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Cinécure est historiquement lié aux émissions radio consacrées au cinéma par Charles De Clercq sur RCF. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

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Edward Zwick
Jack Reacher : Never Go Back
Sortie le 9 novembre 2016
Article mis en ligne le 22 octobre 2016
dernière modification le 7 août 2019

par Charles De Clercq

Synopsis : Alors que Susan Turner, major de l’armée en tête de l’ancienne unité d’investigation de Reacher est arrêtée pour trahison, Reacher tentera l’impossible pour prouver son innocence et dévoiler la vérité sur une conspiration gouvernementale impliquant des soldats se faisant tuer.

Acteurs : Tom Cruise, Cobie Smulders, Robert Knepper, Patrick Heusinger, Holt McCallany

Le coscénariste du premier opus Jack Reacher, réalisé en 2012 par Christopher McQuarrie, s’empare des commandes de cet opus (in)attendu des aventures du célèbre (anti-)héros homonyme pour réaliser ce deuxième (et dernier ?) volet. On ne change pas une recette qui fonctionne (certes plus à l’international qu’aux USA... mais au final, c’est le chiffre global qui compte !) et l’on peut compter sur l’acteur principal qui a encore de « beaux restes » à 54 ans. Il maintient la forme. Il est long le chemin parcouru depuis les débuts, y compris son personnage de Maverick dans Top Gun dont Quentin Tarantino en fit, en son temps, une lecture et un décryptage gay. On aura surtout retenu d’autres aspects de l’acteur, liés à sa vie privée et surtout « religieuse » ! Peu importe, ce qui compte, c’est son jeu et beaucoup auront apprécié l’un ou l’autre Mission Impossible. Qu’en est-il de ce deuxième (à se stade, difficile de clore la saga avec le mot « second ») volet des aventures de ce désormais ex-militaire ? Tout débute par une scène introductive qui, comme dans les James Bond, n’a rien à voir avec la suite, mais permet de découvrir que Jack Reacher n’est pas n’importe qui, qu’il peut prévoir un appel téléphonique ou que les mauvais vont être arrêtés. C’est à partir de ce moment-là que tout commence !

En effet, Liam Neeson, pardon Tom Cruise, va être confronté à un double enjeu : protéger une femme, Susan Turner (Cobie Smulders), officier militaire en danger et emprisonnée pour espionnage. Le deuxième auquel Liam Neeson, désolé pour ce lapsus, Tom Cruise est confronté : sauver Samantha (Danika Yarosh), celle qui serait sa « fille inconnue », de très très vilains qui lui veulent du mal. Pas directement, mais parce que ces odieux méchants en veulent à Jack Reacher qui met son nez (et ses poings) dans une affaire (louche bien entendu) qui ne le concerne pas. On notera le rôle d’un des antagonistes, sorte de face sombre et inversée de Reacher, Patrick Heusinger, dans le rôle du « chasseur », acteur plus connu dans le monde des séries, même s’il a tourné dans une dizaine de films.

Du reste, non ne dévoilera rien de l’histoire, car ce sera son déroulement et les péripéties, qui mêlent action et les relations difficiles entre Reacher et Susan, entre Reacher et Samantha et entre celle-ci et Susan. Vous suivez ? Le schéma de l’intrigue est très classique, très prévisible. Serait-ce spoiler que de dire qui va gagner à la fin ? Oui ! Bon, on vous laisse la surprise. Est-ce que les mauvais seront coincés ? Surprise. Samantha est-elle la fille de Jack ou pas ? C’est comme dans Bridget Jones’s Baby (Bridget Jones Baby), on ne dira rien, même s’il n’y a pas d’embargo sur l’information.

Est-ce que le film est utile ? Est-ce qu’il apporte quelque chose au cinéma ? Est-ce qu’il révolutionne le genre ? Non, non et non. C’est la raison de la note. Alors le film est bien entendu totalement dispensable, mais il fait ce qu’on lui demande : amuser le public cible qui veut se détendre durant plus de deux heures sans se prendre la tête, en buvant son soda et en mangeant son pop corn (sans faire trop de bruit). Si l’on accepte ce marché, nous sommes dans un ultra-classique du genre, ni plus ni moins... mais évitons peut-être un troisième volet, car un Tom Cruise en mode « Liam Neeson », cela enfonce un clou dans la crédibilité de l’histoire !



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