianne Moore aussi peu charismatique en méchante (zic), ou encore un Elton John si inutile. D’ailleurs, si on nous avait dit dès le départ que c’était pour y jouer son propre rôle, ça nous aurait empêcher d’imaginer tout ce que le réalisateur aurait pu lui réserver, à hauteur de l’artiste qu’il est, et de l’honneur de le compter au sein de son casting...

Bien que surfant sur la vague du trash, « Kingsman : Services Secrets » jonglait sur sa force scénaristique pour détourner de manière humoristique ses scènes les plus « gores », au contraire de cette suite, qui pousse le bouchant un peu (beaucoup) plus loin que son prédécesseur, tout en ne s’assumant pas. Ainsi, le personnage de Julianne Moore réalise des burgers à base de viande hachée humaine, à l’aide d’une machine dont l’effet recherché procure davantage de pitié, que de dégoût. En effet, on n’y croît pas du tout... Autre exemple avec le personnage de Pedro Pascal, l’agent Whiskey, et son lasso coupeur d’humain en deux parties à hauteur du bassin, mais sans y laisser une seule goûte de sang... On aurait ainsi préféré que l’aspect « trash porn » parodié le soit d’autant plus dans cette suite, qui appuie pourtant ici un côté « en veux-tu, en voilà » faussement sérieux.

N’en déplaise (ou non), cette suite affiche une mise en scène aussi débridée que son prédécesseur, ce qui nous permet de la suivre sans mal, mais avec un sacré coup dans l’aile par rapport à ce que son modèle nous avait offert.

Diaporama : film, tournage, affiches françaises

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Bande-annonce :

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