Bandeau
CINECURE
L’actualité du cinéma

Cinécure est historiquement lié aux émissions radio consacrées au cinéma par Charles De Clercq sur RCF. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

Mohamed Hamidi
Jusqu’ici tout va bien
Sortie le 27 février 2018
Article mis en ligne le 14 mars 2019
dernière modification le 15 mars 2019

par Julien Brnl
logo imprimer

Prévisible, « feel-good » et gentillet, « Jusqu’ici Tout Va Bien » se laisse tout de même apprécier pour sa capacité à rigoler de lui-même, et son rythme enlevé, servi par des punchlines qui fusent. 11/20

Signe(s) particulier(s) :

  • troisième long-métrage de Mohamed Hamidi après la comédie dramatique « Né Quelque Part » (2013) et la comédie sociale « La Vache » (2016) ;
  • prix du public au Festival international du film de l’Alpe d’Huez 2019.

Résumé : Fred Bartel est le charismatique patron d’une agence de communication parisienne branchée, Happy Few. Après un contrôle fiscal houleux, il est contraint par l’administration de délocaliser du jour au lendemain son entreprise à La Courneuve. Fred et son équipe y font la rencontre de Samy, un jeune de banlieue qui va vite se proposer pour leur apprendre les règles et usages à adopter dans ce nouvel environnement. Pour l’équipe d’Happy Few comme pour les habitants, ce choc des cultures sera le début d’une grande histoire où tout le monde devra essayer de cohabiter et mettre fin aux idées préconçues.

La critique de Julien

Après le succès de son précédent film « La Vache » (2016), fort de plus d’un million de spectateurs en France, Mohamed Hamidi signe son troisième effort, dans lequel il est question de la vieille recette où deux mondes s’opposent, et sont forcés de cohabiter. Dans « Jusqu’ici Tout Va Bien », Paris rencontre la banlieue, soit un monde que connaît très bien le réalisateur, étant né à Bondy (commune française située dans la banlieue nor-est de Paris), et ayant vécu là depuis son enfance, c’est-à-dire depuis quarante-six ans ! Offrant un regard humoristique et bienveillant sur cette confrontation, et quelque peu ancré dans la réalité, Mohamed Hamidi signe une comédie passagère, et légère.

C’est Gilles Lelouche qui interprète ici le rôle principal, soit celui d’un patron d’agence aveuglé par le boulot, ayant d’ailleurs eu l’idée de domicilier son agence « Happy Few » à la Courneuve en Seine-Saint-Denis, afin d’obtenir des aides et des exonérations d’impôts. Sauf que son agence est située en plein cœur de Paris, ce que ne tardera pas à découvrir des contrôleurs fiscaux, lui proposant dès lors un beau chantage : payer une énorme d’amende, ou aller réellement s’installer à la Courneuve... Heureusement, il sera aidé, lui et son équipe, à grands coups de renfort par Samy (Malik Bentalha, pour la seconde fois chez le réalisateur), un banlieusard généreux, mais un tantinet maladroit... Le duo, à son tour aidé par des personnages secondaires qui existent, fonctionne, bien que Malik Bentalha semble cette fois-ci définitivement installé dans le rôle du rigolo de service, naïf comme il faut. Quant à Gilles Lellouche, il est très bon dans la peau de ce personnage fort actuel, lequel, en voulant trop bien faire, s’emmêle les pinceaux, aussi bien professionnellement que socialement.

Jouant des stéréotypes et malentendus culturels qui circulent dans Paname, le scénario de cette comédie est typiquement de ceux au travers desquels les personnages ressortent grandis de leur expérience, malgré une appréhension initiale d’incompatibilité avec leur nouvel univers.



Au hasard...

0 | 10 | 20 | 30

Colette
le 23 janvier 2019
Eighth Grade
le 7 mars 2019
Le sens de la fête
le 18 octobre 2017
Fleuve noir
le 18 août 2018
BlacKkKlansman - J’ai Infiltré le Ku Klux Klan
le 23 septembre 2018
Une Intime Conviction
le 7 février 2019
First Man : le Premier Homme sur la Lune
le 31 octobre 2018
Drôles de Chiens / Show Dogs
le 10 juillet 2018
Styx
le 23 janvier 2019
Dilili à Paris
le 29 octobre 2018
RSS

2014-2019 © CINECURE - Tous droits réservés
Haut de page
Réalisé sous SPIP
Habillage ESCAL 4.2.28