logo article ou rubrique
Lee Eisenberg et Gene Stupnitsky
Good Boys
Sortie le 18 septembre 2019
Article mis en ligne le 6 septembre 2019
dernière modification le 24 septembre 2019

par Charles De Clercq

Synopsis : Après avoir été invité à sa première fête, Max, 12ans, panique complètement parce qu’il ne sait pas comment embrasser. A la recherche de conseils, Max et ses meilleurs amis Thor et Lucas décident d’utiliser le drone du père de Max – auquel il n’a évidemment pas le droit de toucher – pour espionner un couple qui s’embrasse à côté. Mais tout prend une très mauvaise tournure quand le drone se fait détruire. Désespérés de devoir le remplacer avant le retour du père de Max, les garçons sèchent les cours et se lancent dans une véritable odyssée rythmée de mauvaises décisions, allant du vol accidentel de drogues, à une partie de paintball au milieu d’une fratrie universitaire, tout en tentant d’échapper à la police et à de terrifiantes adolescentes.

Acteurs : Jacob Tremblay, Keith L. Williams, Josh Caras, Brady Noon, Molly Gordon.

Il nous est arrivé de rire à plusieurs reprises lors de certaines situations cocasses et troublantes du film. Les commentaires des kids regardant du porno ou jouant avec des sextoys, oui cela fait rire. Si le film d’animation Sausage Party était clairement destiné aux plus de seize ans, celui-ci est tous publics. Mais si nous écrivions fin 2016 de Sausage... « Un film très cru, quasiment X, irrévérencieux, à déconseiller pour et selon certains ! Et pourtant, malgré cela, il a une dimension « religieuse » à découvrir par d’autres. » l’on est bien en peine de recommander le film malgré l’humour relevé ci-dessus. Un moment, c’est trop et les gags pour faire des gags, les mots crus, très crus, cela fait quand même too much (ce n’est pas le curé qui écrit, ce n’est pas le journaliste de RCF, mais l’humain tout simplement. L’idée est peut-être bonne de voir de telles aventures vécues par des gamins ! L’on se demande qu’est-ce qui a poussé (ou qui ?) le jeune canadien Jacob Tremblay (excellent dans Room) à faire partie du casting !

Et pour conclure, à entendre le vocabulaire utilisé, à voir les situations, il semble bien que les gamins (américains ?) d’aujourd’hui parlent bien comme dans un corps de garde complètement sous l’effet de l’alcool. Et si ce n’est pas le cas, fallait-il vraiment que les réalisateurs et scénaristes leur mettent ces mots et objets en bouche ? Certains s’en amuseront, d’autres s’en inquiéteront ; certains iront voir le film et d’autres passeront le chemin et, s’agissant d’un film pour enfants, il préféreront « Ma folle semaine avec Tess » qui sort le même jour ou achèteront le DVD ou BR de mid90s (90’s) sorti début septembre.

Enfin, comme on ne veut pas que l’on prenne pour parole d’évangile... l’écrit d’un « curé » coincé (et qui revendique ne pas l’être) voici un lien vers une critique ultra positive de Frédéric Mignard (qui collabore au site A voir A lire).