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CINECURE
L’actualité du cinéma sur RCF

CINECURE pas un blog mais le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour la radio RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Trey Edward Shults
It Comes At Night
Sortie le 28 juin 2017
Article mis en ligne le 19 mai 2017
dernière modification le 28 juin 2017

par Charles De Clercq
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Synopsis : Alors que le monde est en proie à une menace terrifiante, un homme vit reclus dans sa propriété totalement isolée avec sa femme et son fils. Quand une famille aux abois cherche refuge dans sa propre maison, le fragile équilibre qu’il a mis en place est soudain bouleversé.

Acteurs : Joel Edgerton, Riley Keough, Christopher Abbott, Carmen Ejogo, Kelvin Harrison Jr.

It Comes At Night a été présenté il y a quelques semaines à l’Overlook Film Festival (le 29/4/17). Il est produit par la prestigieuse A24 film à qui l’on doit aussi bien Tusk de Kevin Smith que Enemy de Denis Villeneuve, Under the Skin de Jonathan Glazer, Locke de Steven Knight, The Rover de David Michôd, Captives de Atom Egoyan, Son of a Gun de Julius Avery, Ex Machina de Alex Garland, Room de Lenny Abrahamson, ou encore Moonlight de Barry Jenkins ! Autant dire que l’on ne peut a priori pas être déçu par leurs choix et cela se confirme d’ailleurs à lire les premières critiques, au sortir du Festival, en anglais.

Il semblerait (nous ne verrons le film en vision presse que le 2 juin) que nous soyons face à un film dont le « fonctionnement » est analogue à celui de Get Out. La peur ne vient pas tellement d’une bête extérieure, sinon, très petite, un bacille, celui de la peste bubonique. Ici très contagieux par le toucher (plus que par les puces habituelles). Mais la peur est aussi intérieure/extérieure, de la maison, d’une pièce close et qui ne l’est plus alors qu’elle devait le rester... mais aussi à l’intérieur de lé tête d’un des protagonistes. Et le film nous montre ces rêves/cauchemars en basculant du format 2.35 au 1.85 ! L’horreur vient surtout des décisions à prendre, de vie et de mort. Ce sont les questions posées par l’éventuelle contamination des uns ou des autres. Sans compter sur la présence d’un chien. Se pose ici une question essentielle, celle de l’accueil de l’autre, de l’étranger, celle de l’hôte. En réalité, l’hôte est celui qui fascine et qui fait peur. C’est à la fois celui qui reçoit et celui qui est reçu. Et la racine très ancienne de ce terme, HOS, est celle de deux mots antagonistes : HOSpitalité et HOStilité. Nous n’avons pas encore vu le film, mais nous réjouissons déjà de le visionner, tant il nous paraît que ces éléments-là devraient y être présents (non pas que le réalisateur y ai pensé, mais que nous y soupçonnons une clé de lecture qui rejoint nos tropismes philosophiques et religieux. De quoi ou de qui faut-il se débarrasser pour être pur ? Jusqu’à quel extrême et quelle extrémité faut-il aller ?

Mise à jour 1 : Une première critique en français est disponible. Son rédacteur met ainsi l’au à la bouche dès les premières lignes : « Avec It Comes at Night, son second long-métrage terrassant, Trey Edward Shults rappelle que la peur n’a rien d’universel et peut se manifester sous bien des visages, la terreur, le choc et le dégoût composant les ingrédients du genre horrifique. Alors que la remarquable promotion américaine et le titre lui-même ne manquaient pas d’invoquer toutes sortes de créatures fantastiques et activités paranormales, Shults se révèle en malicieux roublard avec ce quasi-huis clos anxiogène, sûr de ses forces, à la tournure imprévisible et à la teneur inattendue… Pour une expérience terrifiante. »

Mise à jour le 2 juin 2017 : Un incompréhensible embargo est demandé aux journalistes avant d’entrer dans la salle. Si nous sommes très respectueux de celui-ci lorsqu’il a une raison d’être, nous ne comprenons pas cette interdiction de publication à l’heure de la mondialisation de l’Internet. Les critiques sont disponibles en ligne et se passent bien des frontières territoriales. Nous respectons bien entendu les distributeurs (d’autant que ce ne sont pas eux qui décident), mais nous avons passé l’âge de ces petits jeux insensés. Malgré notre souhait de voir le film dont nous attendions beaucoup, nous avons passé la main sans voir le film.

A défaut de la nôtre, vous pouvez consulter les critiques dont les liens se trouvent ci-dessus, et/ou découvrir un diaporama... et l’on comprendra donc qu’il n’y a pas de note pour ce film (on ne va pas le faire sur la seule foi d’une bande-annonce !).

Diaporama

Bande-annonce :


flèche Sur le web : Lien vers la fiche IMDB


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