Bandeau
CINECURE
L’actualité du cinéma

Cinécure est historiquement lié aux émissions radio consacrées au cinéma par Charles De Clercq sur RCF. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

logo article ou rubrique
Jake Kasdan
Jumanji : Welcome to the Jungle (Bienvenue dans la jungle)
Sortie le 31 janvier 2018
Article mis en ligne le 11 janvier 2018
dernière modification le 6 août 2019

par Charles De Clercq

Synopsis : Le destin de quatre lycéens en retenue bascule lorsqu’ils sont aspirés dans le monde de Jumanji. Après avoir découvert une vieille console contenant un jeu vidéo dont ils n’avaient jamais entendu parler, les quatre jeunes se retrouvent mystérieusement propulsés au cœur de la jungle de Jumanji, dans le corps de leurs avatars. Ils vont rapidement découvrir que l’on ne joue pas à Jumanji, c’est le jeu qui joue avec vous… Pour revenir dans le monde réel, il va leur falloir affronter les pires dangers et triompher de l’ultime aventure. Sinon, ils resteront à jamais prisonniers de Jumanji…

Acteurs : Dwayne Johnson (The Rock), Kevin Hart, Jack Black, Karen Gillan, Bobby Cannavale, Rhys Darby.

Rien de bien neuf sous le soleil ou dans l’univers de la jungle pour un film à qui il ne faut pas demander plus que ce qu’il peut offrir. Divertissement donc, sans autre prétention que de divertir et qui surfe sur la vague du premier opus Jumanji (1996) dans lequel il s’enracine (un peu) grâce à sa scène inaugurale. Le processus est ici inversé : ce n’est pas le jeu qui sort de sa boîte, ce sont les joueurs qui y entrent, ou du moins en entrant dans la peau et le corps de leurs avatars. Tout le jeu consistera alors à suivre un jeu d’aventures (ceux du temps des consoles Atari et consorts) avec chacun trois vies à la clé. Restera à savoir quel sera le public cible ? Les adolescents qui se reconnaitront dans ceux du début et de la fin (ah oui, nous avons oublié de préciser que tout finira bien et que le jeu suit des sentiers hyperbalisés et largement éclairés (parfois). Mais se reconnaitront-ils dans leurs avatars pour la plupart quarantenaires ? A moins que les adolescents de 1996 ne soient le public attendu ? Il y a bien sûr tout le plaisir (enfin faut pas exagérer quand même) des personnages du monde réel avec leurs avatars totalement différents dans la personnalité et même dans le sexe pour l’un d’entre-eux (ou l’une d’entre-elles selon le point de référence).

L’autodérision est souvent au rendez-vous. La violence assumée et assez vidéogramme permet de passer les fourches caudines de la censure américaine. On se permettra bien quelques gags quand Bethany découvre qu’elle/il a un pénis et apprend, notamment à uriner. Et quand Bethany (dans le corps de Jack Black, vous suivez ?) fait du bouche-à-bouche à Nick Jonas (Jefferson ‘Seaplane’ McDonough) qui n’a plus de vie et lui transfère ainsi une des siennes, une pensée vraiment politiquement incorrecte nous a fait penser que Kevin Spacey aurait probablement aimé jouer ce rôle. Bon, c’est dire que notre cerveau était vraiment au pied du fauteuil...

Une incohérence dans le scénario !
Pas totalement cependant pour ne pas remarquer une sérieuse incohérence du scénario. Pourquoi Alex (Nick Jonas donc) entré dans le jeu en 1996 (et à son corps défendant, si vous permettez) a-t-il ce même corps dans le jeu et pas un avatar ? Nous entendons dans le lointain de la jungle : « c’est auteur-compositeur-interprète et acteur connu ; il est beau gosse ! ». Jumanji, sors de ce corps. Oups, c’est une erreur : corps, sortez de Jumanji, la partie est terminée. En réalité, ne cherchez pas midi à quatorze heures. Si vous aimez le genre et ne voulez pas vous prendre la tête, allez-y (mais c’est moins bien que le premier)... sinon... vos ados peut-être ?

Bande-annonce :



Au hasard...

0 | 10 | 20 | 30

Phoenix
le 1er février 2015
Jackie
le 20 janvier 2017
Violet
le 15 octobre 2014
La rançon de la gloire
le 19 décembre 2014
Laavor et hakir (The Wedding Plan - Mariage à l’israélienne)
le 4 novembre 2017
Black
le 10 septembre 2015
Un jour avec, un jour sans (Right Now, Wrong Then)
le 13 février 2016
Pris de court
le 6 mars 2017
Eperdument
le 16 février 2016
Kiki, el amor se hace (Kiki, Love to Love)
le 15 juillet 2016
Espace rédacteurs RSS

2014-2019 © CINECURE - Tous droits réservés
Haut de page
Réalisé sous SPIP
Habillage ESCAL 4.3.7