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Cinécure est historiquement lié aux émissions radio consacrées au cinéma par Charles De Clercq sur RCF. Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques.

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Julien Rappeneau
Fourmi
Sortie du film le 11 septembre 2019
Article mis en ligne le 14 septembre 2019

par Julien Brnl

Signe(s) particulier(s) :

  • adaptation du roman graphique espagnol la « Dream Team » de Mario Torrecillas et Arthur Laperla, publié en juin 2016 ;
  • seconde réalisation du scénariste Julien Rappeneau après « Rosalie Blum » (2016).

Résumé : Le jeune Théo, surnommé « Fourmi », aimerait redonner de l’espoir à son père, Laurent, un grand gaillard solitaire et désabusé par la vie. L’occasion se présente quand Théo est sur le point d’être recruté par un grand club de foot anglais.
Finalement non sélectionné car jugé trop petit, Fourmi n’a pas le cœur d’imposer une déception de plus à son père. Il se lance alors dans un mensonge qui va rapidement le dépasser…

La critique de Julien

Après avoir adapté la série de bandes dessinées éponyme « Rosalie Blum » de Camille Jourdy dans un film aussi simple qu’intelligent, où chaleur, rire et tendresse se côtoyaient, le réalisateur Julien Rappeneau nous offre aujourd’hui celle de « Fourmi », un deuxième long métrage également inspiré d’une bande-dessinée, mais cette fois-ci espagnole, et dont l’intrigue se déroule initialement dans la banlieue sinistrée de Valence, transposée ici dans le nord de la France.

François Damien y joue Laurent, un père un peu paumé dans la vie, assez incontrôlable (surtout lorsque s’en prend à son fils, sur le terrain de foot), porté sur la bouteille, sans emploi et divorcé. Son fils, Théo (la révélation Maleaume Paquin), douze ans, surnommé « fourmi », et promis à un bel avenir dans le football, c’est sa fierté. Et la joie de ce papa ne sera que plus grande lorsqu’il apprendra qu’un sélectionneur d’un grand club anglais a fait le déplacement pour venir voir Théo. Sauf qu’il ne sera finalement pas sélectionné, faute d’être trop petit. Mais il lui sera impossible d’annoncer la nouvelle à son père, d’autant plus que ce dernier n’a jamais été aussi heureux qu’aujourd’hui, et semble reprendre des couleurs. Théo va alors se lancer tête baissée, avec l’aide d’un de ses amis, dans un mensonge, qui lui sera pourtant difficile à maîtriser, et aux multiples conséquences...

Écrit par Julien Rappeneau d’après l’œuvre de Mario Torrecillas et Arthur Laperla), « Foumi » visent parfois très justes dans ses dialogues, tandis que le personnage interprété par notre compatriote est sans doute l’un des plus beaux segments de son film, surtout lorsqu’il en vient à regretter ses erreurs du passé lié à son rôle de père. On apprécie aussi l’explication du surnom donné au héros de l’histoire, et qui donne d’ailleurs le titre au film, le temps d’un moment magique entre un gamin et son papa. Face à François Damiens, Maleaume Paquin (révélé l’année passée dans « Rémi sans famille » d’Antoine Blossier) a déjà tout d’un grand, lequel affiche une belle assurance face à la caméra. Mais il reste dans ce film le spectateur d’une vie qu’il aimerait voir meilleure pour les autres, dont pour son papa, lui qui a la main sur le cœur. Le film doit alors beaucoup à l’alchimie qui existe entre ses deux personnages principaux, mais ainsi qu’à l’amitié qui se dégage entre ses jeunes protagonistes.

Comme dans son précédent film, le réalisateur soigne ainsi l’écriture de ses seconds-rôles, en commençant par les amis de Théo, joués par Cassiopée Mayance (Romane, la petite amie à en devenir de Théo, mais sans être officielle), Pierre Gommé (Max, phobique du monde extérieur, mais véritable pirate d’Internet) et Ismaël Dramé (Karim, et ses réactions dépassées lorsqu’il apprend que son ami ment à beaucoup de monde), sans oublier Laetitia Dosch dans le rôle de l’assistante sociale, à qui Laurent (le papa de Théo) doit encore, au jour d’aujourd’hui, entièrement la possibilité de voir son fils. Aussi, André Dussollier (dans le rôle de l’entraîneur) et Sébastien Chassagne (dans celui de son neveu l’accompagnant sur le terrain, mais beaucoup plus porté sur les pâtisseries) forment un duo quelque peu décalé. Bref, on retrouve ici une belle brochette d’individus attachants, et très humains « contemporains ».

Porté par quelques gentils quiproquos dus aux mensonges créés par Théo, ce « feel-good movie » se veut pour le moins formaté, mais loin d’être édulcoré, étant donné qu’il ne passe pas à côté de tout obstacle quant à la vie de ses personnages.



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