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CINECURE
L’actualité du cinéma sur RCF

CINECURE pas un blog mais le complément sur le web des émissions radio du même nom produites par Charles De Clercq pour la radio RCF en Belgique. Celui-ci est sensible aux émotions dont il se nourrit et aime analyser les rapport entre films et romans lorsque ceux-ci sont adaptés au cinéma.

Alastair Orr
From a House on Willow Street
Sortie au BIFFF le 6/4/17
Article mis en ligne le 7 avril 2017
dernière modification le 10 avril 2017

par Charles De Clercq
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Présentation BIFFF : Chauds boulette pour une prise d’otage sans risques, Hazel et ses trois bras cassés jettent leur dévolu sur la jeune Katherine, dont le père est un diamantaire plein aux as. Vu la baraque familiale de Willow Street, la famille ne doit pas vraiment connaître des fins de mois difficiles et ce n’est pas quelques carats en moins qui feront la différence. Mais si le début du plan se déroule sans accroc, avec une réception fingers in the nose du colis, la suite va très vite ressembler à une autoroute française. Autrement dit, ils vont payer très cher à la sortie… Non seulement, les parents de Katherine ne répondent pas à la demande de rançon, mais, en plus, ils vont découvrir qu’ils ne sont pas les premiers à avoir kidnappé la jeune fille, celle-ci étant fraîchement possédée par un démon qui se fout comme d’une guigne du pognon. Son truc à lui, c’est la dégustation d’âmes tourmentées et l’heure est venue de passer à table.

De l’Afrique du Sud, on connaît le rugby, Mandela, le « va niquer ta mère » d’Anelka, mais beaucoup moins leur cinéma de genre ! Et pour cause : Alastair Orr est probablement l’un des pionniers du genre avec Indigenous (2014) et son nouveau huis clos démoniaque, présenté cette année au BIFFF. À la manière de Fede Alvarez, qui avait réinventé le home invasion avec Don’t Breathe, Orr casse la dynamique ronronnante de la prise d’otage pour un survival surnaturel qui a récemment fait le bonheur des cinéphiles du Toronto After Dark !

Acteurs : Carlyn Burchell, Gustav Gerdener, Sharni Vinson, Sino Ventura, Steven John Ward

Ma cotation BIFFF :

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Une petite déception pour ce film d’horreur sud-africain dont j’attendais de trop et c’est probablement dû au pitch du film tel que présenté par la fine équipe de rédaction... après avoir éclusé pas mal de Cuvée des Trolls !

Bien entendu, tout tourne(ra) mal comme prévu. Ces kidnappeurs qui n’ont peur de rien s’en prennent donc à la mauvaise personne ou la mauvaise fille ! Que diable snt-ils allé se fourrer dans cette galère ou plutôt dans un sous-sol glauque et sombre, très sombre dans lequel ils enferment et enchainent Katherine qui les prévient toutefois qu’il ne faut pas. C’est qu’elle a des démons dans le ventre et que ceux-ci font apparaître les peurs inavouées, cachées, secrètes de leurs ravisseurs et liées aussi à leur passé. Tout cela est très prévisible et bien beau. En fait non ce n’est pas vraiment beau parce que la quasi-totalité de l’intrigue se déroule dans la nuit, sans compter que la possédée a le don de faire éteindre ampoules et de faire sauter le disjoncteur. Alors, difficile de faire la lumière sur un film aussi sombre à tous les sens du terme. La noirceur de l’intrigue... et la noirceur de l’image. Là au sens propre : l’image est sombre et empêche de voir clairement ce qui se passe. Un confrère disait que cela servait aussi à cacher toutes les misères (des décors ? des effets spéciaux ?). Alors pourquoi pas, mais on a vu mieux et donnant plus la trouille dans des films qui se déroulent en plein jour... Donc un petit film qui fait son effet, mais à qui il ne faut pas trop demander.

https://www.youtube.com/embed/5Ta5ydW9RUA
House on Willow Street Official Trailer 1 (2017) - Horror Movie - YouTube

flèche Sur le web : Lien vers la fiche IMDB


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