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CINECURE pas un blog mais le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour la radio RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Guy Ritchie
King Arthur : Legend of the Sword (King Arthur : la légende d’Excalibur)
Sortie le 10 mai 2017
Article mis en ligne le 10 mai 2017
dernière modification le 16 mai 2017

par Charles De Clercq
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Relecture très contemporaine de la légende de la jeunesse du roi Arthur.
On aimera (ou pas) ce film de type Robin des bois à la sauce Seigneur des anneaux. 80/100

Synopsis : Jeune homme futé, Arthur tient les faubourgs de Londonium avec sa bande, sans soupçonner le destin qui l’attend... jusqu’au jour où il s’empare de l’épée Excalibur et se saisit, dans le même temps, de son avenir. Mis au défi par le pouvoir du glaive, Arthur est aussitôt contraint de faire des choix difficiles. Rejoignant la Résistance et une mystérieuse jeune femme du nom de Guenièvre, il doit apprendre à maîtriser l’épée, à surmonter ses démons intérieurs et à unir le peuple pour vaincre le tyran Vortigern, qui a dérobé sa couronne et assassiné ses parents, et, enfin, accéder au trône…

Acteurs : Charlie Hunnam, Jude Law, Aidan Gillen, Annabelle Wallis, Katie McGrath, Astrid Berges-Frisbey, Eric Bana, Djimon Hounsou, Mikael Persbrandt.

Autant préciser d’emblée que cette relecture de la légende arthurienne va diviser critiques et spectateurs. Convenons d’abord que la légende est fameuse. Arthur, les chevaliers de la Table ronde, la fée Viviane, Merlin l’enchanteur, Excalibur peuplent la mémoire d’histoires qui sont tout sauf historiques. J’ai le souvenir d’avoir visité adolescent en voyage scolaire la forêt de Brocéliande et je m’attendais à voir au détour de chaque arbre, la fée Morgane ou Merlin l’enchanteur. La légende a de multiples facettes et mêle tant d’imaginaire que chacun en a fait son propre film. Et c’est le cas pour Guy Ritchie. On connait le réalisateur qui se joue des codes pour jouer sur les effets au risque de se perdre ou, selon certains, de perdre sa mise en scène elle-même. Si donc, vous n’avez pas apprécié la façon dont il a revisité Sherlock Holmes ou Agents très spéciaux : Code UNCLE (The Man from U.N.C.L.E.), vous n’aimerez probablement pas son King Arthur.

De mon côté, ayant déjà trouvé The Man from U.N.C.L.E. un peu trop sage, je n’ai pas été déçu par ce King Arthur : la légende d’Excalibur. Malgré quelques réserves, je suis globalement entré dans cette histoire qui a parfois des allures de Robin des bois avec une coloration de type « Seigneur des anneaux ». Cependant le film est bien différent, ne serait-ce que par sa structure très découpée, une narration éclatée qui montre en images (réelles ou supposées) ce qu’il adviendra de tel personnage et ou situation. Le récit amène aussi quelques flashbacks qui permettent de relire et/ou comprendre des événements du présent du récit. On ne va pas ’divulgacher’ l’intrigue que l’on découvrira à l’écran durant deux heures trépidantes. Tout au plus, on se doute bien de la fin de l’histoire, de qui gagne... Et la fin reste ouverte, puisque nous assistons à la construction d’une table ronde... à laquelle il manque un quartier (comme une tarte), un clin d’oeil probable, à moins que cela ne laisse augurer une potentielle suite au film.

On retiendra en particulier le jeu de deux acteurs. Charlie Hunnam dans le rôle du roi Arthur qui ignore tout de sa glorieuse naissance. L’acteur qui est la vedette de la série Sons of Anarchy en a fait du chemin depuis ses débuts dans la série anglaise Queer as Folk où il jouait le rôle de Nathan Maloney, qui a vraiment permis de découvrir l’acteur et ses potentialités. Face à lui, dans le rôle antagoniste de Vortigen, son oncle, c’est l’acteur Jude Law, hiératique dans son interprétation d’un tyran. Et autant dire que tout comme dans la série The Young Pope Jude Law transcende le personnage à tel point que l’acteur ne s’efface pas derrière le rôle. Au risque du cabotinage, probablement assumé, Jude Law donne corps à ce roi usurpateur, torturé et machiavélique. Si le jeu de Jude Law vous irrite, ce sera le cas également ici. En revanche si vous acceptez d’entrer dans son « jeu », ce sera un pur plaisir de le voir décliner son rôle de méchant à la sauce Guy Ritchie.

Il y a un bémol cependant. Les dialogues sont tellement denses et importants que les sous-titres ne peuvent en révéler toute la richesse qui se dévoilera pleinement au spectateur anglophile. L’on serait peut-être ici dans un cas où il faudrait (re)voir le film en version doublée pour ceux qui veulent tout comprendre.

Diaporama

Bande-annonce :


flèche Sur le web : Lien vers la fiche IMDB


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