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CINECURE
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Cinécure est un site appartenant à Charles Declercq et est consacré à ses critiques cinéma, interviews. Si celui-ci produit des émissions consacrées au cinéma sur la radio RCF Bruxelles, celle-ci n’est aucune responsable du site ou de ses contenus et aucun lin contractuel ne les relie. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

Derek Drymon et Jennifer Kluska
Hôtel Transylvanie 4 : Changements Monstres
Sortie du film le 14 janvier 2021 sur Amazon Prime Video
Article mis en ligne le 18 janvier 2022

par Julien Brnl

Genre : Film d’animation, familial

Durée : 87’

Acteurs : Kathryn Hahn, Selena Gomez, Andy Samberg, Steve Buscemi, Fran Drescher...

Synopsis :
Quand le rayon monstrificateur, mystérieuse invention de Van Helsing, se détraque, Drac et ses – monstrueux – acolytes se transforment en humains, tandis que Jonathan devient un monstre ! Sous leurs nouvelles apparences, Drac, privé de ses pouvoirs, et Jonathan, qui prend goût à sa vie de monstre, doivent unir leurs forces et sillonner la planète pour trouver un remède avant qu’il ne soit trop tard… et surtout, avant qu’ils ne deviennent fous à force de se côtoyer ! Tandis que Mavis et l’irrésistible bande de Drac tentent de venir en aide à nos héros, c’est une véritable course contre la montre qui s’engage pour que chacun réintègre son corps d’origine… avant que ces transformations ne deviennent définitives !

La critique de Julien

C’était au début du mois d’octobre de l’année dernière qu’était censé sortir sur les écrans le quatrième opus de la série de film « Hôtel Transylvanie », baptisé ici « Changements Monstres ». Alors que son sous-titre sonne ici comme annonciateur de son intrigue, ce dernier reflète aussi malgré lui les difficultés qu’a eues Sony Pictures Animation à le distribuer étant donné la conjoncture actuelle liée à la pandémie, avant de finalement annuler sa sortie en salle, et vendre ses droits à la plateforme de streaming la plus offrant, que fut Amazon Prime Video, pour la bagatelle somme de cent millions de dollars. Aussi, cet épisode n’est plus réalisé par le créateur des trois premiers films Genndy Tartakovsky, lequel a laissé sa place au duo Derek Drymon et Jennifer Kluska (pour leur premier long métrage respectif), tout en restant affilié à son écriture. Ça en fait des changements ! Et en l’occurrence, ce ne sont pas les seuls...

Alors que Dracula s’apprête ici à annoncer prendre sa retraite lors de la célébration du 125e anniversaire de l’hôtel Transylvanie, sa fille Mavis, après l’avoir surpris dans ses plans, ne pourra cacher sa joie, étant donné que les clefs lui seront données à elle et à son mari humain, Johnny. Trop enthousiaste, ce dernier, avant l’annonce de son beau-père, lui fera alors part de ses projets de rénovation de l’hôtel, ce qui aura tendance à inquiéter Dracula, lequel mentira alors à Johnny en lui faisant croire qu’il existe une loi immobilière qui ne laisse que les monstres posséder l’hôtel. Déçu, Johnny demandera à Van Helsing de l’aider à se transformer en monstre, à l’aide du rayon « monstrificateur », l’une de ses inventions (quelque peu instable), et transformant les gens en monstres, et vice-versa. Johnny, maintenant dragon, et Dracula, humain après une mauvaise manipulation, n’auront d’autres choix que de s’envoler pour l’Amérique du Sud à la recherche d’un nouveau cristal de rayon, cassé, et cela avant que leurs transformations ne deviennent permanentes. Sauf que Dracula ne sait plus voler, tandis qu’il n’a jamais vu la lumière du jour...

Si on peut vous donner un conseil, ce serait alors de ne pas regarder la bande-annonce du film, qui en montre beaucoup trop, ce nouvel épisode reposant essentiellement sur ses gags toujours aussi visuels, et de situation. Car ici, d’autres monstres clef seront également touchés par l’invention de Van Helsing, pour une transformation plutôt rigolote, étant donné qu’on les découvrira humains ! Toujours aussi dynamiques et folles, ces nouvelles aventures s’inscrivent alors dans la lignée des précédentes. Pourtant, à l’issue du troisième opus « Des Vacances Monstrueuses » (2018), il n’y avait pas de doute sur l’urgence pour cette franchise de se réinventer si un nouveau film venait à sortir, ce qui est ici à moitié le cas, d’une part parce que le métrage s’en tient ni plus ni moins à son synopsis (lequel est cocasse en l’état), et d’autre part étant donné son absence de second degré. En effet, « Changements Monstres » manque cruellement d’âme, et n’a rien à faire passer comme message, outre le bien maigre et opportuniste fait qu’il faille creuser les choses pour n’en prendre, n’en garder ainsi que le meilleur (imagé ici de façon trop sucrée), à l’égard alors de Dracula vis-à-vis de Johnny, qu’il avait jusque-là du mal à considérer comme faisant partie intégrante de sa famille, n’étant pas un vampire.

Bien qu’il démarre sur les chapeaux de roue, « Hôtel Transylvanie 4 : Changements Monstres » s’enlise alors rapidement dans une course contre la montre bruyante, elle qui sous-exploite en plus certains de ses personnages pour, au contraire, nous agacer avec d’autres, tout en ne cherchant à ne pas aller plus loin que ses gags, lesquels sont, quant à eux, toujours aussi rechercher. Mais un bon film d’animation ne tient pas qu’à ses personnages aux expressions aussi développées qu’exagérées, ainsi qu’à la qualité de son animation, laquelle n’a, en l’occurrence, pas changée en l’espace de quatre métrages, si ce ne sont de quelques rides. Le comble pour un film avec des monstres...



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